Quittons l’époque moderne, direction le passé. Direction les temps obscurs où des souverains s’octroyaient le droit de régner en maître absolus sur leurs peuples effrayés. Direction ces heures noires où la révolte gronde, où les têtes tombent et où j’avais aucune envie de faire une intro intelligente alors j’ai écrit n’importe quoi.

1. Harold II Godwinson

Le mec se dressait seul, verbe haut, contre Guillaume le Conquérant. Lors de la bataille d’Hastings, en 1066, le roi Harold s’est pris, selon la légende, une grosse flèche dans l’oeil, ce qui a rendu plus difficile de vivre pour lui. Sauf que, juste après, les soldats de Guillaume se sont lâchés sur son corps, lui coupant la tête et les membres pour le rendre difficile à identifier. Du coup, c’est grâce à une tache de naissance que sa femme a pu confirmer que le bon roi des Saxons Harold était passé de vie à trépas.

Berk.

2. Edouard II

Obligé d’abdiquer en 1327 et foutu en taule, Edouard II est placé en prison où il meurt pour le plus grand bonheur de ses conjurateurs, soi disant de mort naturelle. Sauf qu’un autre récit voudrait que le pauvre Edouard ait été bel et bien assassiné dans sa prison via l’insertion, dans son anus, d’un tisonnier brûlant. Bon. La plupart des historiens s’accordent à dire que c’est de la connerie et que cette histoire vise surtout à moquer l’homosexualité de l’ex-roi. Mais bon.

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3. Postume le jeune

Il était un empereur des Gaules qu’on appelait Postume, ce qui lui allait comme un gant surtout qu’on se souviendra de lui à partir de sa mort. Son fils, lui, s’appelait Postume le jeune parce qu’on allait pas commencer à s’emmerder à trouver des nouveaux prénoms. Quoiqu’il en soit, les deux hommes, père et fils, se trouvent à Mayence en 269 quand leurs armées veulent piller la ville. Non non non, dit Postume. On ne va pas foutre à sac une ville fortifiée près du Rhin. Qu’à cela ne tienne, répondent les soldats. Et ils massacrent littéralement les deux Postume, ne laissant de leurs corps que de la charpie. Fallait pas les chercher.

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4. Haïlé Sélassié Ier

Dernier empereur d’Ethiopie dont le nom de règne signifiait « Puissance de la Trinité » parce qu’on allait pas s’emmerder à se faire surnommer « Le Gros Caca », Haïlé Sélassié est démis en 1974 lorsque des manifestations étudiantes secouent le pays. Alors que l’armée réclame l’Etat d’urgence, Sélassié est finalement forcé d’abdiquer suite à l’intrusion de ses propres troupes dans le palais de l’empereur. Un an plus tard, en 1975, il meurt, officiellement d’un cancer de la prostate. Sauf qu’en réalité, il serait mort étranglé et sa dépouille dissimulée dans les fondations du palais où elle a pourri tranquillement jusqu’à ce qu’on la retrouve, en 92.

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5. Osman II

Sultan de l’Empire ottoman, Osman II accède au pouvoir à 13 ans, en 1628. C’est un malin, notre petit Osman. Il comprend la nécessité de réformer le pouvoir quand, déçu par les janissaires (des mercenaires européens au service de l’empire ottoman), il est contraint de signer un accord de paix avec les Polonais. Il décide donc de combattre le pouvoir des janissaires et de limiter leur influence en faisant fermer leurs cafés et en jetant les bases d’une nouvelle armée. Les janissaires décident alors qu’Osman est bien sympa mais ça va deux minutes : ils envahissent le palais, emprisonnent le sultan puis, face à sa résistance, lui envoient une flèche dans le dos. Ensuite, comme ça suffisait pas, ils décident de l’étrangler alors qu’il est déjà mort. Et finalement, les cafés des janissaires ont rouvert.

6. Radama II

Roi malgache du XIX° siècle, Radama était ultra pro-européen, contrairement à ses prédécesseurs qui travaillaient à l’indépendance de Madagascar. Et ça ne plait pas tant que ça à ses sujets, surtout que Radama passe pas mal de temps à coucher avec des meufs, à faire des jeux, et à fréquenter des gens de toutes les castes et pas uniquement de la sienne. On dit de lui qu’il est corrompu. Bref, ça se termine mal pour Radama, étranglé à la porte de son palais par des mecs qu’il avait amnistiés quelques mois plus tôt sur ordre de son premier ministre. Faut pas faire confiance à l’aveugle.

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7. Ramses III

Pharaon d’Egypte au XIII° avant JC, Ramses III fait face à des difficultés politiques et économiques, à commencer par une grève géante (la première de l’histoire) qui sévit en Egypte. Bref, il est un peu tricardisé et c’est là qu’une conspiration contre lui voit le jour, la conspiration du harem. La deuxième épouse de Ramses, ainsi que des nanas du harem et un majordome, sans compter les quelques dignitaires de l’armée, veulent déposer le pharaon. Ils attendent qu’il se rendent dans son harem car c’est le seul endroit où ses gardes ne le suivent pas. Là, Ramsès est égorgé par une des filles. Triste fin.

8. Alexandre Ier de Serbie

Roi de Serbie particulièrement impopulaire, Alexandre Ier de Serbie reçoit le 11 juin 1903 la visite d’officiers nationalistes inspirés par la Main noire. Et ce n’est pas d’une énorme courtoisie puisque les officiers assassinent Alexandre et sa reine à coups de couteau avant de jeter leurs corps mutilés par la fenêtre pour bien mettre tout le monde d’accord. Dur dur.

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Il ne fait pas bon être souverain.