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Il existe des fautes, que dis-je des pollutions auditives, plus difficiles à entendre que d’autres. Celles qui donnent immédiatement envie de dire « tu me causes mal » ou « va, je ne te hais point ». Non pas que l’on ait pour autant mangé un Bescherelle et que l’on soit des Maîtres Capello en puissance, mais tout de même. Le français, ça reste une langue complexe ok, mais carrément inaccessible pour certains. Lisez bien qu’est-ce qui m’agace… (MàJ. janvier 2012)
- Je sais pas c’est qui : marche aussi quand vous êtes perdu avec « je sais pas c’est où ». Passons sur l’oubli de négation (« je NE sais pas »), courant à l’oral et qui n’est pas vraiment une faute. En revanche, l’inversion verbe/complément et le redoublement pronominal méritent des outrages à la hauteur de ceux subis par la grammaire. On sait QUI va se prendre une Histoire de la syntaxe, Naissance de la notion de complément dans la grammaire française dans le fondement, dorénavant. Combo spécial: « C’est qui qui dit ça ? – ben je te l’ai déjà dit, je sais pas c’est qui ».
- Malgré que…: on ne devrait dire « malgré que », uniquement avec le verbe avoir: « malgré qu’il en ait ». Ce qui rend donc le subjonctif obligatoire et complexifie la chose, quand on sait que traditionnellement, on se doit d’utiliser l’indicatif après « malgré LE FAIT QUE ». Malheureusement, cette faute étant de plus en plus répandue, et même présente en littérature, il est de plus en plus difficile de justifier une agression à grands coups de Bescherelle par un simple « c’est de sa faute monsieur l’Agent, je lui avais pourtant bien dit qu’on ne peut pas utiliser de pronom relatif après « malgré », sinon ça fausse la concordance des temps! Malgré le fait que j’ai pas d’avocat. »
- Y’en a qui croivent: l’une des plus horripilantes fautes de conjugaison. Non, le verbe « croiver » n’existe pas. Au pluriel, on dit « ils/elles croient » et au subjonctif, « qu’il/elle croie ». Devient particulièrement désespérant avec la combinaison de la mort: le « qu’ils soyent », où comment flinguer le verbe « être » au subjonctif. Ayons une pensée émue pour le verbe « voir », qui prend cher aussi avec les « ils voyent ». Et pourtant ils voyent même pas la faute.
- Au jour d’aujourd’hui: avec sa variante « à l’heure d’aujourd’hui ». Ce pléonasme prolifère de plus en plus, étonnamment, dans la bouche fertile en fautes diverses des candidat-e-s de téléréalité. Sans doute un phénomène de cause à effet sur lequel on ne s’attardera pas AUJOURD’HUI. Quel jour on est déjà ? Aujourd’hui. Arf.
- « quarantenaire », « cinquantenaire » : on ne peut pas utiliser quarantenaire et cinquantenaire pour parler d’une personne
âgée. Les termes « quarantenaire » et « cinquantenaire » s’appliquent à l’anniversaire d’un évènement (par exemple « le cinquantenaire de l’usine de charentaises à Chasseneuil-sur-Bonnieure » ). Pour des personnes, on dira « quadragénaire » et « quinquagénaire ». Et si vous avez peur de vous emmêler les pinceaux, dites « personne d’âge mûr », comme ça vous ne risquez pas de vous tromper. En revanche vous risquez de prendre une baffe. - « faire montrer » : vous avez tous déjà entendu-ou même dit (auquel cas on ne vous félicite pas) « je vais te faire montrer ». Mise en situation: vous avez trouvé un beau cadavre d’animal sur le bord d’une route. Si vous dites: « viens, je vais te faire montrer la belle charogne que j’ai trouvée », cela signifie que vous allez obliger votre comparse à montrer lui-même votre trouvaille. Soit vous êtes exposant-e dans des foires d’un goût douteux, soit vous dites « je vais te montrer », ou « te faire voir », ou mieux, « Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme, /Ce beau matin d’été si doux:/Au détour d’un sentier une charogne infâme /Sur un lit semé de cailloux »
- « moi, personnellement » : d’un point de vue formel, cette tournure n’est pas incorrecte. Mais c’est UN PLÉONASME. Si vous utilisez le pronom « moi », pas besoin d’en rajouter avec l’adverbe « personnellement », (et vice-versa) à moins que vous soyez perturbé-e et que vous doutiez de la légitimité de votre « moi ». Mais là c’est un autre problème.
- C’est compréhensif: mais tout à fait. On est d’accord. CompréhensIBLE, moins, déjà. Adjectif, adverbe, rooo, c’est presque pareil…
- Je vais au coiffeur/le sac à machin : petit moyen mnémotechnique simple, élégant, distingué: on va AUX putes, on va CHEZ le coiffeur. De même, contrairement à ce qu’a voulu faire croire un film lourdingue sur le rugby, on ne dit pas « le fils à Truc ». Encore une fois, vous ne dites pas « Fils A pute »? Ceci avec tout le respect que l’on a pour les prostituées, qui ne font pas un métier facile et qui ne méritent certainement pas d’être affilées à tous les enfants DE salauds qui croisent votre chemin.
- Si j’aurais su…: j’aurais pas lu ce top. RIP conjugaison. Une fois pour toutes: avec la conjonction de condition »si », le mode du verbe de la conditionnelle par « si » est l’ INDICATIF, comme dans « si j’AVAIS su mes conjugaisons, je n’AURAIS pas donné l’impression de déféquer sur les cadavres encore fumants du subjonctif et du conditionnel passé. »
Et vous, vous en voyez d’autres ?
Top écrit en accord avec Le petit Robert, Louis-Nicolas Bescherelle, Julie et Odile.



202 commentaires
Quand j’entends le 10), j’ai envie d’armageddoniser sauvagement à coups de Bescherelle dans la gu*ule…
Et le fameux « comme même » !!!
Oh purée il est bon celui ci… ça fait du bien de voir que je ne suis pas la seule qui hurle à la mort en entendant « au jour d’aujourd’hui » !!!
Promotionner, solutionner, j’ai fait l’Égypte, le Kenya, les Maldives (merci mon Dieu)etc…
Ma femme me reproche souvent le 10 en disant que les « si » n’aiment pas les « -rais » mais j’en ai rien a cirer :-)
N’oublions pas le pire: « passe moi le » ou « mais donne moi le »… Et l’inversion du complément vous connaissez pas bon diou??
Le gravage d’un CD (ah bon, c’est pas la gravure???)
« malgré que » est correct si il est suivi du subjonctif.
maintenant, je vois mal un gars enchainer :
« Y’en a qui croivent que j’ai pas d’argent. Et bien, malgré que j’en aie, je ne leur en donnerai pas, na. »
Le « comme même » est atroce…
Après, y’a le « j’ai manger » « va te lavé » qui me hérisse tout particulièrement. Et puis l’amnésie. Pas de majuscule, de ponctuation, ni d’accent…
Mais le plus drôle, surtout sur les forums, c’est les Monsieur Bescherelle qui se permettent de critiquer…en faisant autant de fautes !!
« C’est celui la qui … »
Sans oublier les célèbres « je vais AU coiffeur » et « c’est le frère À Jean »
ben j’ai quand meme mis une plombe a comprendre le 8
« C’est le Frère à … »
Très bon top.
Ce qui me hérisse la poil, le très répandu « laissez un message après le bip sonore ». Déjà, laisser un message avant est difficile, mais surtout un « bip » est forcément sonore, inutile de préciser.
Et puis aussi « le mois de mars » ou n’importe quel autre mois suivi de son nom, c’est comme dire « le jour de lundi », c’est redondant.
et le « sa va » ?
