Projet-voltaire a procédé à une étude à destination des utilisateurs pour savoir quelles étaient les règles de grammaire qui leur posaient le plus de problèmes. Et l’on se rend compte que l’accord du participe passé est une galère pour la plupart des gens.

1. Futur ou conditionnel à la première personne du singulier

L’accord des verbes conjugués à la première personne du singulier pose un grand problème aux apprentis grammairiens. La confusion porte sur la distinction entre le futur et le conditionnel. Faut-il écrire « Je le ferai » ou « Je le ferais » ? Ca dépend des contextes les aminches : quand on le fera sûr, on dit « je le ferai ». Quand l’accomplissement de la tâche est sujet à des conditions extérieures, on dit « je le ferais ». C’est simple.

2. L'accord du participe passé avec l'auxiliaire avoir

C’est le casse-tête habituel. Quand le COD est placé avant le verbe, l’auxiliaire s’accorde à celui-ci. Les fraises, je les ai mangées. Dans tous les autres cas, le participe passé est invariable. « J’ai mangé les fraises ». Ca sous-entend de comprendre la logique et de l’intégrer, d’où la difficulté inhérente à cette règle.

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3. Quel temps utiliser après « si » ?

Si le verbe qui suit le « si » est conjugué au présent, il convient d’utiliser le futur par la suite ; s’il s’agit d’un verbe au passé, on utilisera le conditionnel. Exemple : si je viens à bout de ce top, je me ferai un café / si je venais à bout de ce top, je me ferais un café.

Fastoche.

4. L’accord de l’adjectif qualificatif sur certains adjectifs retors

Certains adjectifs, comme « compétent » ont une gueule d’adverbe, voire de verbe conjugué. Les utilisateurs ont dès lors des difficultés à les accorder naturellement. Il faut pourtant bien écrire « des topiteurs compétents » et non pas « des topiteurs compétent ».

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5. C'est, ou s'est ?

Le public-test de Projet-Voltaire a également exprimé des difficultés à différencier les pronoms démonstratifs des réfléchis. C’est la vie. Et non pas : s’est la vie. « Il s’est bien planté sur la grammaire ». Et non pas « Il c’est bien planté ».

6. -é ou -er avec l'auxiliaire avoir ?

Réponse : -é. Toujours -é. TOUJOURS. Il a mangé. Il a chanté. Il a râlé. ET NON PAS « IL A MANGER ». C’est pas compliqué, quand même.

7. -é ou -er de manière générale

On est parti manger / On est parti mangé… On est parti manger, évidemment. Sinon, cela signifie que l’on est parti en ayant été mangé.

8. L’emploi de la négation

Lorsqu’elle ne s’entend pas ou qu’elle est elisée, la négation est souvent oubliée. Il faut écrire : « On n’a pas changé » et non pas « On a pas changé ».

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9. Présent ou imparfait de l'indicatif aux premières personnes du pluriel ?

Au passé, on dit : « Nous mangions », « nous courions », « nous épiions ». Au présent : « Nous mangeons, nous courons, nous épions ». Souvent, trop souvent, on oublie le deuxième i dans la forme passée.

10. Infinitif ou nom

Ainsi l’explique le rapport de Projet Voltaire : le problème porte sur la distinction entre « Pour les voir » et « pour les voirs ? ». Mais je ne comprends absolument pas comment on peut penser qu’il faut mettre un accord à un infinitif, par nature invariable.

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C’est plus clair maintenant ?

Source : Projet Voltaire