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Il y a des livres comme ça qui inspirent le respect, qu’on est censé avoir lu au moins une fois dans sa vie, ou auxquels on a échappé pendant sa scolarité. Malheureusement, Mark Twain disait -avec raison, qu’un classique « est un livre que tout le monde voudrait avoir lu et que personne ne veut lire. » N’ayons plus honte d’avoir cédé à la facilité et lu le résumé du Faust de Goethe sur Wikipedia. Assumons notre répulsion envers les interminables ronchonneries grinçantes de Flaubert. Voici pour vous déculpabiliser, les 15 livres qu’on devrait avoir lus mais c’est pas demain la veille qu’on lâchera le dernier Batman pour se plonger dans l’un de ces « classiques » avec la dévotion de rigueur.
- À la recherche du temps perdu, Marcel Proust, 1913-1927 : sept tomes, une pléiade de personnages, et une madeleine. En ne pensez pas vous rabattre sur les adaptations cinématographiques: Un Amour de Swann (Volker Schlöndorff) ou Le Temps Retrouvé (Raoul Ruiz) sont difficilement accessibles sans cocaïne. Cet immense palimpseste donne raison à Cocteau qui affirmait, dans La Machine Infernale, que « le temps des hommes est de l’éternité pliée ». Un bel aperçu du gouffre sans fond dont on cherche toujours à sortir.
De quoi ça cause? Pendant 7 longs romans, sous couvert de réflexion sur la littérature, l’ami Marcel nous parle de Tata, de Mémé, de la voisine Machine et du cousin Bidule. Voilà. - La Divine Comédie, Dante Alighieri,1307-1321 : monumental, vertigineux, une vraie descente en Enfer versifiée. Le Bois des Suicidés, les Neuf cercles, et moult activités champêtres vous attendent dans l’oeuvre majeure de la littérature italienne. « Abandonne tout espoir, toi qui ouvre ce livre ».
De quoi ça cause? : Dante descend aux Enfers pour retrouver Béatrice. Il est guidé par Virgile (le poète latin) qui se demande bien ce qu’il est venu faire dans cette galère. - L’insoutenable Légèreté de l’être Milan Kundera, 1982 : un titre digne de Michel Gondry pour un écrivain tchèque nobélisable qui écrit en français. Conscient-e de votre propre légèreté, insoutenable de surcroît, vous préférez vous tourner vers de la grande littérature plutôt que vers un guide de développement personnel. C’est finalement 10 moyens efficaces d’avoir la gagne de Philippe Lucas que vous emprunterez à la bibliothèque municipale, quand il l’aura écrit, bien sûr. On ne dira rien, déjà parce qu’on est pas du genre balance, et honnêtement, qui a lu L’insoutenable Légèreté de l’être?
De quoi ça cause? : l’exclusion de tout ce que l’existence humaine a d’inacceptable. Vous avez mal au crâne? C’est l’histoire d’un chirurgien dévergondé, de sa femme et de sa maîtresse sur fond de Printemps de Prague. Y’a du cul, tout de même. - La Princesse de Clèves, Madame de la Fayette, 1678 : vous vous dites que si Sarkozy, c’est-à-dire l’homme qui file une Légion d’honneur à Mireille Matthieu, pense que c’est de la merde, c’est forcément un chef-d’oeuvre. En un sens, c’en est un: considéré comme le premier roman « psychologique », mais aussi comme le fer de lance du renouveau stylistique et fleuron des Belles Lettres, La Princesse de Clèves est une oeuvre indispensable. Malheureusement, ce roman est désespérément chiant, c’est un fait.
De quoi ça cause? : Mademoiselle de Chartres se marie avec Monsieur de Clèves mais aime Monsieur de Nemours. S’en suivent d’interminables atermoiements et la (très) minutieuse description de l’évolution du sentiment amoureux. Platonique. Ouais. - Richard III, William Shakespeare, 1591 ou 1592 : vous avez vraiment aimé Hamlet: de la folie, de la haine et de la violence, des crânes et de la baston. Et Richard III s’annonçait tout aussi réjouissant. Sauf qu’il y a une tripotée de personnages tous plus ou moins cousins, d’interminables soliloques à côté desquels ceux d’Hamlet passent pour d’aimables interjections, bref, on n’y comprend rien et tout ce qu’on en retient, c’est que le Richard du titre est prêt à lourder son royaume pour un vulgaire canasson.
