La littérature, c’est sacré ou pas ? Nous on sait pas trop, mais ce qui est sûr, c’est que parmi les écrivains célèbres, ceux qui ont écrit des trucs tellement bien qu’on en parle encore aujourd’hui, il y en a quelques uns qui ont été de belles enflures. C’est le sujet de la BD Les Bons Gros Bâtards de la Littérature d’Aurélien Fernandez et Popésie, qui nous montrent que même parmi les génies de la littérature se cachent des bons gros bâtards, à travers des anecdotes et des critiques faites par d’autres écrivains. On vous remet un lien vers le bouquin à la fin du top, et en attendant on va vous parler de quelques uns de ces bougres.

1. André Malraux était un pilleur de temples

L’écrivain qui a été Ministre de la Culture n’a pas toujours été une figure exemplaire. En 1923, il était totalement fauché à cause de mauvais investissements en bourse. Du coup, il s’est dit que ce serait une bonne idée d’aller au Cambodge avec son épouse pour voler des statues dans des temples khmers afin de les revendre et se faire un peu de pognon. Ils ont fini par se faire arrêter et André a fait de la prison. Selon les mémoires de sa femme Clara, il justifiait ses vols par une bonne phrase d’enflure : « Vous ne croyez tout de même pas que je vais travailler ? » Sacré André.

2. Ernest Hemingway aimait buter des animaux

Hemingway était un grand fan de chasse. Pas juste la chasse pour se nourrir, hein, la chasse pour buter des animaux et en faire des trophées. Il posait fièrement avec leurs cadavres ; le genre de photo qui aujourd’hui soulève systématiquement l’indignation (à raison). Il a même établi la liste des Big Five, ces 5 animaux de la savane (Buffle, lion, léopard, éléphant et rhinocéros) qu’il fallait tuer si on voulait être un « vrai chasseur ». Ou une vraie enflure, plutôt.

3. Guy de Maupassant partageait volontiers ses MST

Le gars était connu pour passer sa vie dans des bordels et coucher avec toutes les prostituées du coin. Forcément, un jour, ce qui devait arriver arriva : il a chopé la vérole. On aurait pu croire que ça allait le calmer, mais pas du tout. A la place, il s’en est vanté auprès d’un ami dans une lettre, expliquant que maintenant, au moins, il n’avait plus peur de choper la vérole, vu qu’il l’avait déjà. Et il lui a bien expliqué que cette absence de peur lui permettait de coucher avec encore plus de prostituées. Dans le texte, ça donne ça : « je baise les putains des rues, les roulures des bornes et après les avoir baisées je leur dis “J’ai la Vérole”. Et elles ont peur et moi je ris, ce qui me prouve que je leur suis bien supérieur. » Ce mec est un grand malade.

4. Jean-Jacques Rousseau a abandonné ses 5 enfants

Rousseau a, entre autres, écrit sur l’éducation, encourageant les gens à faire des enfants et à les élever. C’est très noble de sa part. Ce qui l’est moins, c’est qu’il a lui même abandonné ses 5 gosses à l’hospice des enfants trouvés, contre l’avis de leur mère, alors même que des proches s’étaient proposés de les adopter. Dans Les Confessions, il a essayé de se justifier en expliquant que c’était une manière de leur offrir l’éducation publique, un peu comme dans La République de Platon, mais on ne nous la fait pas à nous : ce mec est une grosse enflure.

5. Louise Colet n'a pas hésité à sortir son couteau

La poétesse du 19e siècle n’a pas apprécié un article du journaliste Alphonse Karr. Il y dévoilait la relation adultère entre Louise et Victor Cousin, un philosophe qu’on a un peu oublié aujourd’hui. Ni une ni deux, elle s’est rendue chez le journaliste pour le poignarder dans le dos. Le journaliste l’a raccompagnée chez elle et lui a présenté ses excuses. Alors ok, son article n’était pas très cool, mais quand même : planter des gens quand on n’est pas content, c’est un peu extrême.

6. Gustave Flaubert clashait violemment tous les écrivains de son époque

Si vous avez lu Mme Bovary, vous savez déjà que ce bon vieux Gustave pouvait ne pas être très tendre avec ses personnages, mais il était pareil avec ses homologues. A propos de Lamartine, il a écrit : « C’est un esprit eunuque, la couille lui manque, il n’a jamais pissé que de l’eau claire. » Et sur Balzac : « Quelle homme eût été Balzac, s’il eût su écrire ! » Il y en a encore plein d’autres comme ça, mais on vous laisse les découvrir dans le bouquin. En tout cas, on peut dire que le mec savait se faire des amis.

7. Edgar Allan Poe a épousé sa cousine de... 13 ans

Lui en avait 26. Alors oui, on peut dire que les mœurs ont changé, etc., mais il faut savoir que ce mariage était déjà très mal perçu à l’époque, et que la (très) jeune mariée avait dû mentir sur son âge pour qu’on puisse célébrer leur union. C’est pas très net, tout ça, si vous voyez ce qu’on veut dire.

8. Arthur Rimbaud a empoisonné des tas de chiens

Déjà il faut se souvenir d’un truc dont on ne parlait que brièvement au lycée : Rimbaud a fait du trafic d’armes, ce qui n’était pas bien glorieux. A côté de ça, il faisait aussi du commerce de café en Ethiopie. C’est un domaine un peu moins problématique, sauf que pour protéger ses stocks des chiens qui venaient pisser dessus, il foutait du poison partout autour, ce qui lui a valu une réputation de tueur de chiens. Il y avait sûrement d’autres moyens de protéger son café sans commettre de génocide canin.

9. Alfred Jarry avait une manière bien à lui d'aborder les femmes

Une anecdote raconte que le célèbre auteur de l’absurde Jarry s’est posé un jour en terrasse à côté d’une femme qui l’attirait. Comme elle ne faisait pas attention à lui, il aurait sorti son revolver pour tirer dans le miroir de l’établissement, puis se serait exclamé : « Maintenant qu’on a brisé la glace, on peut causer. » Difficile de dire si tout ça est vrai, mais ce qui est sûr c’est qu’aujourd’hui le mec qui fait ça part direct en gardav’ (et heureusement).

10. Voltaire était bien plus sexiste que ton oncle bourré

Certains prétexteront que « boh, c’était comme ça à l’époque », mais il suffit de rappeler qu’il a écrit : « Les femmes ressemblent aux girouettes : elles se fixent quand elles se rouillent. » pour comprendre qu’il ne tenait pas la femme en très haute estime. On vous laisse quand même vous faire votre propre avis, mais nous on a choisi. Ça veut pas dire qu’il faut brûler tout Voltaire dès demain, mais qu’on peut avoir du recul sur la personne. On aurait aussi pu parler de son homophobie, de son antisémitisme et du fait qu’il a fait du commerce avec des esclavagistes, mais après ça fait long.

11. (Bonus) Et plein d'autres bons gros bâtards dans la BD que vous pouvez vous procurer juste ici

Prix : à partir de 13 chez ~ LIBRAIRIE PAPETERIE DU LYCEE ~

Eh ben, c’est du joli les belles lettres.

Si vous aimez le littéraire et le sale, on a les pires citations des Lumières, les clash d’écrivains et les citations de philosophes version beauf.

Sources : Les Bons Gros Bâtards de la Littérature, INA, Wikipedia (big five), Le Point, Wikipédia (Rousseau), Wikipedia (Colet).