Dans la vie, on a parfois affaire à des parasites, qui vous piquent votre déjeuner, votre place dans le métro, ou vous taxent des clopes. Mais là, on parle de vrais parasites, au sens biologique du terme, c’est-à-dire des animaux qui profitent de façon durable d’un autre animal afin de se nourrir, se reproduire ou se loger. Vous voyez les films Alien? Ben pareil. Si ce cas de parasitisme extrême n’existe pas (encore) sur l’homme, certains animaux ont moins de chance que nous.

  1. Cymothoa exigua, l’amateur de french-kiss
    Ce petit crustacé qui ressemble à un cloporte blanc de 3 cm va pénétrer dans le corps du vivaneau rose, un poisson qui n’a rien demandé à personne, via ses branchies, lui grignoter la langue peu à peu jusqu’à la remplacer. Le Cymothoa exigua mange ensuite le mucus du poisson mais sans toucher aux aliments. Sympa. Au final, le poisson peut continuer à vivre tranquillement avec un gros cloporte à la place de la langue, ce qui reste un handicap pour draguer.

    Crédits photo (creative commons) : National Oceanic and Atmospheric Administration

  2. Leucochloridium paradoxum, les yeux de la mort
    Ce parasite est vraiment un tordu, puisque pour assurer son cycle de reproduction dans le système digestif des oiseaux, il va parasiter un escargot. La larve expulsée par la fiente d’oiseau va en effet se retrouver sur des feuilles qui seront absorbées par les escargots. Ensuite, les yeux du mollusque infecté vont gonfler, changer de couleur et palpiter afin de ressembler à une chenille appétissante qui sera attaquée par l’oiseau. Et ainsi de suite. C’est bien fichu la Nature quand même.

    Crédits photo (creative commons) : Thomas Hahmann

  3. Sacculina carcini, la voleuse de corps
    Un crustacé parasite complètement taré, dont la larve femelle infiltre un crabe via les articulations de ses pinces, avant de manger un peu tous les organes non vitaux du crabe. « Oh ça va si ce n’est pas vital », me direz-vous. Et bien ce n’est pas tout, la larve va ensuite déployer ses ramifications dans tout le corps du crabe, puis émerger sous forme de protubérance au niveau de l’appareil génital, et modifier son équilibre hormonal afin de le forcer à agir selon son bon vouloir. Le crabe ne muera plus, ne pourra pas réparer ses pinces, sera stérile, et forcé de s’occuper des œufs du parasite comme si c’était les siens.

    Crédits photo (creative commons) : Auguste Leroux

  4. Ampulex compressa, dans son nid personne ne vous entend crier
    Cette guêpe va se servir d’un cafard jusqu’à 3 fois plus gros qu’elle afin de le réduire à un état de toutou obéissant puis de nid douillet pour ses enfants. En lui plantant injectant du venin, la guêpe va paralyser le cafard et contrôler son réflexe d’évasion. Le cafard docile se laissera ensuite mener par les antennes dans le nid de la guêpe, où il servira de couveuse et de garder manger pour les larves de la guêpe. Au bout d’un mois, un bébé guêpe éclot du thorax du cafard. Comme un alien, oui.

    Source photo : writestough

  5. Cordyceps unilateralis, le hacker de cerveau
    Cette fois, le parasite en question est un champignon qui va réduire à l’état de zombie les fourmis. Les spores du champignon déposées sur l’exosquelette de la fourmi vont germer à l’intérieur de la fourmi en passant par ses orifices respiratoires (non, pas par son anus, c’est ce qu’on pensait aussi). Le champignon va s’étendre dans tout le corps de l’insecte en lui bouffant des tissus et des organes au passage puis atteindre le cerveau et perturber sa façon de percevoir les phéromones. La fourmi déboussolée, obéissant maintenant au champignon, va monter en haut d’une plante. Là, le champignon lui mange le cerveau et lui fait exploser l’exosquelette. Les spores vont donc pouvoir être propagées efficacement puisqu’elles sont dispersées en hauteur.

    Crédits photo (creative commons) : David P. Hughes, Maj-Britt Pontoppidan

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Source : GeneralKulture