La bronchiolite, c’est une plaie. Elle touche près d’un tiers des bébés, et surtout ceux qui sont en collectivité peuvent la choper, une ou plusieurs fois, pendant les toutes premières années de leur vie. Mais on va essayer de se rassurer, ça se guérit majoritairement très bien.

1. C’est une maladie respiratoire

Qui touche les petites bronches, et qui est très contagieuse. Les adultes peuvent en être porteurs, sauf que chez les grands, ça se traduit par un simple rhume. Chez les plus petits, le rhume tombe sur les bronches, et hop, c’est parti pour la bronchiolite.

2. C’est pas la peine de courir aux urgences

Avant de débarquer aux urgences parce que votre bébé siffle un peu et tousse, il vaut mieux passer par l’étape pédiatre. Ce dernier pourra vous indiquer le traitement à suivre, plutôt que d’aller vous enfermer pendant des plombes dans des urgences surpeuplées où votre nourrisson aura toutes les chances de choper une autre maladie. Bien sûr, certains cas doivent vous conduire à l’hosto: votre bébé a moins de 6 semaines, ou bien il a déjà une maladie respiratoire, il ne mange presque plus, dort tout le temps, ou fait de l’apnée du sommeil.

3. Les antibiotiques ne sont pas efficaces pour cette maladie

Tu connais la chanson: « les antibiotiques, c’est pas automatique ». C’est surtout inutile sur des virus, puisque ça ne fonctionne que sur les bactéries. Or, la bronchiolite est un virus.

4. Les joies de la kinésithérapie respiratoire

C’est le moment que tous les parents détestent: celui où un kiné appuie fort sur abdomen de ton bébé pour lui faire cracher ses glaires (ouais, c’est gore). Ce n’est pas forcément obligatoire, mais les séances de kiné aident le nourrisson à mieux dormir et manger.

5. On peut limiter la contamination

En se lavant les mains souvent, en portant un masque si on a un rhume, en évitant les bisous sur le visage et les mains des bébés, etc.

6. Il n’existe pas de vaccin pour le moment

Faut prendre notre mal en patience, pour l’instant il n’y a pas encore de vaccin contre ce virus.

7. Le tabac aggrave la chose

Bon, on ne le sait que trop: la fumée de la clope, c’est pas ce qu’il y a de mieux pour les petits, comme pour les grands d’ailleurs. Mais en cas de bronchiolite, c’est encore pire. Ne fume pas chez toi, même à la fenêtre, même dans une autre pièce que celle où se trouve ton gosse. Ne fume pas, point.

8. Ne pas hésiter à fractionner l’alimentation

Si ton bébé a du mal à manger parce qu’il est trop encombré, n’hésite pas à fractionner les repas, pour laisser le temps à son estomac de digérer son lait, et ses glaires (miam).

9. C’est une maladie pas « grave », mais qu’il faut prendre au sérieux

Non, la bronchiolite n’est pas grave en soi, mais comme toutes les maladies, elle peut-être plus grave chez certains. Si ton enfant a de base des difficultés respiratoires, il ne faut vraiment pas laisser trainer. Surtout s’il est tout petit.

10. Insister sur le lavage de nez

Un bébé ne sait pas se moucher seul (ce gros flemmard). C’est pour ça que c’est à toi, parent, de passer ta journée à lui foutre des pipettes de sérum phy dans les narines pour que ce qu’il a dans le pif ne tombe pas sur ses bronches. La joie.

En cas de questions, doutes, coups de panique, n’hésite pas à téléphoner au réseau bronchiolite de ta région, t’as tous les numéros qu’il faut dans Google. Bon courage !