Dans la sexualité, il existe tout un tas de termes rentrés depuis peu dans le langage courant et qu’on a parfois tendance à confondre. Or, dans la bouffe c’est pareil (on vous a d’ailleurs déjà dressé un petit lexique). De « végétarien » à « végétalien » en passant par « végan », l’expression « flexitarien » donne une impression de cheveu dans la soupe. Et pour cause, le fait de donner un nom à un mouvement qui prône un semi-changement et pas un changement véritable ça agace un tout petit peu. Alors oui, on peut critiquer la dénomination, mais la démarche est tout de même louable parce qu’il y a tout un tas de raisons de manger moins de viande.

1. Parce que réduire sa consommation de viande c'est bon pour la santé

La consommation excessive de viande (c’est à dire quotidienne) favoriserait des risques de cancers et de maladies cardio-vasculaires, rien que ça. Mais sans parler de mort précoce, la consommation de viande augmente aussi la tension, le poids. Bref si la conscience du mal-être animal ne suffit pas à influencer notre consommation, on peut au moins se dire que c’est pas bon pour nous.

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2. Et c'est aussi bon pour la planète

Je ne vous apprends rien en vous disant que les 323 millions de tonnes de viande (ce qui implique la mort d’environ 2000 bêtes chaque seconde) produites dans le monde chaque année ont un impact bien merdique sur la planète. Or, l’élevage représente 14.5 % des émissions de gaz à effet de serre sur la planète. Certes les viandes ne représentent pas toutes le même impact, le pire du pire c’est le bœuf et l’agneau donc dans une démarche flexitarienne tu peux déjà commencer à bannir ces viandes-là.

3. Parce qu'on a essayé d'être végé pendant une semaine mais on a fini sous antidépresseurs

C’est pour cette raison que le flexitarisme est une bonne étape. Il vaut mieux passer par là afin de réduire progressivement sa consommation de viande plutôt que de vouloir tout arrêter d’un coup et tenir difficilement quelques jours avant de manger une vache entière.

4. Parce qu'il y a des moments où il vaut mieux manger la viande dans ton assiette plutôt que de la gâcher

Imagine par exemple tu manges des légumes mais ton mec, ta meuf, ton cousin, ta sœur, bref ton voisin quoi, mange une entrecôte mais ne la finit pas parce qu’il n’a plus faim et qu’il s’en fout pas mal de gâcher un morceau d’animal. Bah tu peux en toute logique finir l’assiette histoire de ne pas gâcher. Ça passe. Allez. On n’a qu’à dire.

5. Parce que consommer moins et mieux c'est déjà un premier pas vers un monde meilleur voire le meilleur des mondes

Et puis les poulets dégueu jaunes fluo du supermarché qui sentent le pet ça va deux minutes. Le meilleur moyen de prendre en main sa consommation c’est de se renseigner sur l’origine de la viande, de privilégier les producteurs locaux. Bref, de s’intéresser à ce qui se passe dans notre assiette.

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6. Parce que t'as jamais été souple alors si tu peux être flexible sur un truc autant foncer

Ecoutez, on se raccroche à ce qu’on peut.

7. Parce qu'on dirait un superpouvoir

Le jour où on aura un super héros Marvel qui se battra avec des brocolis et du chou kale et une fois par semaine seulement prendra ses ressources d’énergie en bouffant un steak. FLEXIMAAAAAAAAAAN.

8. Parce que ça fait un sujet de conversation mieux que la météo dans les dîners mondains

C’est idéal pour aborder une conversation où tu es à peu près sûr que tout le monde aura un avis qui ne sera certainement pas l’avis de tout le monde et qui suscitera des engueulades de haute volée qui ne manqueront pas d’animer le repas flexitarien que tu as préparé pour tes hôtes (c’est à dire un plat de légumes, mais avec un peu de viande quand même, un plat normal quoi).

9. Parce que ça va t'apprendre à être plus inventif dans ta cuisine

Diminuer sa consommation de viande c’est accepter de ne plus mettre la viande au centre de la composition de ton plat. Les légumes sont injustement boudés mais il y a mille fois plus de choix que la viande finalement, et donc mille fois plus de possibilité de plats ! Faut juste tenter des trucs. Et ça part en soupe de potimarron et de topinambour.

10. Parce que jusque là il n'y avait pas de mot pour vous définir vous étiez juste "quelquunquimangedelaviandedetempsentempsmaisquandmemejefaisgaffe"

Merci la langue française. Tellement heureux d’avoir un mot pour décrire cette philosophie du « je m’engage mais pas trop ».

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Oui bah écoutez on fait des petits aménagements avec notre conscience comme on peut, voilà.

Sources : Le Monde, Planetoscope, Slate