De quoi ça cause? : Richard III est très déterminé à grimper sur le trône d’Angleterre et dessoude allègrement tout ce qui se trouve sur son chemin-avec une prédilection marquée pour les membres de sa famille. - L’Iliade et L’Odyssée, Homère, 850-750 av JC : vous avez vu Troie et avez été émoustillé-e bien malgré vous par Brad Pitt en jupette, vous avez ingurgité un nombre conséquent de péplums des 70′s avec monstres en carton et colonnes grecques en plâtre, vous vous pensez mûr-e pour affronter ces deux longs poèmes épiques dans leur version originale. Sauf que vous n’y comprenez rien, entre le Dieu Machin et le Héros Truc, les périphrases de six pages pour dire qu’il pleut/que le jour se lève/que la ville-mais quelle ville? est à feu et à sang, vous font mal au cerveau, et toutes ces histoires maritimes, ça vous donne le mal de mer.
De quoi ça cause? : L’Iliade relate la Guerre de Troie, L’Odyssée le retour d’Ulysse à Ithaque qui galère bien sa race quand même. - En attendant Godot, Samuel Beckett, 1948 : le théâtre de l’absurde traduit par le non-sens les questionnements existentiels liés à l’époque que Camus désigne comme étant « le siècle de la peur ». Maintenant, prenez un peu d’aspirine, et quand le singe mécanique arrêtera de jouer des cymbales dans votre tête, vous pourrez saisir l’essentiel de cette pièce de théâtre: Godot, métaphore de Dieu, de la Mort, de l’Etre et du Néant, Obi-Wan Kenobi ou La réponse D?
De quoi ça cause? : deux gus attendent un troisième qui ne vient pas. Pensez-y la prochaine fois que vous attendrez un malpoli qui vous pose un lapin: vous pourrez toujours en faire une pièce. - Guerre et Paix, Léon Tolstoï, 1865-1869 : l’oeuvre majeure de la littérature russe a été élu Cale-Porte le plus efficace depuis Crime et Châtiment de Dostoïevski. Sûrement la définition la plus exacte du terme « pavé ».
De quoi ça cause? : de guerre et de paix. - Ulysse, James Joyce, 1918-1920 :interdite à sa parution aux Etats-Unis pour obscénités, la « cathédrale de prose » est l’un des plus brillants échantillons de la littérature du début du XXe siècle. On se rabattra plutôt sur « la cabine-WC publiques de prose » qu’est Harry Potter, au moins on comprend de quoi il retourne. Il y a même un Dedalus quelque part, comme dans Ulysse, alors, c’est presque pareil. Si.
De quoi ça cause? :des Irlandais attendent un Anglais, et il y en a un qui se rase (un des Irlandais, pas l’Anglais) et puis ils se posent des questions sur la vie-la mort-tout-ça, et puis une théorie sur Hamlet et généralement, arrivé-e à ce stade des réjouissances, on se pend. - Mathnawi, Jalâl ud Dîn Rûmî, XIIIe siècle : un classique de la littérature persane, tellement classique que le terme « mathnawi » désigne aussi un style poétique particulier. Mais de là à le lire, faut pas déconner.
De quoi ça cause? :soufisme, spiritualité, lyrisme plein d’esprit, ah tiens le singe mécanique qui joue des cymbales dans le cerveau quand on est en black-out cérébral est de retour. - Quatre-Vingt-Treize, Victor Hugo, 1874 : dernier roman de Victor Hugo, l’homme-à-tout-faire de la culture française, vous pensez sûrement que ce roman doit être aussi prenant que Les Misérables, aussi spectaculaire que Notre-Dame-de-Paris, et aussi poignant que l’Homme qui rit. Vous pensez mal. Certes, c’est une oeuvre majeure de la littérature comme tout ce qu’a produit Victor Hugo, mais c’est long, c’est compliqué, ça nécessite quand même quelques connaissances historiques, bref, ça ne se lit pas aux toilettes, ou alors seulement en cas de gastro qui s’éternise.