Moi je suis surpris que personne n’ai cité le plus important, le plus répandu,…celui que je faisais aussi (comme tout le monde, oui oui même toi là-bas qui regarde en l’air) et que mis du temps à bannir de mon langage…
« Hier j’ai été au ciné », « On a été dans le Lubéron cet été, c’est vachement bien »,…
AAAAAAAAAAAAAAA
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHH
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Sur la vie de ma maman, je ne le dis plus celui-ci, et j’en suis pas peu fier….Et accessoirement ca me donne envie de couper la langue de ceux qui le prononce…
« c’est un peu près ça »
« comme même »
-__________-
+1 pour le 9 qui me vrille les tympans à chaque fois
« Je suis descendu en bas/monté en haut »
Le jour où tu sauras monter en bas appelle-moi direct!
« J’ai été au coiffeur »
Et puis au dentiste aussi…
« Je l’ai payé 100 Zeuros »
C’est bien connu que « 100″ fini par un « s »
« Voire même », VOIRE « voir même »: et tout le monde l’utilise maintenant, comme si de rien n’était…
J’avoue que sur les forums, certaines fautes sont pardonnables, mais quand même, confondre infinitif et participe passé…
Et que dire de ceux qui écrivent comme ça, Tmtc33yy mà j0lii t kro mà b3stà’h
- »Je vais sur Paris ce week-end », oui parce qu’en fait je reste en auvergne, mais je marche sur une carte.
- »Au final », parce que « finalement » c’est un peu trop long à dire…
- »La température affiche » et le thermomètre touche le chomage
@Buzz l’Eclair: je n’ai pas compris ton exemple ?
« Hier jai été au ciné », « On a été dans le Lubéron cet été, cest vachement bien »,
UN espèce de…
par contre…
c’est nous qu’on a…
« faire long feu » utilisé à contre-sens
« égalité parfaite »
à Arles, à Avignon…
Mr. Bescherrelle doit se retourner dans sa tombe « au jour d’aujourd’hui » ! ;-)
@ Tistou >> on dit « Hier JE SUIS ALLÉ » et non « Hier j’ai été » j’ai été ce n’est pas français en fait. Très bon exemple Buzz
« Assoye-toi » est sûrement une faute, mais « Assois-toi » ?
Et ça ne vous choque pas les personnes qui prononcent « dewors » pour « dehors » et « Nowel » pour « Noël » ??
A propos du 4), il faut préciser que « aujourd’hui » est déjà en lui même un pléonasme puisqu’il signifie « au jour d’hui » dans lequel l’adverbe « d’hui » signifie le jour présent, le jour où on est.
Alors 3 questions :
1) Quel est le malin qui a commencé ?
2) Est-ce que dans 100 ans on dira « au jour d’au jour d’aujourd’hui » ?
3) Quand est-ce qu’on arrête ? ;-))))
C’est l’anniversaire à ma mère.
Des fois je monte à Paris.
Regarde voir si j’y suis pas.
Ce qui m’horripile aussi, c’est ceux qui se gourent dans les genres de certains mots, comme UN pastel, UNE thermos, UNE polaire, UN pétale… :D
Une qui m’horripile :
« Moi je dis ça, je dis rien! »
C’est ça ne tu ne dis rien et casse toi!!
Et crois moi le, ça c’est du lourd !
@Buzz lEclair @ Tanio: donc pas de « j’ai été quelque part ».
Mais on dit bien « je suis quelque part » (je suis à Paris)
au futur aussi (demain je serais à tel endroit)
donc au passé aussi (j’étais à tel endroit, mais je n’y suis plus)
c’est la différence entre « être » et « aller ». « être » tu n’y es plus et « aller », on ne sait pas si tu y es encore.
D’ailleurs on dit bien « il est à l’Ouest ».
non ? (je ne dis pas que j’ai raison, je discute seulement)
ATTENTION : on peut PARFAITEMENT utiliser le verbe « être » pour remplacer le verbe « aller » : http://www.academie-francaise.fr/langue/questions.html#etre
De même, bien que ça sonne faux, « au jour d’aujourd’hui » est reconnu par l’académie française : http://www.academie-francaise.fr/langue/questions.html#au_jour
Dernier point (bien qu’il ai déjà été abordé), malgré que est parfaitement juste au niveau de la grammaire : http://www.academie-francaise.fr/langue/questions.html#malgre_que
Je veux bien que l’on attaque celles et ceux qui font de grossières erreurs, mais, s’il vous plaît, n’en inventez pas de nouvelles !
P.S. : « au jour d’aujourd’hui » m’horripile, mais il ne faut pas le classer comme faute…
Il y a aussi : « j’ai les mêmes skis que toi » ma maman n’a jamais pu s’empêcher de reprendre « que les tien, ton interlocuteur n’est pas un ski »…
Mais aussi « vu que » la pire pour moi reste « c’est qui qui ».
« Le jour où tu sauras monter en bas appelle-moi direct! »
C’est possible, il suffit de tout retirer sauf le bas avant de monter ! (fonctionne aussi avec le haut)
@Tistou > tu as parfaitement raison, un petit tour sur le site de l’académie française devrait suffire à t’en convaincre. On peut utiliser « être » pour remplacer « aller ».
@Buzz lEclair, @Tanio > désolé, vraiment, mais vous faites fausse route… C’est un usage reconnu du français, remontant aux origines de la langue. Je dis donc : « Hier, j’ai été à Paris », et c’est parfaitement correct !
En même temps, difficile de vous en vouloir, certains profs de français (honte sur eux) font eux-même l’erreur de considérer cette expression comme une erreur !
très bon top, qui aurait valu un top 50 étant donnée la liste d’exemple dans les commentaires !
une faute qui m’arrache les yeux est la confusion entre les verbes être & avoir…
ex: je ne pense pas qu’il « m’est » vu….
on se demande si certains comprennent ce qu’ils racontent !
Bon allez, faut qu’j'y vais !
Le pire du pire qui me fait huuuuurler c’est « un espèce de »… !
Mais les trucs de radio comme
« je rebondis sur l’interlocutrice précédente »…
« pour l’heure il est… »…
« le chassé/croisé des juilletistes et des aoûtiens »…
« pour ne pas le/la nommer »…
« palier à »…
Et les trucs de djeunz à la mode :
« c’est juste… »,
« c’est clair… »…
Ah oui, j’oubliais le summum qui me fait avoiner et ventiler façon puzzle :
A LA BASE !
Merci, vous m’avez bien énervée.
@Maitre Capello: merci
-Le A à la place du DE : C’est la maison DE Régine et pas la maison A Régine.
-double sujet : Le monsieur il est gentil –> le monsieur est gentil
-je vais vous faire montrer
-
j’irai chez le coiffeur
j’irai au coiffeur
Puisqu’on est HS avec les trucs qui s’écrivent autant le rester, moi ce qui me fait hurler c’est « Quand à »
Personnellement, le mot « moeurs »… oui parce que desormais tout le monde parle de moeursSE, erreur, (une erreur qui me sort de mes gonds d’ailleurs) sa prononciation exacte est « moeurs » comme « meurt »
J’ai même dû corriger ma prof de philo sur cette faute, tellement elle est commune
Ah oui.. et j’oubliais ce qui me donne le plus d’aigreurs d’estomac : « se » au lieu de « ce »
@bvax
Je ne vois pas en quoi dire « le mois de mars » est redondant…
Hum… je suis pas certain que tout soit correct dans ce top, mais je ne suis pas meilleur en français que ceux qui le lisent alors je nevasi pas tenter de faire mon malin et risquer de me planter.
Et à part ça, ça farte?
les fautes de « dyslexie écrite », ça compte?
Attention tout de même à ne pas confondre l’expression écrite à celle orale. des phrases dites ne s’écrivent pas.
