Faire une virée à deux. Tous les deux sur les chemins. Dans ton automobile, tous les deux on sera bien. Et dans le ciel il y aura des étoiles et du soleil quand on mettra les voiles. S’en aller tous les deux dans le Sud de l’Italie et voir la vie en bleu, tout jouer sur un pari. Toute la nuit, danser le calypso dans un dancing avec vue sur l’Arno. Au milieu de la nuit en catimini et va la nave, va la douce vie, on s’en ira toute la nuit danser le calypso en Italie. Et boire allegretto ma non tropo du Campari quand Paris est à l’eau.

Mais il faut quand même s’organiser un peu.

1. Les Italiens ne parlent pas trop anglais

Beaucoup d’Italiens cultivés parlent français (et parfois anglais aussi, évidemment), mais surtout dans les grandes villes. En revanche, les Italiens sont patients et contents de voir qu’on fait l’effort de parler leur langue, même si on la parle mal. Autant faire un petit effort.

2. Conduire, c'est une galère

Alors ça dépend où mais entre Rome où les petites rues sont légions et le centre historique globalement piéton et Naples où certains feux rouges sont considérés comme superflus, sans compter sur les petites routes de campagne qui sont impraticables bien souvent, il vaut mieux s’abstenir de conduire (surtout à Naples) si on veut se sentir à peu près serein.

3. Les autoroutes sont gratuites dans le Sud

Cela dit, ça peut valoir le coup de louer une voiture dans le Sud où les autoroutes demeurent gratuites, un peu comme en Bretagne en France. C’est aussi très pratique pour aller d’une ville à l’autre dans une région où le réseau ferroviaire n’est pas terrible terrible.

4. A Rome ou à Milan, les taxis sont souvent hors de prix

16 euros les 5 bornes à Milan, 13 à Rome. C’est plus qu’à Paris et c’est surtout dans le top 20 des villes les plus chères du monde pour prendre un taxi, largement devant Paris (10 euros pour 5 bornes).

5. Il faut faire gaffe à ses affaires

En Italie, si on n’est pas mouillé dans des affaires de mafia tout au Sud, on a très peu de chances de se faire agresser. En revanche, on peut se faire piquer des trucs à la tire, pickpocketer et surtout arnaquer. Il ne fait rien laisser traîner de visible dans une voiture ou sur une table de café, surtout pas un appareil photo, ni se promener la nuit à Naples avec une Rolex qui brille. Sinon tout va bien.

6. La carte bleue, ça peut rapidement devenir galère

Même dans les grandes villes, la carte bleue n’est pas aussi répandue qu’en France. A Rome, par exemple, il peut être ULTRA GALÈRE d’acheter un ticket de métro en carte quand les seules machines à disposition pour se procurer un ticket ne l’acceptent pas. On est dès lors parti pour une virée vers le distributeur le plus proche et, dans les quartiers excentrés, il y a peu de distributeurs et ils sont souvent en panne : ou comment se retrouver à faire la queue des heures.

7. Le dimanche, c'est pas jojo

La plupart des commerces authentiques (c’est-à-dire où on mange bien et où on ne paie pas les trucs des fortune alors que c’est un attrape-touristes) sont fermés le dimanche. Pire encore pendant les périodes de fêtes religieuses (Pâques, le 15 août…) Mieux vaut éviter de partir à ce moment-là si on ne veut pas se retrouver à chercher un resto pendant des plombes.

8. Il peut y avoir des tremblements de terre

De Rome vers le Sud, certaines parties de l’Italie sont situées sur une ligne de faille : au menu, petit séismes et grandes secousses, parfois quotidiennes. S’il y a peu de risques de se retrouver au milieu d’un séisme dévastateur, ça peut quand même faire peur voire occasionner quelques destructions. Mieux vaut se renseigner à l’avance car l’organisme de surveillance des catastrophes naturelles est très au point en Italie.

9. Il faut prévoir son programme culturel à l'avance

En Italie, il y a des musées partout et des sites d’exception à visiter. Et donc il y a des touristes : beaucoup, beaucoup beaucoup de touristes. Il est donc conseillé de décider avant le voyage ce que l’on compte voir et de prendre ses billets, surtout dans les grandes villes, afin de ne pas se retrouver à traverser la ville pour se rendre dans un musée où il est annoncé que tout est complet jusqu’à dans trois mois sur la devanture.

10. Eviter les clichés culinaires

La pizza est napolitaine, les cacio e pepe romaines, le parmesan de Bologne et le risotto de Lombardie : bref, l’Italie est un très grand pays et qui n’a pas, contrairement à la France, totalement fait sien l’idée que la gastronomie doit être nationale. Mieux vaut bouffer les produits locaux à l’endroit où on se trouve. Cela ne signifie pas qu’on ne trouvera pas une bonne pizza à Florence, mais à Florence on mangera plus volontiers la pappa al pomodoro, la soupe toscane aux tomates qui est à se damner.

Vous y allez ? Quelle chance…