La langue française d’exporte plutôt pas trop mal. Si bien qu’il y a tout un tas de mots français qu’on peut utiliser à l’extérieur, pratique pour apprendre des langues étrangères deux 2spi. Mais figurez-vous qu’il existe aussi des mots français absolument intraduisibles dans d’autres langues et c’est la lecture d’un article édifiant de Slate qui nous a mis sur la voie de ce top.

Attention, ce top souffre de nos limites polyglottes et se base principalement sur des langues proches de la notre. Mais si vous avez d’autres exemples de mots à nous donner, nous sommes toute ouïe.

1. "Lanceur d'alertes" en espagnol

C’est en effet ce que révèle l’article de Slate. Et comme on parle pas mal de lanceur d’alerte en ce moment, forcément ça nous met la puce à l’oreille. Alors que l’expression existe bien en anglais (whistleblower), la langue hispanique semble l’avoir occulté et ne donne aucun équivalent en un mot pour définir ce statut.

2. "Dépaysement" en anglais, en espagnol et en portugais (et dans pas mal d'autres langues en fait)

En ce qui concerne la langue anglaise, on vous avait même déjà fait un top des mots français qui n’ont pas d’équivalent en anglais, donc on ne va tous les citer à nouveau ici, mais vous pouvez compter notamment des mots comme « Crapotter » ou « défenestrer ». Crazy, non ?

3. Un "pied-à-terre" reste un "pied-à-terre" dans pas mal de langues

Là encore, l’expression est rarement traduite dans d’autres langues en revanche elle est conservée comme telle et garde ainsi sa même signification dans d’autres langues. En gros, on a juste eu la flemme de trouver un autre mot. On a préféré boire des coups à la place.

4. Idem pour "Marinière"

Eh oui les gars. La marinière c’est tellement so French qu’on a bien du mal à la traduire autrement que par « pull rayé ».

5. "Gouvernabilité" en espagnol

Bon vous me direz, en français c’est pas un mot qu’on utilise très souvent non plus mais disons qu’il existe et que ça ne nous gratte pas l’oreille quand on l’entend. Eh bien en espagnol, le mot existe, certes, (on dit « gobernabilidad ») mais seulement depuis les années 90. Avant on n’avait aucun terme pour qualifier la qualité de gouvernance d’un état.

6. "Oui" en Chinois

Si on peut acquiescer en chinois, le mot « oui » en tant que tel ne connait pas vraiment d’équivalent.

7. La "bérézina" dans aucune langue

Alors que le mot symbolique l’échec en référence à la bataille Bérézina en 1812 qui s’est soldée par une défaite pour les soldats français contre les Russes. Et en toute logique, il serait assez compliqué de traduire concrètement cette expression historique.

8. "Affriolant" en plein de langues

La plupart des langues n’ont pas les mots équivalents pour « affriolants » et se contentent d’un simple « sexy » beaucoup moins riche en imagination.

9. "Se recroqueviller" en plein de langues

Même si entre nous, plus personne ne parle de se recroqueviller mais dit plutôt PLS. Cela dit, l’expression « position latérale de sécurité » pour parler de souffrance ne s’est pas vraiment exportée non plus.

10. "Ras-le-bol" en espagnol

Une expression bien à l’image de l’esprit french. D’ailleurs je me demande comment font les autres pays qui ne bénéficient pas de cette expression et qui ne peuvent même pas exprimer leur « ras-le-bol » pour le dire.

11. "Retrouvailles" en espagnol

La traduction littérale n’existe pas chez nos voisins chez qui on se retrouve mais ce n’est pas pour autant qu’on fait des retrouvailles.

12. L'"apéro" ni en anglais ni en espagnol

Certes on peut dire happy hour mais c’est quand même pas la même chose que l’apéro. Voilà encore une belle preuve que nous sommes des alcoolo. Notre jargon d’ivresse dépasse l’entendement.

13. BONUS : "Entrepreneur" en français

Parmi les grandes citations que l’on doit à George W. Bush, voici une de ses belles sorties « Le problème avec les Français est qu’ils n’ont pas de mot pour Entrepreneur ». Clairement le mec était mal renseigné.

Et on doute aussi que les langues étrangères aient des traductions pour les mots de français les plus longs, loin devant anticonstitutionnellement.

Sources : Le Monde , Slate, Buzzly, Cours langues, Europe is not dead, Nouvel Obs