L’Hygiène Naturelle Infantile, le HNI pour les intimes, ou bien encore le « Elimination-Communication » aux Etats-Unis, est un concept bien connu dans de nombreux pays mais moins des Occidentaux. Il consiste à ne pas utiliser de couches pour les enfants, et ce depuis le tout début de sa vie. On fait le point sur cette méthode controversée mais pas dénuée d’intérêt (quand on sait que pour un nourrisson de deux mois on utilise pas moins de 250 couches par mois).

1. En quoi ça consiste ?

C’est assez simple comme définition, le HNI consiste à ne plus mettre de couches à son bébé, même nourrisson, en le laissant exprimer son besoin d’éliminer, et en prêtant fortement attention aux signes qui pourraient montrer un envie imminente. Quand ces signes sont montrés, les parents positionnent l’enfant dans un endroit adapté, comme des toilettes, un lavabo ou un petit pot.

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2. Il faut savoir repérer les signes

Que ce soit une expression faciale de concentration avant élimination, des pleurs, des cris, des grimaces, bref tout ce qui pourrait expliquer une évacuation qui risque d’arriver, il faut savoir repérer ces moments-là et agir en conséquence. Un bébé étant capable d’exprimer son besoin de manger ou de dormir, il peut être aussi capable d’exprimer son besoin d’évacuer.

3. C’est une méthode utilisée en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud

En Occident, c’est une méthode encore considérée comme marginale. Elle est donc peu utilisée. Mais elle rentre dans la mouvance du maternage proximal, comme l’allaitement long, le portage ou le co-dodo. Cette méthode du HNI deviendra peut-être plus fréquente avec le temps dans les pays occidentaux, comme c’est déjà le cas en Chine ou en Afrique.

4. Il faut avoir une bonne connaissance des rythmes de son bébé

Savoir combien de selles il fait par jour, à quelle distance d’espacement, dans quelle situation, peut vous aider à anticiper son besoin d’évacuation si vous décidez de mettre en place cette méthode. De plus, vous pouvez établir des signes de communication entre vous et votre enfant pour lui apprendre à exprimer ses besoins, comme de faire le bruit « psss » quand une envie se fait sentir.

5. Ça demande une totale implication

Il est vrai que cette méthode demande une implication totale de la part du parent qui devra s’occuper à plein temps de son bébé et le connaitre par cœur, au point de savoir quand un besoin arrive, sans avoir besoin de mots pour le dire. Et quand on pense au nombre de selles que peut faire un bébé par jour dans ses premiers mois de vie, il faut être carrément au taquet.

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6. Ça fait faire des économies

Des économies d’argent bien sûr, parce qu’on n’a plus besoin d’acheter des couches, mais c’est aussi très bien pour l’environnement, quand on sait à quel point les couches jetables sont polluantes pour la planète. Sans couches, plus de problèmes.

7. Ça pourrait accélérer l’acquisition de la propreté

Même si aucune étude scientifique ne le prouve, les parents pratiquant le HNI rapportent que leurs enfants sont propres plus rapidement, puisqu’ils arrivent depuis très jeunes à exprimer leur besoin d’évacuer leur selle et urine. Mais ce n’est pas forcément un apprentissage précoce de la propreté, c’est surtout un respect des besoins de l’enfant.

8. C’est très pratique pour les enfants à la peau fragile

Pour ceux qui ont la peau très fine et qui ont tendance à avoir des érythèmes fessiers douloureux, le fait de pratiquer le HNI permet à la peau de ne plus être en contact avec des couches humides, et réduit donc considérablement les irritations sur la peau des fesses des bébés.

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Et vous, vous pratiquez l’Hygiène Naturelle Infantile ? Vous connaissez des parents qui ont adopté ce concept ? Partagez avec nos vos divines expériences dénues de couches culottes.