De quoi ça cause? : les Chouans. Oui y’a eu un film avec Sophie Marceauà poil. - Gatsby le Magnifique, Francis Scott Fitzgerald, 1925 : si vous avez vu le film « Man on the Moon » de Milos Forman, vous vous souvenez sûrement de la scène durant laquelle Andy Kaufman (Jim Carrey) lit devant une assemblée étudiante médusée l’intégralité de Gastby le Magnifique. Si vous ne l’avez pas vu, on vous encourage vivement à le faire afin de saisir la torpeur dans laquelle tout être humain normalement constitué plonge immédiatement au contact de cet immense roman américain.
De quoi ça cause? : Long Island-fric-Gastbsy qui est donc magnifique-cousine Daisy. Il y a eu un film avec Robert Redford, et bientôt un nouveau avec Leonardo Di Caprio alors pourquoi s’emmerder je vous le demande. - Mémoires d’Outre-Tombes, François-René de Chateaubriand, 1840 : nom à rallonge, vie à rallonge, oeuvre à rallonge. Votre vie est aussi passionnante qu’une paire de charentaises? Même le temps se suicide d’ennui à vos côtés? Ecrivez votre autobiographie. Si ça a bien marché pour François-René, y’a pas de raisons hein…
De quoi ça cause? : René et sa sensibilité exacerbée, René à la mer, René en vacances, le retour de René, à côté de ça, même le temps qui suspend son vol chez Lamartine semble passer beaucoup plus vite. - Raisons et Sentiments, Jane Austen, 1811 : considéré comme l’ancêtre de la « chick-litt » (littérature à qualité variable, voire moyenne, destinée majoritairement aux jeunes filles) ce roman est un monument en Angleterre. De là à se l’infliger, la bonne entente franco-britannique a des limites tout de même.
De quoi ça cause? : très similaire à Orgueils et Préjugés qui ressemble étrangement beaucoup à Mansfield Park: convenances sociales gna gna gna, pseudo-émancipation gna gna gna, famille pauvre et famille riche gna gna gna, amours contrariées gna gna gna. - Critique de la Raison Pure, Emmanuel Kant, 1781-1787 : faisant l’objet d’un paragraphe de la Convention de Genève (au chapitre « tortures diverses »), ce traité de philosophie a usé les nerfs de nombreux étudiants en philo et tous les lycéens redoutent de tomber dessus au bac philo. Il se murmure qu’il remplace très efficacement la gégène.
De quoi ça cause? : un bouquin philosophique écrit par l’homme le plus sinistre du monde, de quoi voulez-vous que ça parle? Vous avez d’autres questions, parce qu’on doit retourner lire Les Animaux de la Ferme, là. - Bonus La drogue – Parlons-en (préface du Pr Olievenstein), Régine, 1987 : un classique, un incontournable, un chef-d’oeuvre de la Grande Régine. Qu’effectivement personne n’a lu.
De quoi ça cause? : de drogue et de la Grande Zoa, mais ce ne sont que des suppositions.
Et vous, vous faites quel score sur 15 ? Allez on fonce chez Amazon pour acheter ces classiques.
Top inspiré par chagall
Commentaires au top
T'as quelque chose à dire, une réaction ? C'est ici. Oui, c'est bien fait hein ?
J’ai lu « La princesse de Clèves » et j’avais trouvé ça niais (voire hypocrite). Les autres, en effet, ne donnent pas envie… Bon courage à ceux et celles qui les ont au programme au lycée !
« Les versets sataniques », de Salman Rushdie ? (écrivain sublime, mais le livre est vraiment difficile d’accès – Pour découvrir Rushdie, mieux vaut se rabattre sur « La terre sous ses pieds », peut-être le plus beau roman d’amour de tous les temps).
