En préparant ce top, on s’est rendu compte qu’on n’était pas les premiers à avoir la même idée. Par contre, vu le nombre de conneries qu’on a lues et qui, bizarrement étaient repris dans quasiment tous les articles (rien en se crée tout se transforme), nous sommes sans doute les seuls à avoir réellement testé ces visites virtuelles, et ce, dans les moindres recoins (oui même jusqu’aux WC… laissez tomber, c’est mort!). D’ailleurs, puisque vous êtes là, on vous propose de commencer tout de suite la visite. Suivez le guide !

1. Le British Museum : le plus wahou !

2 millions de points apparaissent dès la première page de la visite virtuelle. Ce sont autant de liens vers la culture humaine depuis ses premiers gribouillis jusqu’aux dernières œuvres contemporaines (des gribouillis mais en plus chers). Il suffit de cliquer sur une de ce bulles de savoir pour entamer un voyage dans le temps (avec effet de plongée pour plus d’immersion) à la découverte de chaque pièce numérisée qui s’accompagne de tout un tas d’infos audio (comme si vous écoutiez un guide), de géolocalisation, et d’images associées. Une timeline permet de situer les œuvres dans le temps et de remonter ainsi les siècles au fil des arts. Même si les musées ne sont habituellement pas trop votre truc , cette visite virtuelle vous en mettra vraiment plein les pattes yeux ! Débutez la visite

2. Le Louvre : le plus 360°

On ne va pas se mentir, cette balade virtuelle dans les galeries du Musée du Louvre n’est pas de première jeunesse et vous demandera d’installer quelques plugins que l’on croyait à jamais disparus. Heureusement, à défaut d’être techniquement chiadée, la visite permet de découvrir de nombreuses collections avec l’impression de réellement visiter les lieux grâce notamment à des vues 360° dans le même esprit que Google Earth. Bon, par contre n’en abusez pas car ça fout limite la gerbe et votre clavier n’est sûrement pas étanche au vomi. Débutez la visite.

3. Le National Museum of Natural History de Washington : le plus VR

Cette visite virtuelle est l’une des rares à proposer de découvrir certaines salles avec votre casque de réalité virtuelle vissée sur le nez histoire de donner une toute autre dimension à votre visite. Les autres, moins équipés, pourront évidemment parcourir les lieux à l’aide de leur souris, en mode FPS mais sans les armes. C’est beau, c’est grand, on peut approcher des dinosaures et des mammouths, voire même les caresser sans qu’un gardien ne vous rappelle à l’ordre. Faudra juste penser à nettoyer les traces de doigts sur votre écran ! Débutez la visite.

4. La Galerie Uffizi à Florence : le plus mytho(logique)

Si vous aimez les hommes nus et musclés, beaux comme des statues grecques ou romaines, vous êtes au bon endroit ! Le bâtiment que Google Art vous propose de visiter virtuellement en est rempli, mais pas que… On y trouve également d’illustres peintures comme la célèbre Medusa de Carvaggio ; gorgone bien connue des amateurs de mythologie et de jeux vidéo (Assassin’s Creed Odyssey/ God of War etc.). Bref, la visite débute sur ce lien avec le choix entre des descriptions détaillées des œuvres (cliquez sur les images) ou un mode visite libre caméra sur l’épaule. Pour cela scrollez jusqu’à voir apparaître le lien « Explore Uffizi Gallery ».

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Varcata col naso all’insù la porta della Sala di #Venere alla #GalleriaPalatina di #PalazzoPitti, noterete in alto a sinistra, nascosta fra gli affreschi, una piccola grata. È la finestrella di un piccolo ambiente a cui, in epoca medicea, il Granduca accedeva attraverso una scala a chiocciola segreta, nascosta nel muro, così da spiare e ascoltare dall’alto quanto avveniva o si diceva tra gli ospiti in attesa di essere da lui ricevuti nell’Anticamera sottostante. La Sala di Venere è la prima delle cinque stanze di rappresentanza, le cosiddette Sale dei Pianeti. La decorazione dei soffitti ad affresco e stucchi fu commissionata dal Granduca Ferdinando II de’Medici a #PietrodaCortona nel 1641: il tema iconografico intende magnificare la formazione del buon Principe mediceo, destinato al trono granducale. Ercole è assunto a simbolo delle virtù del Principe e a icona della potenza della famiglia Medici. Al centro del soffitto sono rappresentate Venere, che ha appena introdotto il ragazzo alla conoscenza dell’amore e dei piaceri della giovinezza, e Minerva, dea della saggezza e protettrice delle arti, che glielo strappa dalle braccia per avviarlo all’età della maturità e delle responsabilità di governo. ?E N G: If you look up in the Room of #Venus at the #PalatineGallery of #PittiPalace you may find, on your left and hidden among the frescoes, a small grated window. Behind it, in the Medici era, the Grand Duke used to conceal himself after running through a secret winding staircase behind the wall so as to peek at and listen to the guests waiting for him in the Antechamber below. The Room of Venus is the first of the 5 State Rooms known as the Planets Rooms. In 1641 Grand Duke Ferdinando II de'Medici commissioned their frescoes and stuccoworks from Pietro da Cortona. Their iconography was intended to glorify the Prince’s education as a fair ruler. Hercules is a symbol of both the Prince’s virtues and the Medici family’s power. In the center of the ceiling is Venus, who has just unveiled the secrets of love and pleasure to the young Prince, and Minerva, goddess of wisdom and patron of arts, who gets him out of her arms to steer him toward adulthood and responsibilty.

