Les écrivains classiques nous paraissent parfois un peu vieux et poussiéreux. QUE NENNI ! Ils en avaient dans la culotte, et aimaient bien la mettre en scène, surtout quand elle tombait. C’est pourquoi, à leurs heures perdues, certains se plaisaient à écrire des trucs cochons. Un top à ne lire que d’une main, comme disait Rousseau.

1. Les Onze Milles Verges - Guillaume Apollinaire

Un classique des classiques de la littérature pornographique. Un prince roumain, Mony Vibescu, s’en va baiser à tout va à travers l’Europe. Et autant le dire, c’est la fête du chibre, un monde plein de sécrétions corporelles où il suffit de réciter des poèmes pour qu’une femme vous réponde : « C’est exquis ! délicieux ! admirable ! Mony, tu es un poète archi-divin, viens me baiser dans le sleeping-car, j’ai l’âme foutative. »

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2. Gamiani ou Deux nuits d'excès - Alfred de Musset

On sait qu’Alfred de Musset était un peu chaud du caleçon, mais on sait un peu moins qu’on lui doit un livre de cul. La comtesse Gamiani, adepte du plan à trois, s’en donne à cœur joie avec ses petits camarades. C’est assez trash et un personnage avoue lui-même : « J’étais toute mouillée. » Que du bonheur !

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3. Teleny - Oscar Wilde

On parle ici d’un roman pornographique en partie écrit par monsieur Dorian Gray. Il est plein de scènes très chaudes de ta région, où des messieurs se font des choses totalement réprouvées par la manif pour tous et Christine Boutin. On ne peut que leur conseiller la lecture de cet ouvrage, qui rend la « décadence » franchement excitante, voire donne des désirs de se mettre nu entre personnes de même sexe pour jouer au monopolisson.

4. Le Con d'Irène - Louis Aragon

Avec un titre comme ça, ça sent le stupre à plein nez. Effectivement, ce voyage au centre du vagin d’Irène vaut le détour. Malgré les passages chauds bouillants, l’écrivain sait parler de sexe avec style. Pour prendre son pied : il n’y a rien de mieux qu’un bon alexandrin. Comme le bouquin est en prose, on y trouvera peu de vers, cette remarque n’a donc pour seul intérêt que de soulever le potentiel érogène d’un alexandrin. Parce que douze pieds bien placés valent tous les doigts du monde. Pour l’anecdote, on doit aussi à Aragon Les Aventures de Jean-Foutre la bite.

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5. À la feuille de rose, maison turque - Guy de Maupassant

Traduisez « feuille de rose » par « anulingus » et « maison turque » par « maison close » et vous aurez une idée du contenu de cette pièce de théâtre fort cochonne. On y trouve ainsi des répliques de qualité Marc d’Orcel : « Faites votre choix, Monsieur, nous sommes très aimables, très polissonnes, très cochonnes. »

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6. Hombres - Paul Verlaine

Le poète de la mélancolie que les sanglots longs de l’automne faisait bader sa mère aimait aussi les choses sexuelles. On sait déjà qu’il avait écrit avec Arthur Rimbaud un « Sonnet du trou du cul », mais il a écrit toute une flopée de poèmes homosexuels pornographiques réunis dans Hombres, recueil poétique aux vers délicats et charmants : « Ne métaphorons pas, foutons / Pelotons-nous bien les roustons ».

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7. Le Rideau levé ou l'éducation de Laure - Mirabeau

Mirabeau est un révolutionnaire français connu pour ses discours, ses talents d’orateur tout ça tout ça… Et le comte de Mirabeau avait une passion : le sexe. Et il nous en fait part dans divers romans, dont Le Rideau levé, où l’héroïne, Laure, parfait son éducation en se faisant prendre dans toutes les positions : « Son petit vit était dans toute sa dureté ; je me mis sur lui ; je le conduisis moi-même dans mon petit conin. Ah ! qu’il fut bientôt au fait : j’étais encore étroite, mais il n’était pas gros »

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8. Venus Erotica - Anaïs Nin

Un des premiers livres érotiques publiés par une femme. Anaïs, connue, entre autres, pour son Journal, nous parle d’orgasme dans ce recueil de nouvelles. Parce qu’on devrait tous parler de fesses. Parce que les fesses c’est important, sans ça on pourrait pas s’asseoir (mes sincères excuses pour cette blagounette).

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9. L'Anti-Justine - Restif de la Bretonne

Restif de la Bretonne est un écrivain français oublié du grand public mais qui jouit d’une petite notoriété chez les amateurs de littérature du XVIIIe siècle. Et le petit Restif était rétif aux œuvres du marquis de Sade qu’il trouvait un poil trop glauques. D’où une réponse pornographique à base de phrases d’un réalisme frappant : « Enculez-moi, s’il vous plaît, monsieur, lui dit-elle, il me semble que ça me fera mieux… » Le petit plus : c’est très drôle. Le petit moins : ça parle légèrement d’inceste. Malaise.

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10. Lettres à Lou - Guillaume Apollinaire

Apollinaire, qui possédait de grands talents de pornographe, méritait bien une deuxième place dans ce top. Les Lettres à Lou ne sont pas exactement ce qu’on pourrait appeler un livre pornographique puisqu’il s’agit des lettres qu’Apollinaire envoyait à Lou, son amoureuse. Mais on trouve parfois au fil des lettres des passages fameux : « Je t’enculerai jusqu’à la racine de ma queue et te ferai crier de douleur en défonçant ce beau derrière qui ne mérite pas autre chose ». On apprécie.

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On a hâte de voir tout ça au programme du bac !