Le metal, qu'il soit heavy, death ou black, compte des adeptes un peu partout sur le globe. Beaucoup en écoutent et en jouent, et parfois, totalement à contre-courant, comme dans certains pays du Moyen-Orient, où cette musique est devenue une arme pacifiste de contestation, ou en Angola, dont la scène ne cesse d'enfler avec passion et fougue. Sur internet, un dénommé Lazer Horse s'est ainsi donné pour objectif de trouver au moins un groupe de metal par pays, devant néanmoins parfois botter en touche. Ce qui permet de constater qu'on en trouve dans des nations auxquelles on aurait pas forcément pensé...

  1. Azotobacter (Cuba)
    Il n'y a pas si longtemps, à Cuba, jouer du rock revenait à prendre de sérieux risques. Tout ce qui pouvait venir du monde capitaliste était montré du doigt et taxé d'anti-révolutionnaire. Aujourd'hui c'est différent, certes, avec notamment ce monumental concert des Rolling Stones, mais plusieurs groupes n'ont pas attendu qu'on les autorise à jouer pour pousser les potards de leurs amplis. Certains se sont même mis en tête de faire du bon vieux metal bien lourd et bien gras. Des groupes comme Azotobacter, qui chante depuis 2005 la rébellion, la corruption et la souffrance. Leur dernier album, poétiquement intitulé Abattoir of my feeling, est sorti en 2009.
  2. Vomitile (Chypre)
    Les mecs de Vomitile, comme le nom de leur groupe le suggère, ne donnent pas dans le discret et le poétique. Eux, ce qui les motive, c'est brayer un death metal bien pâteux, qui parle de guerre, de mort et de chaos. Signé et garant de deux albums et d'un EP, Vomitile fait partie de la fine fleur du metal chypriote.
  3. Abanddon RD (République Dominicaine)
    Tout de noir vêtus, les joyeux drilles d'Abanddon RD essayent à travers leur metal rageur de s'imposer sur la scène nationale depuis leur formation en 1987. Vétérans, ils jouent fort, cumulent les pauses typiques du mouvement, aiment le feu, la fumée et chantent en espagnol.

  4. Lunacyst (Bahreïn)
    Originaires de Manama, la capitale de Bahreïn, les musiciens de Lunacyst aiment le gore et le sexe sauvage. Ce qui se marie plutôt bien avec leurs sonorités death metal bien brutes de décoffrage...

  5. Conrad (La Barbade)
    Quand on parle de La Barbade, on ne pense pas tout de suite à sa fameuse scène black metal, mais plutôt aux rythmes torrides de Rihanna. Pourtant, si il reste à ce jour le seul combo du genre recensé, Conrad défend son bout de bidoche avec rage et ferveur.
  6. Pussylovers (Liechtenstein)
    Avec un nom pareil, on se doute bien que Pussylovers ne s'est pas fait pour spécialité de chanter à propos des chagrins d'amour. Actif depuis 2001, ce groupe bien dans ses pompes officie dans un registre qui n'est pas sans rappeler Iron Maiden, avec cris suraigus à l'appui, et il le vaut bien.

  7. KK Street Bangers (Montenegro)
    Les mecs de KK Street Bangers ont tout misé sur les vestes en jean couvertes de patchs et sur les longues chevelures bien grasses. Quand ils sont sur scène, ils donnent tout sans retenue, et haranguent les foules au son de chansons portées sur la vie à la rude, la picole et la violence dans le sillage du Metallica des débuts.
  8. Hatross (Panama)
    Au Panama, il n'y a pas que des comptes offshore mais aussi de bons groupes de metal qui savent flatter les cordes de leurs instruments pour faire monter la sauce. Hatross, qui aime verser dans l'horreur et l'occulte, s'impose depuis ses débuts en 2009 comme l'un des plus bourrins. Avec bons gros pains à l'appui !
  9. Cross My Blessed Hand (Suriname)
    On compte très peu de groupes de metal au Suriname. Parmi eux, le trio Cross My Blessed Hand fait dans le brutal avec des titres estampillés death metal et hardcore, parcourus de cris gutturaux, de riffs et de coups de double pompe assenés par un batteur qui tient plus du bûcheron que du musicien de conservatoire.

  10. Iced Warm (Ouzbékistan)
    On termine ce top avec cet orchestre de metal symphonique qui n'a jamais peur d'en faire des caisses. Entre voix d’opérette et borborygmes de barbare, piano et guitares salement grasses, le groupe s'inspire des écrits de Lovecraft, quelque part entre Evanescence et Type O Negative.

Les metalleux sont partout !

Source : The Metal Archives, Lazer Horse,

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