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Montage photo : Topito

Le 8 mars c'est la journée des droits de la femme. Une journée des plus utiles quand on fait un petit tour d'horizon des lois toutes plus insensées les unes que les autres qui sont toujours en vigueur dans tout plein de pays du monde.

  1. Au Swaziland, les femmes n'ont pas le droit de porter de mini-jupes
    Selon ce gouvernement - on le rappelle très démocratique - "le viol est facilité par le fait qu'il est facile de retirer une petite pièce de tissu comme une mini-jupe". Donc en gros leur technique à eux pour réduire le nombre de viols c'est pas de punir les violeurs (quand même les pauvres), mais d'empêcher les femmes de s'habiller comme elles le souhaitent. "Roh c'est bon, de toute façon tu l'avais bien chercher avec tes tongs de salope hein!"
  2. En Arabie saoudite, les femmes n'ont pas le droit de conduire
    Comme dirait tonton Michmich "femme au volant, mort au tournant". Ah ah ah, on se marre. Le souci c'est qu'en Arabie saoudite, les femmes n'ont vraiment pas le droit de conduire, et qu'il n'est pas rare que les malheureuses qui enfreignent cette loi absurde se retrouvent en prison.
  3. Au Nigéria, un homme marié à le droit de battre sa femme
    Mais uniquement pour "la corriger", il ne faut pas abuser non plus. Notez que le Nigéria est un chouette pays où les parents ont le droit de battre leurs gosses, les profs leurs élèves et où un maître a évidemment le droit de remettre les idées en place à son esclave à coup de ceinture.
  4. En Inde, le viol conjugal n'est pas considéré comme un viol
    Tant que ta femme a plus de 15 ans (ce qui veut dire que tu peux avoir une femme de moins de 15 ans), tu as le droit de disposer de son corps comme bon te semble. Tu veux la violer, tu la violes, et elle n'a aucunement le droit d'aller se plaindre à une association ou aux flics.
  5. En Russie, 456 professions sont interdites aux femmes
    Ce qui est marrant c'est que le Code du Travail précise que chacun jouit des mêmes opportunités en matière de droit du travail, et malgré tout les femmes n'ont pas le droit d'être conductrices de métro, de bosser dans les mines ou de faire l'un des 456 boulots qui sont considérés comme non adaptés à leur condition physique. Parce que c'est vrai qu'avoir des nichons ça complique vachement la conduite d'une rame de métro.
  6. Au Liban, si un violeur épouse sa victime il n'est pas poursuivi
    On part du principe qu'en gros le préjudice est réparé. Parce que le seul préjudice d'un viol c'est d'avoir le mega honte parce qu'on est une belle pute qui se fait passer dessus par la terre entière, c'est bien connu. Cette loi est en vigueur dans pas mal de pays, dont, jusqu'à il y a peu, le Maroc (qui l'a heureusement abrogé en 2014).
  7. Au Yémen, une femme est considérée comme une demi-personne
    Du coup, elle ne peut pas témoigner devant une cour de justice, sauf si son témoignage est doublé de celui d'un homme. Elles n'ont par ailleurs pas le droit de s'exprimer dans les affaires d'adultère, de diffamation, de vol ou de sodomie. Parfait.
  8. En Indonésie, les femmes n'ont pas le droit d'enfourcher un scooter
    Enfin en tout cas dans la ville de Lhokseumawe, dans le nord-ouest du pays, où le maire a déclaré que "les femmes assises sur des cyclomoteurs ne doivent pas monter à califourchon parce que cela provoque le conducteur. Il s'agit aussi de protéger les femmes d'une situation indésirable." Traduction : forcément si tu chauffes le gars en t'asseyant derrière lui, faut pas t'étonner de te faire violer et brûler à l'acide.
  9. En Iran, les femmes n'ont pas le droit d'aller au stade voir un match de foot
    Question de pudeur, vous comprenez. Cette loi absurde a d'ailleurs fait l'objet d'un très beau film du réalisateur iranien Jafar Panahi, Hors jeu, dans lequel il racontait l'histoire d'une jeune fille qui essayait par tous les moyens d'aller assister à un match au stade.
  10. En Russie (toujours), les culottes 100% dentelle sont interdites
    Le 1er juillet 2014 est en effet entré en vigueur une loi interdisant la diffusion de sous-vêtements composés d'éléments de synthèse, parmi lesquels les sous-vêtements en dentelle, qui ne sont pourtant pas toujours synthétiques. Les autorités affirment que c'est pour la santé des consommateurs, mais les femmes russes y ont vu une violation de leurs droits. Après tout, on a quand même le droit de choisir le slip que l'on veut !

Y'a encore pas mal de taff les enfants !

Source : Washington Post, Marie Claire, Little Things