Il y a un truc sympa dans le droit de la propriété intellectuelle, c’est qu’on peut déposer des trucs. Toute sorte de trucs. Ça peut être une musique, un film, ou une marque, ce qui est plutôt cool pour éviter le plagiat et la contrefaçon. Et puis ça peut être n’importe quoi, comme une phrase que tout le monde connaît déposée par celui ou celle qui l’a popularisée, le plus souvent pour éviter que quelqu’un s’en serve et fasse du profit. Et parfois, c’est complètement pour se faire de la thune, on va pas se mentir.

1. Non mais allo quoi by Nabilla

Nabilla la superstar, le modèle de réussite, a déposé sa phrase célèbre ainsi que « Allo! T’es une fille t’as pas de shampoing c’est comme si je dis t’es une fille t’as pas de cheveux » ainsi que « allô quoi ». Je connais des marques de téléphonies qui s’en mordent les doigts.

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2. Je suis pas venu ici pour souffrir, ok ? by la dame qui était pas venue là pour souffrir

Meme de ces dernières semaines, cette phobique des cafards a eu la bonne idée de déposer sa marque juste quand le buzz se calmait. Ainsi, si elle veut s’en servir pour vendre des produits dérivés, c’est pile le mauvais moment. GG, madame. Après, je voudrais pas trop critiquer, je voudrais pas non plus la faire souffrir.

3. You're fired by Donald Trump

Ce qui signifie « Vous êtes viré ». Cette phrase était la punchline de l’homonyme de Donald Duck qui dirige aujourd’hui le pays du hamburger, lorsqu’il présentait l’émission The Apprentice. Assez surprenant d’élire un mec connu pour ses licenciements, un peu comme si un candidat qui se présentait comme droit, honnête, et transparent, détournait des millions d’euros.

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4. J'achète ! by Jean-Marc Généreux

Jean-Marc Généreux est un homme plein de ressources. En plus d’être un danseur et chorégraphe talentueux, il a réussi à rendre culte une phrase aussi dénuée d’originalité que « Et ça, j’achète ! ». Mieux encore, comme il est sûrement le premier de l’Histoire à l’avoir utilisée, il a réussi à la faire déposer.

5. Ma chérie by Cristina Cordula

« Ma chérie », et surtout « Magnifaïk », sont les véritables marques de fabrique de Cristina Cordula, du coup, personne n’a vu d’objection à ce qu’elle les dépose. C’est con, ça aurait fait de très belles marques de parfum.

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6. And I’ll write your name

Paroles d’une chanson de Taylor Swift, cela signifie « Et j’écrirai ton nom ». J’avoue que celui-là, j’ai aucune idée de ce à quoi ça pourrait servir. Une marque de cahiers ? Une marque de stylos ? Une marque de noms ?

7. I can't breathe by une dame classe

Déposé par une américaine relativement inconnue, ce slogan signifie « je ne peux pas pas respirer », et cette histoire fait ressortir tout ce que le capitalisme produit de mieux. En effet ce slogan était le symbole de ralliement d’émeutes contre les violences policières. Du coup, une meuf a flairé le bon coup, en déposant la marque pour pouvoir la foutre sur des T-Shirts et se faire un max de pognon. Sweet, sweet capitalisme.

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8. C'est votre dernier mot ? by JP Foucault

Cette marque a bien évidemment été déposée par Jean-Pierre Foucault la très grande légende. Et j’ai beau chercher, je ne trouve rien à lui reprocher. Continue JP, t’es le meilleur.

9. Ici, c'est Paris ! by le PSG

Déposée en 2008 par l’association de supporters du PSG Supras Auteuil, cette marque a pourtant été allègrement utilisée par le PSG pour vendre des produits dérivés, sans pour autant reverser de royalties aux titulaires de la marque. Après tout, si être pété de tune rendait les gens généreux, Elise Lucet n’aurait plus de taff. En effet, l’asso a attaqué le club pour contrefaçon, ce à quoi le club a répondu en attaquant l’asso pour récupérer purement et simplement la marque, sans avoir à l’acheter. Manquerait plus qu’ils augmentent le prix des places sans jamais passer les quarts de Champions League, et la carotte serait totale.

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10. 21 by Thierry Ardisson

Thierry Ardisson est petit malin. Il a compris qu’en déposant un maximum de marques, il y aurait bien un jour où ça ferait chier quelqu’un, qui devrait le payer. Il ainsi déposé de nombreuses marques, dont plusieurs nombres. Le nombre 21 faisait partie de ceux-là. C’est pour cela que la revue XXI se nomme ainsi. En tout cas, c’est la preuve que déposer des marques das un but purement commercial, sans démarche artistique est un bon gros truc d’enculé.

Je me rends compte à l’instant que je viens d’utiliser toutes ces marques déposées dans un but honteusement commercial. Me balancez pas SVP.