Pour autant, le top est très bon, les commentaires… un peu moins. je suis surpris de gens qui s’effarouchent pour parfois pas grand chose, sans même savoir si l’expression existe ou pas.
enfin, la langue française est suffisament riche pour avoir ses exceptions.
pour finir, devinette :
- dit-on « au fur et à mesure » ou « à fur et à mesure » ?
- écrit-on « événement » ou « évènement » ?
(questions dignes de « qui veut gagner des millions »
Assois-toi est aussi correct que Assieds-toi (cf. le site du Bescherelle).
Après si c’était pour reprocher la prononciation du « y » je ne dis pas, mais je n’ai jamais entendu personne dire « assoille toi ».
II. Malgré que, loc.
A. Vx et littér. Malgré que + pron. pers. suj. + avoir (au subj.). Contre (mon/ton. etc.) gré; à contre-cur.
malgé . considérée comme incertaine par les puristes, même suivie du subjonction.; se rencontre exceptionellemnt. avec l’indicatif. dans l’usage oral] Synon. de bien que, encore que, quoique.
merci au cnrtl (centre national de ressources textuel et lexicales mais c’est passé dans le langage oral.
Niveau fautes de français oral, celles que je trouve les plus pénibles sont effectivement celles de la liste, et quelques autres du genre
- « comme même »
- « deux poids deux mesures » (on devrait dire « un poids deux mesures », mais peu de gens semblent le savoir)
- « comment qu’on fait »
- « dilemne » (c’est dilemme!!!)
- « mémotechnique » (c’est mnémotechnique!)
- « pallier à »
- « se rappeler de » (on se rappelle quelque chose et on se souvient DE quelque chose)
Après, il y a certaines expressions régionales qui écorchent l’oreille des amateurs de bon français mais que j’ai tellement entendues dans mon bled d’origine qu’elles me semblent normales : « un gens » pour dire « une personne », « monter sur le bus » pour dire « monter dans le bus », etc.
Très bon top, et le déluge de commentaires me rassure, je ne suis pas si maniaque que ça, si ça agace tant de monde !
Celles qui ne hérissent le plus et qui n’ont pas été citées, pourtant très fréquentes :
« Assis-toi » (du verbe « s’assir » bien sûr !)
« C’est comme si tu prends le train » (conjugaison en grève ?) aaaaargh !
Assoie toi n’est pas une erreur ! On peut dire « assied » et « assoie » je crois :D
‘on est rendu ou?’ dédicasse aux nantais :)
Bonjour,
euh.. « en Avignon », « en Arles »… c’est pas du Français ça… c’est juste pour que les parisiens se la pétent un peu en faisant couleur locale..
Par contre qui peut m’expliquer..
aller EN Corse, aller AU Maroc, A Madagascar, EN Belgique, AU Burkina…etc ….EN,AU,A lequel, pourquoi ?
Et qu’en est-il du très fameux « c’est nous qu’on »…? :D
Très bon Top.
Je rajoute:
ceux qui confondent « est » et « ai », « saurait » et « serai », et le pire, « sa » et « ça ».
Un très bon site:
http://www.retourneaucm1.com/
Par contre Lily, on dit bien UN pétale :)
Et la procédure en « bon uniforme », vous ne croyez pas qu’elle est balèze celle-là ?
Et bien, voilà quelqu’un qui doit changer la chaîne à chaque allocution de notre président bien-aimé…
Je pense qu’il laissera son nom à une faute de français plutôt qu’à une loi.
Bon top,
Ce matin les commentaires buggaient (bugaient ? bugguaient ?), je vois qu’on s’est bien rattrapé les enfants…
Dans les com’s (oups c’est pas français), y a (oups, il y a) un peu tout et n’importe quoi. C’est un top sur les fautes de français à l’oral, pas sûr tout ce qui vous arrachent les oreilles, même lorsque c’est juste, ou que c’est une variante régionale ! Et l’écrit n’a pas sa place du coup !
Ma pensée de ce matin concernait d’ailleurs assois-toi, ou assoye-toi. Apparement en vieux françois cela se dit, et au Québec également. Et oui le français évolue avec le temps et ses divergences géographiques.
Bien le bonsoir ! (ça veut rien dire cette expression !!)
Celle qui me fait saigner des oreilles c’est «le plus pire», parce que paraît-il, il peut arriver pire que le pire… Alors là, là, c’est vraiment le pire…
Ou alors, «ils jousent» du verbe jouser, bien sûr. Je jouse, tu jouse, il jouse, nous jousons, vous jousez, ils jousent.
Et vous me direz si cette faute existe en France :«Ils sontaient…» Oui, oui, vous avez bien compris «sontaient» parce que, évidemment, tout le monde sait que pour mettre un verbe à l’imparfait, il suffit de prendre sa forme au présent et d’ajouter «ais», «ait» ou «aient» à la fin. Donc le verbe être à la troisième personne du pluriel à l’imparfait de l’indicatif donne «ils sontaient». «Ils étaient», c’est dépassé…
> Ulritch
« Moi je dis ça, je dis rien! » n’est absolument pas incorrect. Il ne faut pas confondre les fautes de français avec les tics de langage.
Sinon, il y a l’insupportable : »émotionner ».
J’ai bien l’impression que TOpito va récolter son maximum de com sur cette note. A croire que les lecteurs de Topito sont tous lexicographes.
Perso, ma femme a déja fait cette action de « monter en bas ».
Mon banquier m’a dit « au jour d’aujourd’hui , l’immobilier est cher »
Je lui ai répondu « et au jour de demain, ca ira mieux? »
A l’écrit il y a aussi:il est trop « jolie » ton portable, au lieu de « joli ».
L’orthographe est une science qui consiste à écrire les mots d’après l’il et non d’après l’oreille. » (Ambrose Bierce)
@Estelle : Précisément, tout comme on dit UN pastel, et non une pastel, UNE thermos et non un thermos, UNE polaire et non un polaire etc :D
Je regrette mais « au finale », avec un « e », est correct.
Un finale (mot italien) est, en musique, la dernière partie d’un acte. Le terme est peu à peu sorti du seul langage musical pour rentrer dans le langage courant pour désigner la dernière partie, la fin de quelque chose.
C’est une erreur de l’employer à la place de « finalement » lorsque « finalement » ne désigne pas un moment précis, conclusion de quelque chose.
Tous ces commentaires, déjà ! Je suis étonné que personne n’ait encore parlé de mon aventure : arrivé à l’aréoport, j’ai eu un infractus…on a dû annuler le vol, ekcetera…
« ekcétera » pour « etcetera » ; « infractus » pour « infarctus » ; « aréoport » pour « aéroport »…j’en oublie certainement.
J’en profite aussi pour vous signaler l’excellent site du Trésor de la Langue Française informatisé (TLFi) : http://atilf.atilf.fr/tlf.htm ;
pour ceux qui ne connaîtraient pas…
Merci, amis de la langue française !
Monter en haut, comme en bas, si sur le sens c’est plus ou moins absurde, c’est juste !
Aréoport de Nice, 2 minutes d’arrêt !
@mentat… Je pense plutôt a « et cætera » nope?
http://www.academie-francaise.fr/langue/questions.html
Malgré que semploie bien dans la langue soutenue, mais seulement avec le verbe AVOIR conjugué au subjonctif.
Ma femme déteste l’expression « après qu’il SOIT parti ». Parce que la règle c’est après que + indicatif. On doit donc dire après qu’il EST parti. Du coup je saoule tout le monde avec ça.
@ Lily désolée je n’avais pas compris le sens de ta phrase!! Au temps pour moi!
