Nos deux amis Arnaud Hoedt et Jérôme Piron (dont on vous avait déjà parlé grâce à cet ouvrage génial et dans ce top qui niquait sa mère à l’orthographe) sont revenus depuis peu sur le devant de la scène en expliquant pourquoi il serait plutôt pas mal d’instaurer une « invariabilité du participe passé avec l’auxiliaire avoir » histoire qu’on arrête de s’emmêler les pinceaux. Evidemment, les francophiles monomaniaques se sont insurgés. Alors nous on saute sur l’occase pour proposer aussi deux trois autres modifs dans les règles de français qui nous gavent un peu.

1. La double consone on en a mare ça comence a bien faire

La double consonne en vérité n’a pas de véritable raison d’être. Dans l’histoire certains mots avaient une double consonne, d’autres non. Et puis ça a été fixé un peu par hasard. Alors que Corneille écrivait « sifler » ou « aranger », et Lafontaine qui écrivait « diférent », « tranquile » et qu’on vivait clairement plus heureux, on s’est dit que ça manquait un peu de lettres ces mots et on en rajouté de manière assez arbitraire. FDP de moines copistes.

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2. Ça serait été mieux si l'accord du participe passé ça serait fini

C’est l’objet de tous nos soucis. Le fameux accord du participe passé que le Bescherelle lui-même définit comme une des règles les plus artificielles de la langue française. En effet, le participe passé est invariable quand le COD est placé après le verbe comme dans la phrase « ils ont niqué leurs mères ». Sauf que si le COD est avant le verbe, là ça fout la merde comme dans la phrase « les mères qu’ils ont niquées ». Chiant. Relou. Limite snob. On approuve totalement la proposition de Arnaud Hoedt et Jérôme Piron qui consiste à rendre toujours invariable ce putain de participe passé.

3. Arreté avec lé lètre muette

Dans quasiment toutes les langues du monde mondial, on prononce toutes les lettres des mots. Par exemple en espagnol on dit « telefono » pour « téléphone », en turc on dit « mayonez » ou « ekler ». Il n’y a qu’avec le français qu’on se la joue originaux et qu’on se met des lettres muettes à tous les mots.

4. Ce qui est de l'ordre des "th" et des "ph" et qui sort tout droit du cerveau de sociopates de l'ortografe

Là encore ces exceptions orthographiques n’ont aucune raison d’être. C’est la foutue édition du dictionnaire de 1835 qui nous a mis dedans en réintroduisant les consonnes doubles, et ces putains de « ph » et « th ». Mais à part un trip chelou d’académicien sous mental, il n’y a rien qui historiquement nous pousse à accepter ces non-règles.

5. L’officialisation du futur du verbe "voir" : "voirai"

OK c’est pas joli ça fait tiquer un peu l’oreille mais globalement pour les futurs des verbes, on voudrait (enfin… « on vouloirait ») que ce soit uniquement la règle du premier groupe qui s’applique. Donc on prend la base du verbe et on rajoute les suffixes du futur. Je voirai, tu voiras, il voira… Je pouvoirai, tu pouvoiras, il pouvoira…

Et évidement supprimer toutes les expectations de conjugaisons cheloues du genre « vous dîtes » au lieu de « vous disez ». C’est fini ces conneries.

6. NTM les verbes de chiens qu'on peut utiliser qu'à la troisième personne du singulier, moi aussi je veux pleuvoir

On pense en particulier à « il faut ». C’est chiant ça ! Pourquoi on pourrait pas dire « Je faux » quand je dois exprimer qu’il faut que je fasse quelque chose. Est-ce que ce serait pas plus simple de dire directement « Je faux faire mes papiers » plutôt que « il faut que je fasse mes papiers » ? Soyons honnêtes deux minutes.

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7. Que tous les pluriels soient pareils

Ras le cul des mots qui prennent des « x » plutôt de des « s » au pluriels, ras le cul des mots qui changent carrément au pluriel. Je veux monter sur des chevals, je veux les regarder avec mes oeils.

8. Pouvoir enfin dire "la chatte à Deschamps" et non pas "la chatte de Deschamps"

OK, on nous balance toujours en guise d’exemple « hey connard, on dit pas une crotte à nez ! », ouais super. Mais on dit bien « ce vélo est à Louise », alors pourquoi on irait pas plus vite en disant « le vélo à Louise » ? D’ailleurs je cherche un vélo pas cher, merci de partager vos bons plans en commentaire.

9. Qu'on interdit l'emploi du subjonctif

Parce que ce mode est vraiment un grand incompris de la langue française. En gros, après « il faut », on doit mettre un subjonctif. Mais ça casse les couilles. Je vois pas pourquoi il faudrait qu’on le fait. Alors qu’il suffit qu’on dit les bons mots pour qu’on est compris.

10. Supprimer le conditionnel parce qu'entre nous c'est juste un futur qui s'assume pas

Les verbes au conditionnel s’écrivent quasiment pareil qu’au futur, c’est juste une petite arnaque pour être sûr de bien te voir te planter sur l’orthographe. Exemple : au futur, on écrit « Je mangerai une bonne compote de foutre » tandis qu’au conditionnel on écrit « Je mangerais une bonne compote de foutre ». Mais putain ! Ça veut dire la même chose !

Dans le premier cas tu es sûr à 100 % de manger ta compote (SAUF si par exemple tu meurs juste avant et là on pourra dire de manière rétroactive que tu as fait une faute d’orthographe) et dans le second cas tu émets juste un souhait. Mais si tu émets un souhait, tu n’as qu’à directement la bouffer ta compote et arrêter de nous emmerder avec tes excentricités culinaires.

11. D'ailleurs la concordance des temps de manière générale, ça être chiant

Le plus simple être encore que tous les verbes être à l’infinitif. Nique sa mère la conjugaison. Nique sa mère la concordance des temps. On faire comme en vietnamien par exemple ou les verbes ne changer jamais, on rajouter juste un mot qui exprimer le passé ou le futur.

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Nique ta grammère.

Sinon, on vous recommande l’ouvrage des deux Belges à l’origine de cette infecte polémique.

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