Que c’est triste Venise au temps des amours mortes, que c’est triste Venise quand on ne s’aime plus. Enfin c’est ce que dit Charles Aznavour, sûrement parce qu’il s’est fait arnaquer comme un pigeon qui a mal préparé son voyage. En vrai, Venise c’est bien, mais si tu veux pas avoir le cafard comme ce bon vieux Charles, il faut que tu connaisses les petits pièges à éviter comme les gros attrape-touristes à fuir.

1. Le prix des balades en gondole

Bien sûr que je vais parler des gondoles, tu me prends pour qui ? Quand on pense à Venise on pense à la gondole avant même de penser qu’il y a de l’eau partout tellement c’est cliché. Le problème, c’est que là-bas ils en profitent pas mal. 80€ les 30-40 minutes, c’est quand même un peu du vol. C’est rarement négociable, mais en période creuse les prix peuvent baisser. Si tu te laisses tenter malgré tout, n’hésite pas à rentabiliser ça en postant un maximum de photos sur Instagram.

2. Les restaurants et cafés de la Piazza San Marco

Dans ce coin là, tu es sûr de raquer un max pour des prestations moyennes. Tu pourras toujours trouver mieux ailleurs, mais il faut savoir que les prix sont généralement assez élevés à Venise, rien que parce que c’est pas facile d’approvisionner les commerces avec toute cette eau. Vivement qu’ils assèchent tout ça et fassent des bonnes vieilles routes en macadam.

3. Le prix des hôtels

Je vais te faire un petit cours d’économie assez simple : quand il y a beaucoup de touristes, les autochtones se font plaiz’ et augmentent les prix pour se faire des couilles en or. C’est ce qu’on appelle la loi de l’offre et de la demande, appliquée au monde merveilleux du voyage. Les hôtels n’échappent pas à la règle, donc pour pas se faire arnaquer et se retrouver dans un truc miteux à 120 balles la nuit, vaut mieux bien étudier la question à l’avance ou venir en hors-saison. Ça peut aussi être intéressant d’aller jeter un œil sur Airbnb. A l’avance, toujours.

4. Les endroits bondés

Bon, c’est sûr que tu pourras pas y échapper totalement. Si tu veux marcher seul dans les rues qui se donnent, évite Venise. Le piège c’est surtout d’aller aux heures de pointes dans les endroits les plus touristiques, comme la Basilique Saint-Marc ou le pont du Rialto. Le petit matin et la nuit sont donc tes meilleurs alliés pour visiter tout ça dans les meilleures conditions. Le hors-saison peut encore être une solution. A voir si ton boss acceptera de te laisser filer pendant cette période alors que les commandes sont en plein boum et que le dossier Berthier n’est toujours pas bouclé. A voir.

5. Les vendeurs de bijoux et tapis recommandés par les taxis

Certains chauffeurs de taxis peuvent te recommander des magasins avec lesquels ils sont de mèche, proposant même de t’y conduire. Là-bas, le vendeur se fera passer pour un artisan, vantant les qualités de ses produits qui sont très probablement fabriqués par des enfants exploités dans des pays lointains. Alerte malhonnêteté. Faudra pas venir pleurer.

Source photo : Giphy

6. Les taxis, tout court

Comme d’hab, y’en a des biens et des moins bien. Et les moins bien, en plus d’essayer de t’emmener dans des magasins pourris, ils vont aussi essayer de faire des détours pour gonfler le prix du trajet. L’idéal est de demander à l’avance une estimation du prix pour le voyage. L’idéal, c’est d’être heureux.

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7. Les pickpockets

Oui, je sais qu’il y en a aussi à Paris, à Lille, à Marseille, et même éventuellement à Toulouse. Mais il y en a à Venise aussi. C’est tout, c’est comme ça. Donc dans la foule, tu mets ton sac à dos devant toi, tant pis pour le style tout pourri, de toute façon t’étais déjà en short alors comment tu voulais être beau gosse ?

8. Le groupe de jeunes filles qui pousse à la consommation

Comme pour les pickpockets, c’est pas une spécialité typiquement vénitienne, mais elle y est assez courante. Si tu es un garçon, tu peux rencontrer des jolies filles trop sympa qui vont t’inviter à les accompagner dans un bar. Et comme t’as bien envie de ken, tu vas payer tes coups pour paraître cool, sauf qu’une fois revenu des toilettes, y’aura plus personne. Juste toi, ta solitude et ton dégoût de toi-même.

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9. La petite excursion sur l'île de Murano

A ne pas confondre avec Burano qui est super colorée et sympa à voir. Murano, on te le vend comme une visite qui vaut vraiment le coup, mais à part voir des verreries (et déjà là c’est pas l’éclate), y’a rien de spécial à faire. Si tu es là pour un court séjour, tu peux carrément éviter. Si tu es là pour un long séjour et que tu aimes t’ennuyer, vas-y fonce ! En cadeau, cette photo d’un mec en train de fabriquer un verre, voilà la triste réalité de Murano.

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10. Les toilettes

Payer pour aller aux chiottes, pourquoi pas, c’est quand même un service. Mais quand en France ça dépasse jamais les 50 centimes, à Venise le prix se situe entre 1,5€ et 2€. A ce prix là c’est juste totalement abusé. Deux conseils : retiens-toi de faire pipi et ne bois pas de bière.

« Adieu Pont des Soupirs, adieu rêves perdus »… Il est vraiment pas fun Aznavour.

Sources : Cityzeum, Routard, Lonelyplanet, Veniceguide