Une fille de ma classe disait « Je ne comprends pas comment qu’il a fait »…
Donne me le
Dis me le
Je t’aime bien à toi
un afarctus
omnubilé
j’en passe et des meilleurs :)
une fille de ma classe dit le terrible « c’est nous qu’on…. »
J’approuve ce top et tout ce qui a été dit dans les commentaires. Bien que je sois très mauvaise en orthographe écrite, et que les fautes de frappe soient courantes, à l’oral ça passe pas… Et je suis très à cheval sur la ponctuation!! Je ne supporte pas son absence!
je jubile en lisant ce top et les commentaires qui vont avec!!!! ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas fait autant plaisir!!! EXXXXcellent!
Encore! Bis
De plus, je suis agréablement surpris du nombre de posts!
« Croiver » c’est rédhibitoire.
Bon perso je vais me replonger dans le Bled parce que quand même je fais trop de fautes :/
Cette année un étudiant m’a rendu sa copie en me précisant que « le thon c’était hyper important en communication non verbale »
une personne rabajoise
vingt zeuros
AAAAARRRRRGGGGGGGGGGHHHHHHH!!!!!
@ victoor : Les Nantais apprécient ta dédicasse =)
Le 3 existe, « ils croivent » du verbe croiver.
« on fait une fete pour ses 1 an. »
à la limite je préfèrerais: « on fait une fête pour son 1 an »
Euh non, le verbe « croiver », ça n’existe pas…
tout pleonasme genre ,monter en haut,descendre en bas,marcher a pied ou encore le petit nain our le grand geant, le bolide rapide et la liste est longue..J ai aussi de la nostalgie pour le fameux ‘Il y a marque quoi au tableau ? et mon prof d histoire repondait du tac au tac : Monsieur, on marque les boeufs de votre espece et j ecris sur un tableau ..’
Le pote à machin … -________-’
J’ai tendance à reprendre tous mes amis quand ils le font, ce qui les horripilent grandement mais je n’en ai cure. Surtout que le mythique :
- Tu ne dis pas FILS A PUTE ?
Lâché au milieu d’un amphi pendant un cours, ça fait toujours sont petit effet.
Mais il existe aussi la version épurée, pour les enfants ( oui oui, BAFA_Girl aime les enfants, même si elle scalpe ceux qui lui arrachent les oreilles ) :
- On ne dit pas CROTTES A NEZ ?
Oula, magnifique… il est tard, on passe outre. 7ème ligne, premier mot : -t … Ne me tuez pas.
« son petit effet », autant pour moi.
Moi, je trouve que la pire faute de français est « que je voye », « que je croye » et autres « que je soye ». Rien que de le lire ça m’écorche les yeux alors l’entendre…
Et le verbe « croiver » (ils croivent) n’est pas mal placé non plus.
Ce qui m’horrifie c’est de confondre le participe passé et l’infinitif, « j’ai manger »
Mais ce qui m’énerve encore plus c’est « le plus pire »
….
Un que je ne supporte pas et que l’on retrouve à présent dans les films : le bien pauvre « Comment c’est possible » ….
Rrrraaaah on dit » Comment est ce possible » en français Bourdayl !!!!
C’est marrant, c’est le top où les commentaires sont les mieux écris, pourquoi?
Et LES speakerines du journal qui prononcent BÂCHE comme vache, plutôt que bâche comme lâche (j’étais en France, mars 2010)
Il est prof de francais celui la qui la fait ce top et ben je lui dit que chacun y parle coome il a envie et que je trouve ca bien plus fun que de parler le francais tres literraire des des vieux bourges ringards
« Comme même » grr
« C’est ennuyant » grr
Ca pique les yeux tout ça !
« Mais si, le magasin en face le cinéma » !
et « c’est juste énorme » (ou autre adjectif), tiré de l’anglais, mais ça ne se dit pas en français ! Même les journalistes sportifs font l’erreur… à commencer par ce diable de Christian Jeanpierre.
Le » donne moi en un » au lieu de « donne m’en un »
Il ne faut pas confondre l’oral et l’ecrit, plusieurs expressions citees s’utilisent a l’oral sans aucun probleme, mais pas a l’ecrit.
Sauf pour la conjugaison…
De nombreuses fautes de prononciation, surtout faites par les parisiens:
- les chveux au lieu des cheveux
- le 6 joint 1944 plutôt que jUin
Bon, ok, les marseillais exagèrent avec les peneux au lieu de pneus…
Celui qui me fait dresser les cheeeveux, c’est UN espèce de journaliste illétré, je coupe la TV dès que j’en entends un !
Ce qui m’étonne, c’est que personne ne mentionne le fait que la langue (l’oral, le blabla) soit comme la langue (l’organe, le slurp), c’est à dire flexible. Bien sûr, il y a des normes et des nuances permettant de faciliter la compréhension (particulièrement à l’écrit, mais c’est hors-sujet).
Je dois avouer que je suis le premier à rire de ce top. Moi aussi certaines choses me torturent les tympans. Mais par ailleurs, pourquoi dit-on « top » (si je veux vous faire chier avec les anglicismes)? Ce n’est pourtant pas très français, même si je conçois qu’on accepte des mots étrangers dans la langue. Mais qu’en dit la « French Academy »?
Ce que je voulais dire, pour résumer, c’est que :
- La langue française ça ne doit pas forcément se calquer sur notre modèle politique (Paris + province = France). Donc tout le monde ne doit pas se baser forcément sur une bible dictée par des intellectuels déguisés en rideaux (l’Académie Française), même si ça reste une référence très utile.
- La langue française peut avoir des variantes, notamment régionales. Certaines « fautes » et autres tournures incorrectes sont dues à des particularités historico-politico-géographiques (je me comprends). Par exemple, sur trois générations en Alsace, on peut avoir des langues maternelles différentes, et des langues apprises à l’école (la langue officielle) encore différentes. Ce qui explique qu’on ne peut pas tous parler de la même manière.
- Le français découle du latin, et ce qu’on appelle parfois des « fautes » sont la norme chez nos voisins (e.g. « donne moi le » comme « dámelo » en espagnol). Donc ce sont des « fautes » en français, oui, mais qui peuvent découler d’une certaine logique, et pas seulement d’un manque de rigueur ou d’éducation.
- La langue française évolue, se trompe et fait des pirouettes ; c’est une langue vivante. C’est ce qui fait que l’on puisse avoir une si belle littérature. Si l’on devait toujours employer les bons mots, on se ferait bien chier dans les bouquins. En même temps, on aurait le papier sous la main.
Il faut que je vais!!!
Il faut que j’aille!!!
Il faut que je prends!
Il faut que je prenne!
Les gens qui ne savent pas employer le subjonctif ça m’énerve.
Lisez bien quest-ce qui magace =
c’est fait exprès ?
Sinon je serais désolée de vous signaler que c’est une grosse faute de grammaire
On dit : lisez ce qui m’agace
Après je suis assez étonnée de la disparité complète des exemples donnés qui ne sont pas à mettre sur le même plan tant ils n’ont rien à voir. Certains ne sont même plus des fautes tant c’est du charabia qui bouscule la grammaire la plus élémentaire et sont dignes de non-francophones ayant une connaissance très réduite du français ou de profonds dyslexiques telles 1- 5- , (tellement extraordinaires que personnellement je ne les ai jamais entendues) d’autres sont des formes parlées tolérables à l’oral et ne le seraient pas à l’écrit , d’autres sont des formes anciennes (ancien français) , d’autres tout simplement ne sont pas des fautes , telle 4, et les plus énormes que vous citez, on les dirait inventées, tant elles sont énormes -ou ce sont plutôt des fautes faites par des enfants encore assez jeunes et qui sont en âge d’apprentissage de la langue corrcte, me semblent assez caricaturales.
