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Si à la fin des années 1980, il était de bon ton de faire savoir à son entourage qu’on se dépensait régulièrement dans les salles de squash, cette belle discipline est aujourd’hui considérée avec un relatif dédain : c’est bien simple, vous diriez que vous jouez tous les samedi au jokari, ce serait pareil. Ignoré par les Jeux Olympiques, oublié par les profs d’EPS et prononcé avec plus ou moins de bonheur par les profanes (« le ?… Skuetche ? »), ce sport est aujourd’hui aux sports de raquette ce que Ringo était aux Beatles : le quatrième qui aurait presque mieux fait de mourir en pleine gloire. Pourquoi ce mépris ? Nous avons quelques pistes :
- Un nom à la con
Pourquoi ne pas avoir choisi un nom plus explicite : en chinois, ce sport s’appelle « mur-balle » (une balle, un mur, bien joué), littéralement, « squash », en anglais, c’est « courge ». Quel gamin rêve d’être « champion du monde de courge » ? Et si le gamin en question cherche sur un moteur de recherche américain des images de squash, il va tomber la dessus :

(et encore, si vous avez bien activé le contrôle parental, sinon, Dieu seul sait sur quelle genre d’horreur vous pourriez tomber…) - Un équipement qui n’impressionne personne
Une petite raquette et une balle de la taille d’un testicule, si c’est pour passer pour une lavette, autant faire du badminton. Et c’est pas la peine de mettre des lunettes de protection, ça ne fait que confirmer ce qu’on pense déjà. - Une musculature de poulet
Le joueur de squash est longiligne. C’est comme ça. Du coup, avec l’évolution du tennis moderne, on constate que Rafael Nadal a le bras droit comme la cuisse d’un joueur de squash et le bras gauche comme son tronc. Ça ressemble à quoi, ça ? - Des retransmissions impossibles à la télé
Même les chaînes qui, traditionnellement, diffusent les sports les plus cons (billard, curling, lancer de tronc…) juge que le squash n’est pas assez télévisuel : une petite balle qui file à la vitesse de la lumière, des échanges tactiques interminables, des « gênes » à tire-larigot… Et même pas de tacles ou de « coup de la corde à linge » ? - Des parties éclairs
Quand vous racontez que vous avez couru 45 minutes ou que vous avez fait un tennis pendant deux heures, on considère que vous avez fait votre sport pour la semaine. Du coup, quand vous venez vous la raconter avec votre demi-heure de squash qui a failli vous tuer et qui vous a laissé sur les rotules, vous passez pour une petite nature tant on peine à mesurer l’intensité physique de cette discipline. - Aucun pays sérieux pour dominer la discipline
Avec des champions australiens, pakistanais ou égyptiens, il ne faut pas s’étonner que l’on confonde le squash et le criket. Un sport de raquette dans lequel on ne doit pas affronter un américain ou un redoutable Chinois en finale n’est, malheureusement, pas pris en considération. - Des tactiques de fourbes (pour ne pas dire « de salope »)
Le squash est un sport de sournois, où l’on passe son temps à envoyer des balles au raz du mur pour gêner le retour de l’adversaire. Imaginons un instant un match de tennis dans lequel les deux joueurs s’enverraient des amortis bien vicelards au lieu de s’échanger en toute franchise des coups droits bien appuyés, on se dirait que le tennis est un sport de chafouin. Et on aurait raison. - L’inutilité de la force
On espère toujours d’un sportif qu’il aille plus vite, plus loin et qu’il tape plus fort. Mais taper fort dans un enclos de plexi, ça n’a pas beaucoup d’intérêt, la balle revient toujours. Un sport dans lequel ça ne présente pas un avantage de pouvoir cogner comme un sourd n’intéressera jamais personne, soyons sérieux. - La difficulté d’accès
Déjà, ça coute un rein de louer un court. Et si vous êtes mal renseigné, vous aller acheter des balles au pif, et quand le taulier du Squash du coin verra le point bleu sur votre balle, typique du débutant, il se foutra ouvertement de votre gueule et vous mettra en garde, « Faites gaffe de pas cogner vos raquettes dans le mur blanc sinon je vous fais tout repeindre » (les patrons de salles de squash ne sont que rarement aimables). - Un excès de lignes
Deux lignes sur le mur de face, des lignes latérales et des carrés au sol, il faut un doctorat en géométrie pour appréhender les règles ésotériques de cette discipline. Si vous aimez courir dans un tableau Excel en 3D, le squash est fait pour vous.
Et vous, vous osez dire en public : « Oui, je fais du squash »?
Crédit photo: Spamily
Commentaires au top
T'as quelque chose à dire, une réaction ? C'est ici. Oui, c'est bien fait hein ?
Une manne pour les services d’urgence. C’est la pelote basque, en pire…
Oui, j’ai fait du squash… J’ai arrete pour pas mourir a 35 ans d’une crise cardiaque, ou dans l’hypothese d’un coeur solide, pour ne pas perdre l’usage de mes rotules avant 40 ans…
N’ai jamais rien pratique de plus violent… Le badminton restant un bon second !
