Depuis tout(e) petit(e) tu voulais faire médecine (ou pas et dans ce cas t’es arrivé en PACES par hasard et ça t’a plu). Une fois passée l’épreuve de la P1 (Balek des dénominations officielles), tu es officiellement devenu(e) un(e) étudiant(e) en médecine à part entière. Les années passant, tu as sans doute remarqué pas mal de points communs entre toutes ces personnes qui ont le même but: avoir une meilleure place que toi à l’ECN.1. On t’avait vendu du rêve, tu pensais tous les jours à ces divines années qui t’attendaient, loin des ronéos et des journées de révisions. Spoiler: on t’a menti, et tu vas subir ta vie pendant les 9 prochaines années.

1. L'ECN est ton Dieu, ton phare dans l'obscurité de ces 6 années de fac

ECN pour Examen classant national, un examen qui, comme son nom l’indique, classe à l’issue de la 6ème année de fac, tous les étudiants en médecine de France, en vue du choix de sa spécialité. Ou comment bien vite comprendre que si tu ne veux pas finir médecin du travail au fin fond de la Creuse, il va falloir te bouger un peu le cul pendant les 5 années qui t’attendent.

Source photo : Giphy

2. Tu n'as jamais vraiment compris les réactions de dégoûts aux "Ne cherche jamais sur Google..."

Tes livres sont remplis de photos qui pourraient figurer dans ce genre de tops, voir des personnes âgées nues et aller leur insérer des trucs dans leurs orifices fait partie de ton quotidien en stage.

3. Avec tes amis (en médecine naturellement) tu ne parles que des cours, des stages, et des révisions

Forcément, l’étudiant en médecine a peu de vie sociale passé les douces P2 D1. Tu réalises donc de temps en temps que 90% de tes sujets de discussion sont centrés sur ces trois sujets, à grand renfort de termes médicaux bien complexes pour les profanes. Ce qui rend perplexes tes anciens amis qui t’écoutent.

4. Le mot "Collège" n'a plus du tout le même sens qu'avant pour toi

Quand un étudiant en médecine parle de collège, ce n’est pas pour évoquer ses douces années scolaires pré-pubères, mais pour parler des ses livres de cours. Les sacro-saints Collèges des Enseignants de … (insérer la spécialité que vous préférez), des livres imposants, qui renferment l’intégralité des connaissances théoriques à connaitre pour l’ECN. Les livres de chevet de tout étudiant en médecine qui se respecte. L’ECN est notre Dieu, les Collèges sont ses prophètes.

5. Tu as eu envie de pleurer en contemplant ton Collège de Pédiatrie

Une sorte de croisement entre Harry Potter 7 et le dictionnaire, mais avec des photos de bébés.

6. D'ailleurs, tu es persuadé(e) qu'une mafia des livres de médecine possède le monopole du marché pour pratiquer des prix exorbitants

Heureusement je suis né l’été, ce qui me permet de quémander à mes parents les livres du 1er semestre à mon anniversaire et ceux du 2ème à Noël.

Source photo : Giphy

7. Chaque année sera l'année où tu seras organisé(e) dans ton travail, ou tu ne te laisseras pas submerger, tu iras même en cours !

Puis, l’épaisseur de tes Collèges couplée aux journées passées en stage, déboucheront sur un lamentable échec de tes bonnes résolutions et un stress au plafond. Ce que tu compenseras en bouffant et en prenant du poids.

8. Tu regardes les internes avec un mélange d'admiration, de pitié de peur pour ton avenir

Certains services exploitent littéralement leurs internes, ce qui te place dans une situation étrange, où tu es tiraillé(e) entre l’envie d’en finir avec l’ECN, ses révisions et ses programmes pharaoniques, même si tu sais que ce qui t’attend derrière n’est pas forcément mieux.

Source photo : Giphy

9. Ton stylo est ton bien le plus précieux en stage

A l’hôpital, les règles sont simples. Tout stylo prêté, posé, ou oublié, est un stylo que tu ne reverras jamais.

10. Tu as un orgasme quand un patient te prend pour un médecin

Quand on te prend pas pour une infirmière.

11. Tu as déjà fait semblant d'entendre un souffle à l'auscultation pour ne pas paraître ridicule

« -Mais si écoute on entend que ça.-mmmmmmmh… oui, oui c’est bon je l’entends. »

12. Tu réfléchis souvent à ton avenir

« -Est-ce que je préfère prendre médecine générale à Bordeaux ou psy à Metz?-En fait anapath c’est pas si mal… »

13. Tu comprends ce que racontent les médecins dans les séries, et tu réalises que c'est souvent n'importe quoi

Mais tu regardes quand même de temps en temps.

Source photo : Giphy

14. Tu as au moins une fois envisagé d’arrêter tes études pour partir élever des lamas au Pérou

Tu étais même à deux doigts, puis tu t’es replongé(e) dans ton collège de Nephro en pensant à ton retard.

15. Tu connais mieux la bibliothèque universitaire que ton appart

Tu as même failli y chopper des escarres une année lors des révisions. Ta chaise restera à jamais marquée de l’empreinte de ton postérieur.

Source photo : Giphy

16. Tu t'imagines dans des situations catastrophe ou tes compétences de médecin te permettent de sauver des dizaines de personnes

Dites moi que je ne suis pas le seul.

17. Tu es beaucoup plus critique sur les articles qui parlent de santé

Si tes cours de biostats t’ont servi à quelque chose, c’est qu’on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres d’une étude de santé. Et que sans connaissance, il est très dur de déceler les biais d’une étude. De même, les politiciens qui parlent du système de santé sans avoir mis les pieds dans un hôpital te font bien rire.

18. Tu sais par qui tu ne veux surtout pas être pris en charge à l’hôpital en cas de problème

Tu t’ es bien vite rendu(e) compte qu’en compétences médicales, tous les médecins ne se valent pas.

Mais bon, au final tu sais que les étudiant(e)s en médecine sont des gens comme les autres sur bien des aspects, même s’ils sont investis d’une mission sacrée. Devenir pas trop mauvais pour pouvoir soigner correctement des gens plus tard.

Et sinon, t'as 2 minutes (allez 3) ? Alors découvre notre dernière vidéo !

Ce superbe top nous a été envoyé par un lecteur de Topito. Toi aussi envoie ton Top !