1. Je sais pas cest qui : jamais entendu.
2. Malgré que: ne remplace pas bien que, certes, ne pas confondre les deux et en place de bien que, c’est une faute ; mais se dit sous certaines formes : malgré qu’il en ait (subjonctif)
3. Yen a qui croivent: grosse faute, certes ; plutôt faute d’enfants
4. Au jour daujourdhui: juste une manière de parler, une formule, rien d’incorrect, tournure orale qui comprend son poids d’ironie
5. Bon faut que je jy ale: jamais entendu. caricatural
6. Cest qui qui dit ça ?: grosse faute, mais rare tout de même chez un adulte ; fréquente en revanche chez les très jeunes enfants
7. Assoye toi: parfaitement correct ; provient de l’ancien français
8. Cest compréhensif: ouais, grosse faute, mais rare , un peu caricatural comme exemple
9. Cest quest ce que je dis: oui faute, certes , mais ce sont les très jeunes enfants il me semble qui la font , sauf que … , pas pire que « Lisez bien quest-ce qui magace »
10. Si jaurais su: reprise de la célèbre formule de TiGibus dans la Guerre des boutons : « si j’aurais su j’aurais pas venu » ; on est dans l’humour là, le second degré
« Ca me saoul, ils croivent trop ça, tu vois… Enfin voila quoi. »
ou aussi :
« Ils voillent pas ça, les gens… »
C’est CROIENT et VOIENT !!!
Apprends à parler français avant de l’employer !
@Ishtar
« 1. Je sais pas cest qui : jamais entendu. »
« 5. Bon faut que je jy ale: jamais entendu. caricatural »
Ce n’est pas parce que tu ne l’as jamais entendu que cela n’existe pas, ce n’est pas forcément caricatural.
Pour citer notre ami Dr House : « Vous prélevez de l’eau de mer dans un verre et il n’y pas de poisson dedans, vous en concluez qu’il n’y a pas de poissons dans la mer ? »
Très bon sujet et commentaires intéressants.
Pour ma part, je suis toujours horripilé lorsque j’entends les jeunes dire « c’est trop bon », « c’est trop bien », « c’est trop ceci », « c’est trop cela ». Et maintenant, de plus en plus d’adultes utilisent ces expressions.
Un autre mot à la mode qui me hérisse le poil, c’est « typiquement ». Utilisé à tort et à travers, il ne veut rien dire. Par exemple, il y a quelques mois, j’ai entendu un reportage à la radio (radio publique). La journaliste, qui avait été envoyée à l’étranger, a sorti cette phrase à l’antenne : « Je suis typiquement devant un magasin » pour décrire le lieu où elle se trouvait. Je n’ai toujours pas compris ce qu’il y a de typique dans le fait d’être devant un magasin.
Des fautes très courantes en ce moment:
-Aller « SUR » Paris au lieu de aller « A » Paris et par extension
« la situation SUR marseille » au lieu de « à Marseille »
-DERRIERE au lieu de « après », « ensuite » (très vulgaire)
-Truffer ses phrases de « MACHIN », « MACHIN »
- »Faire » au lieu de « dire », ce qui donne le dialogue suivant:
« et y’m fait, et j’lui fait, et y’m fait, et j’lui fait »
Plus ancien:
- Le « manger » pour le repas
@ polak: y’a pire: « trop pas »
Une tournure qui m’agace particulièrement, bien qu’elle ne soit pas grammaticalement fausse : » C’est un ami à moi. »
ça pleut ou ça neige
On va faire de l’essence
Bonjour,
Plus fondamentalement que les fautes relatives à des expressions courantes, il en est une qui m’écorche les oreilles : l’emploi du double sujet.
C’est une faute qui est surtout répandue à l’oral (journalistes radio ou télévision, publicitaires), et qui tend à se répandre.
« Untel, il a fait telle chose », « La MATMUT, elle assure ».
Ce qui est grave, c’est que les média la propagent au quotidien et la font pénétrer profondément dans l’esprit des auditeurs.
On voit peu cette faute à l’écrit, mais j’ai peur que ça ne finisse par venir.
Le matraquage publicitaire n’arrange évidemment rien.
A propos de matraquage publicitaire, j’ai une rage particulière pour les inventeurs du barbarisme « positiver » qui tend à se répandre de façon courante et naturelle dans la langue parlée et qui va finir par passer au dictionnaire.
désolée de te contredire, mais « malgré que » n’est pas une faute de français, du moins à condition de l’utiliser avec le verbe avoir au subjonctif(source : académie française)
bien sur, dans le cas ou « malgré que » remplace « bien que » , c’est bel et bien une faute
En quoi quelqu’un qui ne parle pas correctement la langue française est irritant? Au contraire, suivant le contexte je trouve cela comique.
Mesdames et messieurs, vous êtes victime d’un syndrome neurologique très rare.
@Lily:
Un pétale, c’est juste :)
« C’est nous qu’on fait »…. pitié…
« Je vous serais gré »
Noooon ! Je vous sAUrais gré
Merci bien !
Bonjour,
Je voudrais ajouter une expression courante très déplaisante.
« Bon appétit ! »
En effet, parler de digestion à table est très inconvenant.
en tout cas très bon top et commentaires.
Encore moi,
il y a un autre mot qui m’irrite « malpoli »
Malheureusement, ce dernier est inscrit dans les dictionnaires et intégré dans nos expressions courantes. Du coup, impoli n’a plus sa place .
Au revoir « impoli » et bienvenue « malpoli »
Je n’ai pas compris la 8 :/…
Cette viande a l’air bonne! NONNNNNNNN nous devons dire cette viande a l’air BON cette fille a l’air BEAU.
moi j’ adore le : je suis été ou j’ y suis été (à tel endroit, ou parfois même à l’ ECOLE !!!!!!).
« je mange à l’extérieur LE midi » –> »je mange à l’extérieur A Midi »
Très bon top 10
moi c’est le « Bien évidemment » ça me heurte !
et le « J’ai envie de te dire » je réponds toujours « Eh bien dis le ne te gênes pas «
Je suis beaucoup plus indulgente pour le langage oral que pour le langage écrit. Par exemple, je trouve très mignonne la faute que beaucoup d’enfants (sauf les miens, il va sans dire) font : « je suis y allé ».
Les fautes orales m’énervent beaucoup moins que les expressions et les mots à la mode que tout le monde répète bêtement en croyant avoir l’air « trend » ;-).
euh n’écrit-on pas « une personne d’âge mûr » ??? lol … dans les explications des fautes il y a des fautes … on ne met pas de virgule non plus quand on écrit « les prostituées qui » … pour les puristes le mot événement s’écrit avec deux accents aigus même si désormais l’accent grave sur le deuxième « e » est toléré … toutes les fautes de français m’horripilent mais surtout les fautes de conjugaison qui sont pour moi impardonnables …
« Va, je ne te hais point. » est une litote qui signifie justement « je t’aime ». Je ne comprends pas son utilisation dans le préambule d’un classement qui dénonce des dérives syntaxo-grammaticales en langue française.
« Mais néanmoins » m’a toujours énervée, surtout quand cette expression sort 15 fois par jour de la bouche de ma maître de stage pourtant intelligente et cultivée !
UN espèce de…
même suivi d’un nom masculin, ça m’horripile littéralement…
on ne dit pas UNE genre de fille, pourquoi dirait-on UN espèce de c** ?..
une EMPRUNTE de pas… est-ce que je vais à la banque EMPREINTER de l’argent ?.. (cela étant, une instit m’a soutenu un jour que du fait que les sons étaient très proches, la « confusion » était limite justifiable…)
@Lara: c’est corrigé. En revanche, dans le cas d’une relative non déterminative (ici définie par l’apposition de deux propositions relatives introduites par « qui », on met une virgule, afin de ne pas changer le sens de la phrase.
« il en est hors de question », contraction incorrecte de « il n’en est pas question » et « c’est hors de question », très répandue depuis quelques temps, m’exaspère particulièrement…
Merci merci merci !! je me sens moins seule …
Une autre chose qui me brûle les yeux : « voire même » … BURN IN HELL ! Pléonasme à la con !
