Très bientôt, il y a aura dans les établissements scolaires français tout un tas de brochures pour sensibiliser les jeunes au problème de l’endométriose. Cette maladie qui ne touche évidemment que les femmes (captain obvious) est un véritable fléau et méritait bien qu’on lui accorde un petit top. Toi qui te bouche très fort les oreilles à chaque fois qu’on parle de règles, fais-nous le plaisir de lire ce top jusqu’au bout, promis c’est utile.

1. C'est une belle merde

Si vous n’avez pas suivi les cours de SVT au collège, l’endomètre c’est le tissu qui tapisse la paroi de l’utérus et qui est expulsé une fois par cycle sous forme de règles plus ou moins abondantes. Quand il y a endométriose ce joli petit tissu décide de se développer en dehors de l’utérus, là où il n’a absolument rien à foutre et défonce tout sur son passage. Si l’on agit pas vite, l’une des conséquences est la stérilité (ou en tout cas une fertilité qui prend un sérieux coup dans l’aile).

Source photo : Giphy

2. Ça défonce le bide bien comme il faut

Alors déjà de façon générale les règles c’est pas exactement la teuf, mais chez les femmes atteintes d’endométriose c’est évidemment bien pire (sinon ça ne serait pas drôle). Essaye de visualiser un groupe de 15 personnes en train de te foutre des coups de pieds dans le bide et tu devrais être pas loin. Et inutile de préciser que ce n’est pas le genre de douleur qui passe avec un gentil petit doliprane des familles.

3. Ça touche 1 à 2 femmes sur 10 en France

Alors oui parlons chiffre un peu, parce que NON l’endométriose n’est pas une maladie rare, loin de là. Ce qui est rare c’est les médecins qui arrivent à la diagnostiquer et les gens qui la prennent au sérieux, mais sinon plus de 2 millions de femmes en France vivent avec ça et on régulièrement envie de chialer de douleur et de s’arracher les ovaires à la main. Youpi.

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4. Comme tous les trucs liés aux règles, il y a un gros tabou sur cette maladie

Bah oui, comme on vous l’avait déjà expliqué dans ce top, les règles c’est tabou et dès qu’on a le malheur de parler de sang de règle on a droit à toutes sortes de moues dégoûtées. Résultat : parler de son endomètre qui déconne c’est encore plus tabou et pas mal de jeunes filles n’osent pas l’ouvrir. Pourtant, s’il y a bien un truc à retenir c’est que ça n’est pas normal d’avoir mal et que toute douleur (même et surtout à la chatte) doit entraîner une consultation.

5. Ça rend souvent le cul beaucoup beaucoup moins drôle

Oui parce que les femmes qui souffrent d’endométriose n’ont pas mal que pendant leurs règles (sinon ça serait trop simple), elles sont également nombreuses à douiller pendant les rapports sexuels. Pour info ça s’appelle la dyspareunie et ça fait bien chier.

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6. On met en moyenne 7 ans à diagnostiquer cette maladie

Quand on vous disait qu’il y avait un tabou…Sept ans en moyenne pour poser un diagnostic d’endométriose, soit sept longues années où ces femmes souffrent quasi en permanence sans savoir pourquoi, s’inquiètent, essayent toutes les méthodes du monde pour avoir un tout petit peu moins mal et surtout sept ans où la maladie progresse pépouze sans que personne ne la dérange.

7. Plein de meufs célèbres en sont atteintes et essayent de sensibiliser le public

Depuis une petite année, on assiste a un changement de mentalité sur le sujet et pas mal de stars ont révélé souffrir d’endométriose. C’est le cas notamment de Lena Dunham (créatrice de la série Girls), Susan Sarandon, Whoopi Goldberg ou encore Daisy Ridley aka Rey dans les nouveaux épisodes de Star Wars. Autant de personnalités qui se battent pour qu’on prenne enfin cette maladie au sérieux.

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8. Si on ne la soigne pas, ça ne "passe" pas

On la connait l’infirmière du lycée à qui on va dire qu’on a vraiment mal au ventre et qui va nous filer un pauvre doliprane 500 en affirmant que c’est normal et que ça va passer. Sauf que mauvaise nouvelle essayer d’apaiser les douleurs d’une endométriose avec du doliprane c’est une peu comme faire un bisou magique à un mec qui vient de se couper la jambe avec une hache. Donc on ne le répétera jamais assez mais si toi/ta pote/ta sœur/ta meuf a anormalement mal au ventre, il faut la pousser à consulter de TOUTE URGENCE. (oui nous sommes un poil alarmistes)

9. Chaque endométriose est différente

Eh oui les petits potes, les médecins aiment à dire qu’il n’y a pas une, mais des endométrioses. En gros, en fonction de chaque patiente, la maladie va évoluer de façon différente, plus ou moins vite, de façon plus ou moins critique ou douloureuse, d’où l’intérêt d’aller voir un spécialiste pour avoir une prise en charge personnalisée.

10. On ne sait pas du tout du tout à quoi c'est dû

Pendant longtemps, on racontait que ça touchait principalement les femmes occidentales et cultivées, et que ça pourrait donc être dû à leur mode de vie, mais des gens pas trop cons en sont arrivés à la conclusion que les femmes des pays pauvres étaient tout aussi touchées sauf que l’on avait pas là bas les moyens de poser ce genre de diagnostic. Résultat des courses : on ne sait toujours pas ce qui provoque cette maladie et on n’a donc à ce jour de vrai traitement. Oui je sais c’est déprimant et je suis désolée.

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Morale de l’histoire : on ne douille pas toute seule dans son coin comme une buse et on en parle à son médecin. Et si tu veux en savoir plus tu vas par ici et tu auras encore tout plein de renseignements sur notre bonne copine l’endométriose.


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