« La métamorphose » de Kafka, mais ça compte pas, parce que nous sommes nombreux à avoir essayer de lire ce « truc » en première, obligés que nous étions (ben sinon, on se serait bien contentés de lire San-Antonio, plus facile d’accès pour une description du pathos plus fun, somme toute) …
Allez, je me la raconte: 8 sur 15. Et autant d’ennui.
Sauf, sauf l’Odyssée; et Kafka. Désolée, Pippo, mais le jour où j’ai décidé de ne pas tenir compte du nom de l’auteur, j’ai réalisé que « La métamorphose » était un livre comique. Si, si, je t’assure: le cancrelas géant bloqué sur le dos avec ses petites pattes qui s’agitent, c’est drôle.
Je suis en 1ere S, j’en ai lu quatre ou cinq de cette liste et je les ai trouvé pas mal (La Princesse de Clèves, Raison et sentiments, l’Odyssée, Richard III…) ! Par contre c’est vrai que JAMAIS je me lancerai dans Kant ou Proust. Ou même Pagnol. C’est le genre d’oeuvres dont on abandonne la lecture avant même d’avoir fini la première page.
Sinon j’aurais rajouté Madame Bovary à la liste, il eeeest looooong, sur les 300 pages du bouquin l’action se concentre sur les 50 dernières, et au milieu on se tape la facheuse manie de Flaubert de décrire le moindre caillou de la moindre route des paysages campagnards, avec en bonus des discours sur l’agriculture, les états d’âme de madame… J’ai du le lire pour les cours, et j’en ai bavé !
Je rajouterais meme un 16eme ouvage: Le seigneur des anneaux; les 3 volumes!
5 pour moi ! Je m’attendais à pire, je suis limite fier…
La Princesse de Clèves
L’Iliade et l’Odyssée (qui, au passage, sont deux bouquins indépendants)
En attendant Godot
Quatre-Vingt-Treize
Gatsby le Magnifique
J’avoue m’être fait chier 95% du temps…
Pas d’accord. Quatrevingt-Treize est juste magnifique, mon oeuvre préférée de Victor Hugo. Il se lit super bien, impossible de le lâcher une fois entamé.
Et pour traiter la prose de Jane Austen de chick lit’ il faut vraiment n’avoir jamais ouvert aucun de ses bouquins…
En attendant Godot est absolument génial également.
Bref, je même si je n’ai pas lu tous les titres évoqués, je ne suis pas du tout d’accord avec ce top.
Signé une amoureuse des classiques, « légèrement » râleuse sur les bords.
Oh mais Gatsby le Magnifique c’est tout petit et c’est super!
Par contre Kant je trouve que ça a rien à faire ici même si c’est très chiant c’est de la philo, pas de la littérature. Et c’est aussi révolutionnaire que Le Capital de Karl Marx quand on sait de quoi il parle!
@Made-In-England : Pagnol, c’est typiquement le genre de bouquin hyper accessible, plaisant à lire. Et Madame Bovary est juste sublime et parfait. Je n’ai ressenti aucune longueur pour ma part.
Sur les 15, je n’ai lu que l’Insoutenable légèreté de l’être, et je n’ai pas honte de dire que je l’ai trouvé proprement à chier.
Il me semble qu’il y a en fait une 10aine d’auteurs pour l’Illyade et l’Odyssée…
Vous comptez Raison et Sentiments et pas Orgueil et préjugé, ça c’est mal. Pour ma part, ça fait 2 (En attendant Godo, Raison et sentiments), bientot 3 (Gatsby).
@ Méloë : D’accord avec toi pour Jane Austen ! En effet, faut pas les avoir lu pour y voir l’ancêtre de la chick-lit’
@Made-In-England je suis en première L et moi aussi j’ai lu Madame de Bovary. J’ai vraiment beaucoup aimé l’histoire mais c’est vrai que certaines descriptions sont un peu longues.