Et bien ! Vive la Belgique !
Il n’y a que très peu d’occurrences de ce type de fautes chez nous.
Cocorico ! Ah non… C’est le cri français.
Et le « un espèce de truc » au lieu d’ »une espèce de truc » !
« Après que » + subjonctif au lieu de l’indicatif.
Les gens qui font cette faute ne m’exaspèrent pas particulièrement puisqu’elle est même parfois faite dans les livres, mais ce qui est terrible c’est de se faire corriger par les autres quand on l’emploie correctement…
Un petit paquet d’autres fautes courantes… chez les journalistes : http://fikmonskov.wordpress.com/?s=choses+lues
Attention, certaines font très mal.
J’utilise parfois l’expression « moi personnellement je trouve » qui est en fait une référence littéraire ;)
Je dois passer à chaque fois pour un kikoulol :p
Très bon article :) Pour ma part j’ai juste envie d’assassiner mon compagnon quand il me dit « celui-là qui » au lieu de « celui qui ».
Vive les vacances ( pour viveNT les vacances) me fait hurler chaque fois.
Tous horripilants!!
Un autre… « JE VAIS FAIRE DE L’ESSENCE »
(ah bon, tu travailles dans une raffinerie?)
En effet, on aurait pu faire un top 100 avec toutes ces fautes… qui deviennent parfois tellement habituelles qu’elles finissent (malheureusement) par rentrer dans les dictionnaires, et que même les enseignants commencent à faire ces fautes.
Malheureusement, je me rends compte que toutes ces fautes sont très fréquentes dans les média (TV, radio, pub)… Ne faudrait-il pas, dans chaque chaîne, une personne qui serait chargée de corriger les fautes des présentateurs… Je pense savoir que ce genre de service existe sur la VRT (la chaîne de la commaunté flamande de Belgique).
Pour ma part, pour essayer d’être original, j’ajouterai encore : les Zhandicapés, les grandEs soldes du mois de janvier et l’expression « tout un chacun ».
Et le fameux verbe « nominer » ? Personne n’en parle de ce truc !
nomination => nommer. C’est si difficile ?
Quoi ? Il n’est pas beau le verbe : « nommer » (ou même « désigner » peut aisément remplacer ce barbarisme).
Même s’il s’agit d’un top consacré au français oral, et qu’il est très drôle, un top qui s’insurge contre les fautes, venant de Topito, c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité…
Je ne perds plus mon temps à signaler les fautes contenues dans les tops publiés, trop fréquentes, et rarement corrigées quand les commentaires attire l’attention dessus.
C’est rigolo de chipoter sur celui qui a le malheur de faire une répétition en disant « moi, personnellement », ce qui peut arriver, mais quand on voit le nombre de confusions entre infinitif et participe passé dans les tops (faute bien plus grave à mon avis !), il faudrait commencer par balayer devant sa porte : relectures multiples et correcteur d’orthographe et de grammaire !
quand les commentaires « attirent », pardon, on se fait toujours avoir à ce jeu-là !
Dans le même genre, il ne faut pas dire « ceci dit » mais « cela dit ».
« Cela » est relatif à ce qui vient d’être dit, établi, exposé. « Ceci » indique ce qui vient, ce que l’on va montrer ou expliquer.
Exemples :
Je vous dis ceci.
Je suis fatigué, cela dit, je veux bien venir avec vous
Il y a aussi ceux qui Z’ont rien à dire!
Actinia, attention, tu vas te faire traiter de tous les noms ;)
Par chez moi*, il y a une prolifération de « c’est c’est-ce que »… Mais comment ils l’écrivent cette bouse au juste ?
Je ne comprends pas la remarque sur l’adverbe dans la 8, « compréhensif » est tout autant un adjectif que « compréhensible », ça ne veut pas dire la même chose c’est tout. Et du coup effectivement « c’est compréhensif » peut très difficilement dire quelque chose, « Mon père ne m’engueulera pas, il est compréhensif » par contre si.
Autre exemple, on ne dit pas « par contre » mais plutôt « en revanche »
très bon, le nombre de commentaires qui fustigent (gentiment) buzz l’éclair et qui n’ont même pas vu l’énorme faute de grammaire à la fin de son texte.
ma femme (est-ce parce qu’elle est meusienne?) est une habituée du « je sais pas c’est qui ».
certaines fautes récurrentes sont dues à l’utilisation du patois ou du dialecte, dans certaines régions. je suis bien placé, étant à la fois alsacien et porté sur le bon usage de la langue… « je vais à quelque part » étant une spécialité locale.
sinon, excellent top, merci: ça fait du bien de ne pas se sentir seul.
On dit UNE bouteille isotherme, Thermos étant une marque
Une craie pastel , une couleur pastel, un ton pastel, c’est donc discutable étant donné que « pastel » est normalement un adjectif pour définir l’intensité d’une couleur…ou d’un ton^^
et on dit aussi UN pétale (http://mapage.noos.fr/mp2/genre_des_noms.htm, j’ai pas de scanner pour te montrer mon encyclopédie, donc bon…)
On dit également un pull en fibre de(ou en matière) polaire, UNE fibre en polaire, une matière, donc c’est aussi discutable puisque dire « un polaire » pour désigner un pull EN polaire est incorrect.
Bref, au delà de ça on dit tous des choses, justes ou non, qui peuvent exaspérer les autres, pour ma part, quand on me dit « je vais faire une carte » pour payer un achat, ça me fait hérisser les poils, mais faut être tolérant dans tout les domaines, alors laisser donc pisser, personne n’est mort. Même si c’est énervant.
Celles qui me hérissent le poil, aussi compréhensIF que je puisse être :
- « Après que je sois allé » -> Après que + INDICATIF bordel…
- « Passe-moi-z-en » -> Avec un gros Z…
- « Que mange-t’il ? » -> -t-il bon diou…
+1 Valérie (je vais « faire de l’essence »)
Mon vieux, si tu sais faire de l’essence garde le secret parce que tu vas te faire des nouilles encore.
Donc on dit « je vais prendre/acheter de l’essence » ou alors « je vais faire le plein » mais on mélange pas les deux s’il vous plait.
« Par contre » n’est pas fautif car cela n’a pas la même valeur que « en revanche ».
Pour rappel, le célèbre exemple de Gide : « Je sais bien que Voltaire et Littré proscrivent cette locution ; mais « en revanche » et « en compensation », formules de remplacement que Littré propose, ne me paraissent pas toujours convenables… Trouveriez-vous décent qu’une femme vous dise : « oui, mon frère et mon mari sont revenus saufs de la guerre ; en revanche j’y ai perdu mes deux fils » ? ou « la moisson n’a pas été mauvaise, mais en compensation toutes les pommes de terre ont pourri » ? « Par contre » m’est nécessaire, et, me pardonne Littré, je m’y tiens. »
deux expressions qui m’énervent bien: « voire même » dans le genre redondant on n’est pas mal et on lit ou on entend surtout dans les médias la fameuse « dépouille mortelle »!! pour être bien sûr que la personne est décédée
Ce qui me hérisse le poil depuis la disparition du Franc, c’est bien quand je passe à la caisse et que la personne est incapable de faire les liaisons correctement… Du style « vingt euros » sans liaison (ah quand j’avais vingt ans… on prononce le « t » alors ça devrait être pareil pour les euros…) ou « cent zeuros » glurps…
Mais la palme revient à une connaissance de ma mère qui avait eu « huit zenfants » ;-)
le « plus pire » c’est « comme même » d’être repris après avoir dit « si j’aurais su j’aurais pas venu »…. alors que c’est une faute intentionnelle
@ voldi
j’habite a coté d ‘Avignon et quand j’y vais, je vais à Avignon! en revanche quand quelqu’un me rend visite ( à coté d’Avignon) il vient en Avignon (et en voiture le plus souvent) cela est dû au fait que, à l’époque des papes en Avignon, Avignon désignais un état pontifical. je vais en Andorre est aussi correct que je vais à Andorre ce n’est juste pas précisément la même destination.
