Elle vient de débarquer sur OCS. On n’a pas encore vu toute la saison, seulement les premiers épisodes mais c’est bon on est déjà fan, fini Game of Thrones, on lui a trouvé une remplaçante. Comme son nom l’indique, la série aborde la catastrophe nucléaire de 86 (qui ne prend pas de « T » en anglais). La chronologie débute une minute avant l’explosion fatale et nous montre de manière glaçante la gestion du drame.

1. Parce qu'en fait, on n'y connaissait rien à Tchernobyl

On a beau être nés plus ou moins à la même époque, on ne sait RIEN de cette catastrophe. On a entendu parler d’une explosion dans une centrale ça oui, et puis d’un nuage radioactif qui se serait miraculeusement arrêté à nos frontières (bah voyons). Avec cette série on est plongé au cœur des événements. Un accident classé au niveau maximum de dangerosité (kif kif avec Fukushima en 2011, c’est cool ça veut dire qu’on apprend de nos erreurs) dont les rejets radioactifs ont eu des effets tellement dévastateurs qu’on a encore du mal à les évaluer concrètement à l’heure actuelle. Comme le rappelle le personnage de Valery Legasov (qui a réellement existé), 20 heures après l’explosion du cœur de la centrale, on pouvait dire que les effets radioactifs étaient équivalents à 48 bombes Hiroshima…

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2. On retrouve Jared Harris

On l’avait déjà adoré dans Mad Men et plus récemment dans The Terror. Il joue ici Valery Legasov, physicien nucléaire qui essaie tant bien que mal de convaincre les autorités du danger considérable auquel le pays est en proie (et un peu plus que le pays même). Alors que l’administration soviétique veut taire la gravité de l’événement, il se bat pour tenter de mettre fin à la catastrophe, le cœur de la centrale ayant explosé, le feu est incessant et envoie des particules radioactives par millions dans l’air respiré innocemment par les habitants de la région. De quoi coller la frousse.

3. Globalement, on sait que tous les personnages vont mourir d'une mort pas sympa

On le capte assez vite avec les premiers pompiers qui deviennent rapidement des zombies radioactifs. Mais ceux-là ont eu la « chance » de mourir quelques heures après leur exposition, que dire des centaines de milliers d’autres qui mourront 5, 10 ans plus tard d’un cancer ? Que dire des enfants nés avec des malformations ? A regarder cette série, on a du mal à piger comment il peut y avoir encore un seul humain en vie sur la planète après un tel événement.

4. La reconstitution historique est archi-réussie

HBO commence a être experte en matière de série historique. Arès Rome, Band of Brothers, The Pacific, Generation Kill ou encore Deadwood elle livre une série catastrophe ultra documentée qui montre un URSS au bord de la chute du mur. Les personnages qu’on y retrouve ont bel et bien existé pour la plupart : Anatoly Dyatlov, Valery Legassov, Boris Scherbina. Parmi les personnages principaux seule Ulana Khomyuk a été rajouté à l’Histoire, physicienne nucléaire jouée par Emily Watson.

5. C'est beau, bordel

Bouh qu’elles sont jolies ces volutes de fumée et puis toutes ces belles flammes enivrantes. On est captivé tout comme les habitants qui se remplissent les yeux du spectacle. Certains plans montrent non sans une pointe de poésie le regard des habitants sur le visage desquels se dépose la poussière radioactive qui va les tuer sans qu’ils n’en soupçonnent le moindre danger. C’est beau et ignoble.

6. C'est une série effrayante alors qu'il n'y a ni zombies, ni dragons, ni meurtriers avec une grande hâche

Parfois la réalité est bien plus terrifiante que la fiction. Parce que l’ennemi ici est invisible, c’est la radioactivité, imperceptible à l’œil nu elle vient pourtant nous buter l’air de rien comme en témoigne la scène hallucinante montrant un hélicoptère censé décharger du sable sur le cœur incendié et qui ne survivra pas à la traversée du nuage toxique…

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7. Il n'y a que 5 épisodes après on est peinard et on n'en parle plus

A priori on voit pas trop comment pourrait se profiler une saison 2. Genre Tchernobyl le retour ? Non, non, non. En revanche y’a peut-être moyen de faire le même genre de série sur Fukushima. Mais de grâce pas avec des acteurs anglais pour remplacer les Japonnais, au bout d’un moment c’est gênant.

8. On apprend plein de nouveaux mots très chouettes

Je ne vais pas vous faire croire qu’on en ressort hyper informé sur le fonctionnement du centrale nucléaire. On a plutôt le sentiment qu’on a dans les mains un jouet ultra dangereux qu’on ne sait absolument pas maîtriser. Toutefois, certaines explications schématiques nous permettent de comprendre l’ampleur du danger lié à l’explosion. Par ailleurs on apprend que le graphite sert de modérateur dans un réacteur nucléaire (et si on en touche un bout, ça fait très bobo), que le Sievert indique la dose de rayonnement ionisant (plus ça fait « grat-grat » sur le dosimètre plus ça veut dire que tu vas mourir dans pas longtemps), qu’un réacteur RBMK est un réacteur de grande puissance à tube de force (bon en revanche on n’a pas compris ce que c’était exactement)…

9. On découvre qu'en Union Soviétique on parlait super bien anglais

Oui…bon… C’est le petit bémol de la série. Les personnages affichent un accent digne d’Oxford ce qui donne lieu à des situations légèrement ridicules quand les intervenants s’interpellent « Camarade » avec un super accent British.

10. Le premier épisode est DINGO

Si on ne vous a pas encore convaincu de mater la série, tentez au moins le premier épisode, vous allez vite être captivés. Tourné à la façon d’un film catastrophe, il retrace les 5 premières heures qui ont suivi l’explosion. Les premiers pompiers qui débarquent sur place pour éteindre le feu et se retrouvent calcinés en effleurant des morceaux de graphite. Les réactions de déni des autorités. Les habitants qui affluent autour de la centrale pour en apprécier le spectacle sans se douter que la simple respiration de cet air radioactif va les tuer prématurément.

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Et vous qui pensiez arrêter votre abonnement OCS. Bande de grands malades que vous êtes.

Source : Allociné