J’en ai lu quand même deux dans le tas : L’illiade et l’odysée, parce que c’était obligatoire au collège, et la Divine Comédie que j’ai trouvé très sympa. Le reste par contre, j’ai honte.
J’ai lu Quatre-Vingt-Treize quand j’étais en prépa. Quand on est obligé de lire du Kant (Pour la Paix perpétuelle, aussi horrible que tout autre œuvre de Kant) et de l’Aristophane (La Paix) a coté, Victor Hugo est un plaisir à lire !
Un sur quinze : La Divine Comédie. Sûrement génial à l’époque de son écriture, mais contient beaucoup trop de références aux évènements/personnages de son temps pour être apprécié de nos jours. Chaque chant nécessite une dizaine de notes en fin de livre pour être compris, on passe plus de temps à faire des allers-retour entre le poème et les annexes pour apprécier l’oeuvre.
L’Enfer vaut quand même le coup pour la vision qu’apporte Dante, le Purgatoire un peu moins, le Paradis est plus lyrique et moins ancré dans les évènements de l’époque et j’ai trouvé ça très chiant, mais d’autres apprécierons peut-être.
Pour moi, c’est 5 sur 15, parce que c’était au programme de seconde et première au lycée.
Par contre, j’ai lu de mon plein gré (eh oui sans aucune forme de torture) « Mémoires d’outre-tombe », et je peux l’avouer aujourd’hui, c’est vraiment le bouquin le plus chiant que je me suis tapé. J’ai eu vraiment beaucoup de mal pour arriver jusqu’à la fin.
Mais peut-être que ce « chef d’oeuvre » de Chateaubriand serait détrôné par un autre bouquin de la liste que je n’ai pas lu.
Mais comme aucun ne me tente, ça restera Chateaubriand (on peut l’applaudir) !
Beau sujet de top, mais les résumés sont tout pourris…
Alors, oui, ça fait plaisir au petits première qui les ont subis à l’école de savoir qu’ils n’ont rien loupé, mais quand on les relit adulte (si on en a le courage), on se rend quand même compte qu’on est à un autre niveau littéraire que Twillight…
Et sinon, heureusement, il reste toujours l’adaptation de Jane Austen avec des bouts de zombie dedans (c’est drôle et ça fait du bien dans les dîners) : Orgueil et préjugés et zombies, de Seth Grahame Smith.
Ohh la vache!! 0! 0!
Rien, que dalle, ce top est pour moi, la lose totale!!
Ca sort quand en DVD tout ça?
Est-ce que quelqu’un a eu « la critique de la raison pure » au programme de LYCÉE ?! Parce que ça me semble hard quand même.
@feke : moi… Je crois que je ne m’en suis pas encore remis. C’était il y a bientôt 15 ans…
J’avoue que j’ai lu que L’Odyssée, que j’ai adorée d’ailleurs, c’est même l’un des meilleurs bouquin que j’ai lu. (bon j’en ai pas lu énormément aussi hein)
Après on pourrait rajouter Les Chouans de Balzac qui est sans aucun doute l’oeuvre la plus chiante de tout l’univers, des étoiles et de la voie lactée. Bref.
L’enfant de Jules Vales doit dépasser les Chouans de quelques galaxies.
bah! lisez ce qui vous cultive! je n’ai lu aucun de ces « classiques » et je n’ai pas à en rougir …
La divine comédie (enfin l’enfer, car je n’ai pas lu les deux autres) j’ai trouvé ça excellent ; puis tu places ça en référence, ça le fait, c’est mieux que des paroles de métalleux. Mais faut lire par petits bouts.
En attendant Godot, perso, j’adore.