La volonté de vouloir, mon prof de sociologie aime beaucoup cette expression qui me fait saigner aussi des oreilles.
Oh oui , le « COMME MEME » (exaspérant) a été oublié.
Elles m’horripilent aussi ces fautes, alors les lire toutes d’affilée, argh mon cerveau…
@Fikmonskov : non, quand on fait des critiques constructives c’est bien parce qu’on aime Topito et qu’on aimerait qu’il soit parfait, c’est très différent de ceux qui se contentent de démolir un top… rien de méchant dans ma remarque, qui comptait d’ailleurs aussi une faute (le danger de taper trop vite), personne n’est irréprochable en permanence mais sur l’orthographe on peut tous faire des efforts.
Olala, maintenant, si on ne peut plus parler sans avoir une horde de personnes pour nous dire « ce n’est pas correct », ça va devenir lourd –’
Relax les gens, la vie ce n’est pas une longue dictée, on ne va pas être noté sur nos fautes de conjugaison et cie…
De plus, la langue évolue, dans quelques années, ces mêmes fautes seront peut-être incorporées dans la langue pour de bon…
Il manque « comme même » et « au tant pour moi » (quand même et au temps pour moi)… Mais chouette top comme même !
Cet article me rappelle un excellent sketch de Kad et O:
http://www.dailymotion.com/video/x8zc8u_kad-et-olivier-c-est-pas-ce-vous-cr_fun
Je suis rassurée de trouver des gens qui comme moi, ne supportent pas certaines fautes… -_-’
Celui qui me fait bondir est également « Au jour d’aujourd’hui », aaaaaaaaaaaaaaaaaaaarg !!!
Je passe encore sur les autres, mais alors celui là…
excellent post!!!
Bon effectivement il y a des choses qui agressent les tympans ou qui font pleurer tellement c’est moche.
Assoye toi se dit (disait) et la plupart semble l’avoir oublié. La langue française subit actuellement de profondes mutations et principalement (pas uniquement) chez les jeunes.grâce ou cause des moyens de communications multiples (SMS; Messenger internet et autres), il devient peut être nécessaire de CONTINUER à faire évoluer cette belle et complexe langue qu’est le français.
On ne parle plus François mais français.
la société et les moeurs évoluent toujours plus vite et dans tous les domaines. On peut suivre, trainer les pieds, ou rester sur place.
Au choix :)
Devons nous rester vieux jeux
site web de l’academie française :Dommage pour la 4:
Au jour d’aujourd’hui
Au jour d’aujourd’hui, particulièrement redondant puisque aujourd’hui comporte déjà deux fois l’idée du « jour où nous sommes » (c’est le sens de hui, qui vient du latin hodie), se trouve parfois dans la langue littéraire, chez de fort bons auteurs, et très bien employé, lorsqu’il y a volonté d’insistance, pour bien marquer soit une étroite limite temporelle, soit une immédiate actualité. Ainsi chez Maurice Genevoix : « Une riche plaine bien de chez nous, aussi belle qu’au jour d’aujourd’hui ». On l’emploie souvent avec une nuance de plaisanterie. L’essentiel est de n’en pas abuser, mais en elle-même, cette tournure n’est pas incorrecte.
concernant la #4 y a juste une institution qui n’y connait pas grand chose en langue française et qui est d’un avis différent: l’académie française.
top plutôt drôle sinon.
A JALYA06
« Cette viande a l’air bonne! NONNNNNNNN nous devons dire cette viande a l’air BON cette fille a l’air BEAU. »
Il semblerait que vous soyez dans l’erreur, mais je ne suis vraiment pas une référence en français, je fais de nombreuses fautes dont beaucoup cités ici, j’ai donc cherché sur internet pour vérifier vos dires, et je suis tombé la dessus.
http://www.etudes-litteraires.com/forum/topic23884-elles-ont-lair-beau-belles.html
@Domacc :
on dit « en Avignon », « en Arles » pour éviter la prononciation dissonante du « à Arles »… C’est tout à fait correct, bien que je ne suis pas certain que ça fasse couleur locale…
aller EN Corse, aller AU Maroc, A Madagascar, EN Belgique, AU Burkina…etc ….EN,AU,A lequel, pourquoi ?
C’est simple, on parle de « LE Maroc », « LE Burkina », aller à le Maroc est moche, donc le français l’a simplifié en « au ». Pour LA Corse, LA Belgique, etc. on aurait pu dire « à la Belgique » mais ça pourrait être mal interprété, et c’est plus long, la langue l’a simplifié en « EN ». Quant à Madagascar, on ne parle pas de LE ou de LA, juste de Madagascar. Donc on va A Mada, sans fioriture.
Aller encore une autre qui a tendance à disparaitre des blogs et forums :
Après l’exposé d’une idée quelconque qui parait bonne à l’auteur, celui-ci nous demande « quand pensez-vous ».
La dernière fois je lui ai répondu que je pensais souvent mais qu’apparemment lui devait saturer au-delà d’une fois par jour. Il ne m’a pas répondu.
Pour compléter ce qu’écrit Russetop à propos de A ou EN pour les pays.
La distinction tient aussi au fait que les noms de pays sont masculins, et d’autres féminins.
Les pays dont le nom se termine par « E » sont féminins (la Suisse, la Suède), et les autres sont masculins (le Congo, le Canada).
Je suis tout à fait d’accord avec Valerian07. Moi-même depuis déjà quelques années je suis confronté à des dizaines de personnes dans mon entourage qui font pleuvoir dans leurs discours des « passe moi les » « passe moi la » ou « passe moi le »……
Et depuis que je suis devenu assez pointu par rapport au Français, au respect et à la maîtrise de la langue, à chaque fois je ne peux pas m’empêcher de corriger la personne.
D’ailleurs, je m’étonne que cette faute monstrueuse et beaucoup trop répandue n’apparaisse pas ici, mais malgré tout, bravo pour ce top pédagogique et très instructif !
il faut que je voye ou qu’ils voyent … l’horreur ! et on l’entend tous les jours à la télévision !
Pour l’emploi de malgré que, voir l’émission « Merci professeur! » qui explique que malgré que + imparfait du subjonctif est attesté à l’oral et à l’écrit (sous la plume de Daudet).
http://www.youtube.com/watch?v=PW11Lwr6am0
- une réNUmération au lieu de rémunération
- entendu à Lyon : « il est 8 heures ET dix » au lieu de 8h10
- toujours à Lyon : je vais « y » mettre là au lieu de je vais « le » mettre là
<que celui ou celle qui n'a jamais fait de faute de français jette la première pierre….ceci dit, chez nous dans les Vosges, j'ai souvent entendu :" j'ai mal LES pieds !"…sic
« y’en a pas un pareil », il me semble que pour comparer les choses, il en faut au moins 2.
Et pour les pages Facebook « Si toi aussi tu n’aimes pas la nouvelle coupe de Justin Bieber » au lieu de toi non plus.
Ah oui, le « comme même » déchire bien les tuyaux acoustiques.
Il y a aussi « obnibuler » pour obnubiler, un « aéropage » pour aréopage, un « carapaçon » pour un caparaçon.
Sinon la forme « voye », « soye » est employée allègrement chez Louis-Ferdinand Céline. Relisez « Voyage au bout de la nuit », vous verrez, c’est horripilant.
@adrien
Si tu as entendu « je vais y mettre là » à Lyon, c’est normal, tous les lyonnais pur souche mettent le « y » à la place du « le », c’est typique du parler lyonnais
J’ai oublié les très énervants:
« Dîtes-le » ou « faîtes-le » avec l’accent circonflexe. Putain de bordel.
