Quand on est une fille et qu’on se trouve être l’heureuse détentrice d’un vagin, on peut être exposée à toutes sortes de maladies cheloues et pas sympas. Le vaginisme en fait partie. En effet, comme son nom l’indique, ça concerne le vagin. Et si vous n’avez encore jamais entendu parlé de cette maladie, il est temps de vous remettre les pendules à l’heure (en l’occurrence au troisième top il sera 11h39).

1. Déjà à la base de la base, cé kwa ?

On compare souvent le vaginisme à l’effet que procure une poussière dans l’œil, on le ferme par réflexe. Là c’est pareil, la vaginisme se manifeste par une contraction musculaire du plancher pelvien bloquant toute pénétration vaginale. Cette contraction peut se produire de manière prolongée ou occasionnelle mais empêche l’insertion de quoi que ce soit dans le vagin, que ce soit un pénis ou un tampon.

2. Il ne faut pas confondre vaginisme et dyspareunie

Attention, je ne veux pas vous perdre hein ! Mais beaucoup de femmes confondent ces deux pathologies qui sont pourtant bien différentes. En fait le vaginisme c’est lié à une peur panique de la pénétration vaginale la rendant physiquement impossible alors que la dyspareunie, c’est surtout le fait d’avoir mal pendant l’acte sexuel (techniquement la pénétration est donc possible).

3. Combien de femmes sont concernées ?

Les chiffres ne sont pas exacts parce que malheureusement beaucoup de femmes atteintes de vaginisme n’osent pas en parler et ont bien du mal à subir une séance chez le gynéco d’autant plus que tout examen gynécologique est impossible puisqu’il impliquerait la possible utilisation d’un spéculum. Bref les statistiques varient mais on estime que la vaginisme concerne entre 1 et 3 % des femmes.

4. Est-ce que le vaginisme est le même pour tout le monde ?

Pas vraiment. Disons qu’il y a différents niveaux de vaginisme mais en gros on parle de vaginisme primaire (qui pré-existe aux premières relations sexuelles), et de vaginisme secondaire (qui survient alors qu’on a déjà une vie sexuelle). Dans le second cas, c’est souvent lié à un traumatisme.

5. Comment on attrape ce truc ?

C’est pas un virus ou une maladie qu’on choppe comme un rhume. Il y a plein de causes possibles : des traumatismes graves comme un viol ou une agression sexuelle, une phobie de tomber enceinte, un accouchement. Parfois la cause peut être aussi physiologique ou neurologique. Bref, si l’on a un doute il ne faut pas hésiter à consulter.

6. Est-ce qu'on en meurt de la mort qui tue ?

NON. A moins que le vaginisme soit le symptôme d’une infection génitale ou neurologique plus grave, ce n’est pas en soi le vaginisme qui peut s’avérer mortel. En revanche il y a un paquet de conséquences relous à commencer par le fait de ne plus jamais pouvoir niquer ce qui parfois, à la longue, peut être un peu agaçant. Mais ça veut dire aussi qu’on a du mal à tomber enceinte, moins de désir, et que l’absence d’examen gynécologique est problématique sur le plan préventif.

7. Mais comment on fait pour en guérir ?

Le vaginisme peut être de courte durée ou ne jamais s’arrêter. Il y a donc des traitements à suivre pour une rééducation. On peut utiliser des dilatateurs vaginaux qu’on appelle aussi « bougies » (le petit dîner au chandelles qui fait plaisir), une psychothérapie, ou même des consultations de sexologie. On peut aussi inciter certaines femmes à explorer un peu plus leur parties intimes, parce que si tout ça est très traumatisant, il est forcément préférable d’utiliser ses propres mimines. On n’est jamais mieux servies que par soi-même.

8. Euh... OK mais pourquoi on n'a jamais entendu de parler de ça avant ?

Bah parce que justement on ne parle pas d’un rhume mais bien des entrailles des filles qui sont souvent des sujets tabous. D’un côté, les femmes atteintes du syndrome n’osent pas forcément consulter (d’autant plus que la consultation impliquerait un examen physiquement impossible), ni même en parler. Il y a une chape de plomb autour de la question et c’est franchement débile. Donc si tu es dans l’impossibilité de recevoir la moindre pénétration, pense à consulter ça peut être plus grave que tu ne le penses.

9. Est-ce que tu coup ça empêche d'avoir des orgasmes ?

Eh non, good news ! Vraiment avec le vaginisme, le merdier est centré sur le vagin, donc hors pénétration tu peux tout à fait ressentir du plaisir et connaître les réjouissance de l’orgasme. YAY.

Source : Wikipédia, Le Figaro, Santé Magazine