J’ai pas lu guerre et paix, mais j’adore la littérature russe (y compris la très longue et très descriptive) donc ça viendra
Pour les autres, soit j’ai pas lu, soit j’ai craqué très loin avant la fin ;-)
y’en a pas mal que j’ai lu
j’ai beaucoup aimé la divine comédie, même en langue originale on apprend plein de trucs sur les hommes de l’époque beaucoup inconnus de nos jours mais qui en leur temps étaient des modèles, des hommes reconnus, on se dit que dans 400 ans de qui nous nous souviendrons…
Mémoire d’outres tombe juste le volume III est barbant ( oh pourquoi ne suis-je pas mort durant cette nuit? je me las d’être sur terre… c’était assez rasoir…)
L’iliade et l’Odyssée c’est passionnant! bon quand on compte les navires on avance vite fait… mais ça permet de comprendre 60% de la décoration antique! ( vases, peintures, sculpture… surtout grec)
quelqu’un cite Pagnol comme étant très ennuyeux, je les ai tous dévorés
D’autres je me suis fait chier ( comme la princesse de Clèves) et je ne suis pas sûre d’avoir vraiment compris ( genre Kant…)
Mais ce n’est pas universel l’ennui dans les livres
Je me suis toujours dit qu’un jour je lirai « Moby Dick ».
Ou pas.
Je dénonce fortement le fait de juger Jane Austen comme de la littérature cul-cul. Faut pas confondre avec les films qui sont de pales imitations. Et j’aime Beckett.
Par contre, j’avoue avoir souffert (c’est peu de le dire) avec « Les Pensées » de Pascal, « Manon Lescaut » de l’abbé Prévot et…la Bible. Ouais ben en iconographie, c’était obligatoire et je peux vous dire que l’Odyssée, c’est de la chipolata à coté.
Moi qui aime lire, j’en ai lu absolument aucun, le bouquin le plus ch*** que j’ai jamais lu ,c’est le rouge et le noir, d’ailleurs je ne l’ai jamais fini…
+1 pour la princesse de Cleves qui est nul à chier !
Seuls les gens qui n’ont jamais ouvert Proust pensent que c’est emmerdant. Surprise, c’est à la fois passionnant, fluide, et hilarant. Je n’en dirais pas autant des Mémoires D’Outre tombe…
Moi dans l’équipe d’aujourd’hui ,j’ai lu un article hyper chiant sur les skyppers, forcément j’aime pas les bateaux,
par contre dans le France Foot d’hier, les journalistes ont fait un super papier sur le choix des crampons en fer ou moulé au foot, un vrai quid comme on dit…
Tout ca pour dire, que on aura beau dire, on aura beau faire, le 10 sport et bein c’est de la merde!
je vais faire ma chieuse, mais il me semble que le film « les chouans » est tiré du livre de Balzac « Les chouans »(chiant à mourir), non, en fait je suis sure… maintenant s’il s’agit d’un autre film, je retire
L’antopsie des rêves de Freud.
Je l’ai lu vers l’age de 15ans et mais j’ai craqué avant de le finir j’avoue.
J’ai lu « Mémoires d’Outre-Tombes », ça c’est une certitude…ça m’a tellement marqué que je n’ai pas un traître souvenir de ce que ça peut bien raconter. Cela devait être passionnant. ><!
L’insoutenable légèreté de l’être de Kundera est un super livre! Je l’ai adoré par contre il faut avouer que pour Beckett vaut mieux avoir pris qqch pour le comprendre…
11.Comme l’a évoqué malkia, le film « Chouans! » avec Sophie Marceau n’est pas adapté de Hugo mais de Balzac.
Pour dire que The Great Gatsby est long et chiant, faut avoir jamais vu le bouquin.
Il est tout petit (180 pages pour mon edition, et c’est ecrit assez gros), et ca se lit super facilement (et je l’ai lu en anglais) ET l’histoire est vraiment pas mal avec une fin innatendue.
Par contre pour Chateaubriand on est d’accord, le seul livre ou je me suis littéralement endormi en le lisant.
« Cet immense palimpseste » ?
J’aime beaucoup le titre du deuxième livre sur la photo…
J’ai lu une partie de la « Recherche.. » et « En Attendant Godot » … J’dois dire que bien qu’il fût obligatoire la pièce de Beckett est vraiment très bien! Autant à la première lecture, je n’en comprenais rien, autant lors de l’analyse, j’ai beaucoup apprécié… Les deux personnages sont fous, mais pas tant que ça….