Rhââââ j’ai failli oublier tous ceux qui disent « commissairiat » pour commissariat ou « secrétairiat » pour secrétariat. Rhâââââââââ !!!
Personnellement, je ne suis toujours pas convaincu de « après que » +indicatif…. par contre, je reste persuadé que « il faut que » est suivi du subjonctif… les phrases du genre « il faut qu’ils font un gros effort » me font toujours très bizarre…
à JALYA06 :
Tout est dans l’attitude…
« Cette viande a l’air bon » – FAUX
Certes « air » est un nom masculin. Mais l’académie française est précise à ce sujet :
- « avoir l’air », synonyme de « sembler », « paraître » = « cette viande a l’air bonne » (une viande n’a pas de comportement, encore moins de visage). L’adjectif est attribut et s’accorde donc.
- « avoir l’air », dans son sens premier, pour parler d’une attitude, d’une expression du visage = « elle a l’air sérieux ». L’adjectif est épithète, il ne s’accorde pas.
Pour savoir quand accorder l’adjectif, il suffit de remplacer « avoir l’air » par « prendre l’air » ou « prendre un air » : « cette viande prend un air bon » semble dénué de sens.
En revanche, « elle prend un air sérieux » fonctionne.
Parfois, il est possible de rendre l’adjectif épithète ou bien attribut, selon le sens que l’on souhaite donner :
« elle a l’air gracieux » : son visage semble empreint de bienveillance.
« elle a l’air gracieuse » : il semblerait qu’elle ait de la grâce dans les mouvements.
« Où est-ce que vous allez? » Alors qu’il suffit de dire « Où allez-vous? » Pourquoi se compliquer la tâche?
« Pallier à… » c’est un verbe transitif bon sang! On PALLIE UNE CHOSE mais on REMEDIE A une autre…
On retrouve a peu près l’essentiel, une belle compilation à faire dresser les poils sur l’échine !
Notons que le mot « Aujourd’hui » est à lui seul un pléonasme, « hui » étant déjà la contraction de l’archaïque locution « hoc die » signifiant « en ce jour ». Au jour d’aujourd’hui = Au jour d’au jour d’en ce jour. Voyez le tableau…
celle-ci me casse les oreilles : demain il fera entre 8 à 10 degré …
et oui, de 8 à 10degré,
ou entre 8 et 10 degré…
#Jadee : Merciii!
« Et le fameux verbe « nominer » ? Personne n’en parle de ce truc !
nomination => nommer. C’est si difficile ?
Quoi ? Il n’est pas beau le verbe : « nommer » (ou même « désigner » peut aisément remplacer ce barbarisme). »
J’ai lu tous les commentaires pour voir si quelqu’un allait parler de cette faute; j’étais étonnée que personne ne le dise.
Avec tout ça je n’ose plus écrire, j’ai peur de faire des erreurs. (La distinction entre fautes et erreurs d’ailleurs, je me souviens qu’une prof de CE1 m’avait humilié avec ça mais je ne sais plus lequel est correct).
* Le « comme même » je ne l’ai jamais entendu, c’est bizarre, à vous lire il a l’air courant.
#LeLoulou : mdr!
Ceux qui n’utilisent pas le subjonctif après « il faut que » ça me donne envie de les corriger (enfin de corriger leur language).
Par contre (je ne sais plus si ça se dit maintenant ?!) les « au » à la place de « chez » j’ai toujours eu du mal et les « malgré que » ou « bien que » vos différents avis me perdent un peu.
Ce n’est pas le sujet ok mais les fautes qui m’énervent vraiment sont plus celles à l’écrit qu’à l’oral. Je ne supporte pas le « sa » pour « ça » les verbe à l’infinitif au lieu du participe passé et bien sûr le total language sms (je ne parle pas des abréviations comme « tj » ou « mnt », que je trouve pratique) où l’on n’arrive même plus à déchiffrer (surtout quand il n’y a aucune ponctuation).
Je tiens à dire que je trouve normal qu’une langue évolue, ça prouve qu’elle est vivante et il ne faut pas tomber dans le conservatisme à tout va, il faut aussi prendre en compte les tournures locales (je suis fière de mon patois d’origine Gallo, je trouve dommage que les dialectes régionaux disparaissent et soient si snobés) et celles ironiques ou, comment dire ?, des effets de style.
Les expressions sont aussi des marqueurs générationnels comme le « tu m’étonnes! » ou le « trop pas! » (j’avoue que ce dernier m’horripile, et oui j’ai plus de 20 ans!).
De même l’emploie systèmatique de « grave » c’est lourd et je trouve cela vulgaire. Et, bien que je le fasse aussi, je déplore la tendance à l’exagération; si on utilise des mots comme « atroce », « horrible » à tout bout de champ, comment fait-on pour qualifier quelque chose qui est vraiment atroce ?!
En tout cas merci pour ce top !
En lisant le premier top, j’étais sûre que c’était Kelolo l’auteur (aidé de ses complices !) Je sais pas qui c’est, c’est trop drôle quand même.
Je signale que malgré que peut s’utiliser uniquement dans la tournure : malgré que j’en aie. pour le reste, c’est : bien que + subj.
Je signale quelques autres fautes communes : on ne dit pas nous avions convenu mais nous étions convenus…..
Une rue passagère, non ! mais une rue passante, oui.
Un vêtement infecté de parasites, non, mais infesté de parasites
Je vous promets qu’il est là : NON ! Je vous assure qu’il est là ! je pourrai en écrire d’autres, j’y passerais tout ce tantôt ! ! !
haha, excellent post !
Une mode actuelle de langage qui vrille les horaires est la tendance à ne jamais prononcer les mots jusqu’à la fin : 84 devient par magie « quat-vin-quat »…
Mais il y a pire: ces temps, tout mot se terminant par une voyelle se prend miraculeusement un (ou plusieurs) h à la fin, mais cela est également une question d’accent, j’imagine.
Exemple: « Je viens de Parih » voire « Je viens de Parisch » pour les cas les plus extrêmes de sophistication.
Sinon les classiques « Autant pour moi » à la place de « Au temps pour moi », la disparition du subjonctif du langage du commun des mortels « kikoo lol », etc.
Mes élèves disent souvent « RELOOKER » au lui de « RELUQUER »
Et même une collègue (prof) m’a dit: « Il arrête pas de me RELOOKER » !!!!
moi j’ai un copain qui me dit régulièrement: « Hey tu sais c’est quoi? »
et pour le « comme même » on a le droit de casser du râtelier à coup de Bescherelle ou de Larousse?
toutes très intéressantes vos remarques mais personne ne mentionne le pourtant si commun et si horrible : « le truc QUE j’ai besoin », à toutes les sauces. Le « dont » génitif semble avoir disparu de la langue française.
De même, « ce que je faisais référence », au lieu de « ce à quoi je … »
ça c’est quotidien, avec le « 100 Z euros » déjà cité
Et ça me fracasse les oreilles d’entendre le commentaire « énorme! » à tout bout de champ pour manifester un léger étonnement
Erreur d’orthographe au 9? :Le vais au coiffeur (pouruoi y’a le?)
topito, je vous remercie de tout coeur, j’ai le plaisir de vous suivre .
Je suis étonné que personne n’ait relevé, alors qu’ils apparaissent dans plusieurs commentaires :
« Et bien ! » au lieu de « Eh bien ! »
« Et oui ! » au lieu de « Eh oui ! »
Nous sommes d’accord, c’est de l’écrit, donc hors sujet, mais ça m’horripile prodigieusement et cela d’autant plus que contrairement à l’oral, on ne peut pas donner sur le champ à la personne fautive la correction qu’elle mérite. ;-)
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