Je fais du squash depuis pas mal d’années, mais j’avoue m’être franchement marré en lisant ce top ! Tout est vrai, et les gérants des deux salles dans lesquelles je pratique ne sont vraiment pas aimables… Encore félicitations pour ce top, continuez !
je joue squash et j’adore.
C’est surtout un sport de pauvre. Ils sont même pas capables de se payer un bout de terrain chacun.
Pratiquant et fan absolu de « Skuetche », je dois dire que cet article où tout est vrai m’a bien fait sourire :)
Merci pour le divertissement ;)
Oui je joue aussi au Squash !!! :)
tout ça est complètement n’importe quoi, je suis double champion de france de squash et je joue depuis l’âge de trois et je n’ai jamais vu des propos aussi infantiles! tout est complètement faux!
et avant de parler, essaie de faire du squash pendant 3 heures, 5 jours par semaine. on verra qui rigolera moins à la fin!
complètement pourri cet article.
yoyoyoyo es-tu aussi gérant de salle de squash ?
Je joue au squash, en suis fier car j’adore ce sport et cet article est vraiment excellent ! Yoyoyoyo, c’est du second degré, pas plus ! Et au moins c’est un prétexte pour parler un peu de ce sport !
Oui je joue au squash! et j´adhère à la majorité des commentaires précédents, l´article est super bien écrit et très drôle! Pour ma part le gérant de squash que je connais est très aimables et… Américain ;-)
Je suis triple champion du monde de squash, je joue depuis l’âge de deux ans et je valide ce top.
Pour ma part, quintuple champion du monde de « courges » ayant commencé cette discipline avant de savoir marcher, j’adhère à cet article !
Plus sérieusement, je n’y ai joué que quelques fois en vacances, lessivé mais heureux à la fin de chaque match ! D’où ma question est-ce que le squash est plutôt bon pour la santé ou traumatisant ? Autrement dit, quand on a des problèmes vertébraux (scoliose, sciatique, …) peut-on le pratiquer régulièrement ?
Alors oui mais non, je peux juste pas laisser passer ça.
1 – Squash nom commun => « courge », ok , mais rien à voir avec Squash verbe => « Appuyer en écrasant, aplatir, presser, serrer » qui vient de la balle de caoutchouc qui s’écrase contre les murs.
2 – Vous n’êtes pas impressionnés, ma vie est foutue, peut-être qu’une balle dans les fesses vous fera changer d’avis? http://www.dailymotion.com/video/xlm45r_une-balle-de-squash-dans-le-dos-a-280-km-h_sport#.UXZxP6Iqzh4
3 – Mieux vaut mieux avoir un seul bras de 60kg mais être musclé qu’une carrure normale et équilibrée, apparemment, c’est mieux.
4 – Télé? Je me suis retrouvé à regarder une finale 1er contre 3ème mondial à marseille, gratuitement, avec une vingtaine de pecnos au max. C’est sûr que pour deux spectateurs la télé ça le fait pas, et on s’en fout pas mal.
5 – Deuxième sport le plus physique après l’aviron, si il arrive pas à mesurer l’intensité faut qu’il vienne faire un petit tour de terrain l’ami Ronan.
6 – Thierry Lincou, français, n°1 mondial 2 ans d’affilé, personne n’en avait rien à foutre alors américain ou chinois vois pas ce que sa changerait.
7 – C’est sûr on a jamais vu d’amorti au tennis. Au squash ça fait parti du jeu.. euh.. comme dans tout les autres sports de raquette, d’ailleurs, au final. Et si les mecs s’envoie la balle dans les pieds ça va pas être très marrant comme sport.
8 – La communauté des gens qui préfèrent la stratégie au bourinisme complètement unbrain de base vous conseille d’arrêter de parler de ce que vous ne connaissez pas, bien cordialement. Un point se construit avec une tactique, du placement, des contre-pieds, heureusement que le squash ne se résume pas à « TAAAAAAAPPEERRRRR » !!!!
9 – Ah c’est sûr qu’avec tout le mépris que t’accordes au squash, on se demande bien pourquoi tu as mis les pieds sur un court, et la réaction des patrons m’étonne qu’à moitié.
10 – Deux lignes, deux carrés qui correspondent à 4 règles différentes. Retourne au CE1 u_U ?
Un squasheur qui aime son sport. Les gens qui n’aiment pas ne me dérange absolument pas, ceux qui critiquent sans rien savoir me dérange plus.
@Yuh : « vous passez pour une petite nature tant on peine à mesurer l’intensité physique de cette discipline. »
L’auteur est tout a fait d’accord sur le fait que c’est éprouvant comme sport, lis un peu avant de critiquer surtout que c’est du second degré.
Topito et ses rageurs, ah la la… Après les fourmis, voilà les squwetchers.
Merde, je viens de me rendre compte que je suis en retard de deux mois. Dat /late.
Pour le point 3 Rafa est gaucher donc ce serait plutot son bras gauche qui serait gros comme une cuisse et le droit comme le tronc ^^
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