Sinon vous devriez revoir la définition de « palimpseste »
Ah, donc je ne suis pas seul à penser que Chagall a utilisé un mot savant à un endroit où il n’allait pas. C’est rassurant :)
Bien sur, sous prétexte d’intellectualisme… on fait des conneries.
Je suis d’accord avec les commentaires du dessus, La Pincesse de Clèves c’est pas génial à lire et très chiant. J’ai lu L’Odyssée en 6ème et à l’époque j’avais trouvé ça egalement très nul, mais avec le recul ça peut peut-être changé… Et En attendant Godot, j’ai du le lire pour ensuite disserter dessus, c’était il y a quelques semaines et mon cerveau s’en souvient encore…
Pour ma part, j’ai lu « la Pricesse de Clèves », et honnêtement, je l’ai trouvé pas mal, pas chiant et niais, juste une peinture sentimentale de son époque !
Ah, pas du tout d’accord concernant Quatre-Vingt-Treize. C’est un livre passionnant, magnifique, même si au début c’est un peu difficile, à comprendre autant qu’à apprécier. Personnellement, le fait qu’on ne s’intéresse de près à aucun personnage m’a un peu gênée, dans la première moitié (à peu près) du livre, mais ensuite, à partir du moment où l’action se déplace – et s’ancre – en Vendée, se concentre sur Gauvain, Cimourdain et Lantenac, j’ai vraiment beaucoup aimé. Il y a de quoi réfléchir, et il m’a semblé que les derniers chapitres donnaient une image assez positive de l’humanité, de ce dont elle est capable.
Quatre-Vingt-Treize n’est certes pas un roman d’aventure ou je ne sais quoi mais il vaut la peine d’être lu !
Je dois être quelqu’un de super chiante car j’ai réussi à lire « Raisons et sentiments » de Jane Austen. Et pire,j’ai adoré!
L’oeuvre de Jane Austen qui est une critique de la société de son époque, de la transmission des héritages et de la place des femmes dans cette société se lit plutôt facilement.
Et que quatre-vingt-treize paraisse chiant fait peur. L’incapacité de lire un livre pas si épais que ça, dans un français éblouissant, sur la période révolutionnaire est due à quoi : pas assez de stimuli, pas d’interactivité, pas d’images à colorier ?
Je trouve quand même un peu choquant que l’on attaque des oeuvres avec aussi peu de discernement. En plus, ce sont des grands classiques qui ont traversé les siècles, si c’était vraiment nul, ils seraient tombés dans l’oublie: après on aime ou on aime pas. Moi j’adore Jane Austen et j’ai lu tous ses romans ( et le fait que je soit une gamine de quinze ans ne justifie pas le qualificatif de chick-lit.) Quand à Guerre et Paix, c’est une de mes oeuvre préférée, mais je comprends que certain soient découragés par son épaisseur. L’Illiade et l’Odyssée, c’est génial aussi je trouve, par contre je reconnais que la princesse de Clèves à très mal vieillit ( c’est terriblement vieux jeu) et que je n’ai jamais réussi à lire la recherche du temps perdu. Les autres, je ne les ai pas lu, mais ces commentaires dépréciatifs ne m’empêcheront pas de le faire.
C’est drôle parce que R&S de Jane Austen est le plus chiant qu’elle a écrit, haha
je trouve injuste l’avis sur Mémoires d’outre-tombe, je l’ai lu enfant et puis plus tard, des passages une fois adulte, ça reflète bien la sensibilité du grand poète romantique qu’était Châteaubriand. Je reconnais que Homère est plus ardu, mais une bonne traduction peut aider à voir L’Illiade sous un angle poètique et épique. Par contre, je suis étonné de ne pas trouver dans ce top un Balzac: mes années de collège ont été marquées par lui, et j’ai du me farcir Eugénie Grandet avec une profonde aversion; ce qui me gonflait vraiment, c’est 3 pages pour décrire une maison ou un personnage alors que quelques lignes suffisent
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