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5. The Getty Museum à Los Angeles : le plus imagé

Getty comme le nom de la célèbre banque d’images créée en 1995 par le petit-fils du milliardaire américain J. Paul Getty à qui ont doit ce musée californien. Pour la petite histoire, au moment de sa mort en 1975, JP a refilé, en plus de ses œuvres, pas moins de 661 millions de dollars en cash pour enrichir l’établissement en nouvelles acquisitions. Une montagne de fric dont vous pouvez découvrir les fruits depuis chez vous grâce à Google Art, avec des stories détaillées, des fiches descriptives si vraiment vous être fan, et une visite virtuelle du musée pour les plus pressés. Débutez les visites.

6. Le musée Frida Kahlo de Mexico : le plus intime

Plus qu’un musée, cette Maison bleue est le lieu qui a vu naître, vivre et mourir l’artiste latino-américaine. La visite virtuelle permet de se faufiler dans différentes pièces de cette demeure de 800m2 telles que son atelier, la cuisine ou encore le jardin de 1200 m² où cohabitent plantations luxuriantes et murs colorés. Débutez la visite.

7. Le musée Van Gogh d’Amsterdam : le plus geek

L’artiste a passé la plus grande partie de sa vie en France, mais c’est à Amsterdam que se trouve aujourd’hui la plus grande collection de ses œuvres. A défaut de pouvoir y faire une virée dans les prochaines semaines, le musée reste ouvert aux visiteurs virtuels qui pourront parcourir les 3 étages du bâtiment débarrassés de tous visiteurs. En ces temps de confinement, un peu de visages humains n’auraient pourtant pas été de refus ! Débutez la visite ici. Une chaîne Youtube du musée avec des vidéos en 4K existe également.

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Just awesome.

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8. Le château de Versailles : le plus royal

Une expérience incontournable au cours de laquelle vous serez traité logiquement comme un Roi. Vous pourrez entre-autre découvrir la chambre de Louis XVI, celle de la Reine Marie Antoinette, flâner dans la galerie des Glaces, ou encore vous essayer à quelques vocalises dans l’enceinte de l’Opéra royal. Pour le reste, on vous laisse jouer les VIP et découvrir les nombreuses expériences imaginées par Google Art. Débutez la visite !

9. Le musée d’Orsay à Paris

Zéro file d’attente, pas de billet d’entrée à payer, pas besoin de jouer des coudes pour se frayer un passage pour voir de plus près telle ou telle œuvre… le musée d’Orsay fait partie des lieux culturels parisiens à avoir ouvert une partie de ses salles aux visiteurs virtuels. L’occasion de flâner depuis chez soi dans les allées de cette ancienne gare édifiée, comme la Tour Eiffel, à l’occasion des l’exposition Universelle de 1900. Débutez la visite !

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Dans l'exposition "Huysmans, critique d'art", on découvre l'ironie mordante de l'auteur de "À rebours". Voici ce qu'il écrit en 1879 à propos de "La mort de Commode", composition académique de Fernand Pelez: "J’avais tout d’abord mal compris le sujet. Je pensais que le monsieur en caleçon de bain vert penché sur l’autre monsieur en caleçon de bain blanc était un masseur, et que la femme soulevant le rideau disait simplement : “Le bain est prêt.” Il paraît que le garçon de salle est un thugg, un bon étrangleur qui ne malaxe aucunement le cou de Commode pour aider à la circulation du sang ; c’est même, si j’en crois le livret, tout le contraire. Au fond, cela m’importe peu". Exposition "Joris-Karl Huysmans critique d'art. De Degas à Grünewald, sous le regard de Francesco Vezzoli" jusqu'au 1er mars au musée d'Orsay. #DerniersJours . In the exhibition "Huysmans, Art Critic", we discover the caustic irony of the author of "À rebours [Against the Grain]". In 1879, here is what he wrote about "The Death of Commodus", academic painting by Fernand Pelez: "At first I had misunderstood the subject. I thought that the gentleman in green bathing trunks leaning over the other gentleman in white bathing trunks was a masseur, and that the woman raising the curtain simply said: "The bath is ready." It seems that the waiter is a thugg, a mere strangler which does not knead Commode's neck in any way to aid the circulation of blood; it’s even, if I believe the booklet, quite the opposite. Actually, it doesn't really matter to me." Until March 1, "Huysmans Art Critic. From Degas to Grünewald, in the Eye of Francesco Vezzoli". #LastDays . ? Fernand Pelez, "La mort de Commode" (1879) - Béziers, dépôt du FNAC au musée des Beaux-Arts. . #museedorsay #museeorsay #orsaymuseum #artmuseum #artgallery #fineart #beauxarts #artexhibition #art #museum #Paris #peinture #painting #pelez #commode #exposition #exhibition #artcritic #huysmans . ? Musée d'Orsay / Eric Jouvenaux

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10. Le musée de l’Orangerie à Paris : le plus floral

Si on vous dit que ce musée est connu mondialement pour ses peintures impressionnistes et postimpressionnistes, vous allez nous rétorquer qu’on a passé trop de temps sur wikipedia… Si en plus, on vous explique que « non mais c’est vachement bien, y a même le cycle des Nymphéas, plus gros tube (de peinture) de Claude Monet », pas sûr que voyez plus enthousiaste! Et pourtant, vous avez tort, parce qu’en vrai, ce musée envoie de la gouache. Certaines salles peuvent être visitées virtuellement même si la techno désuète n’aide pas vraiment à se projeter. Débutez la visite !