Ce n’est pas parce qu’on est directeur d’école qu’on est sain d’esprit. On peut aussi être complètement taré et faire n’importe quoi. Un n’importe quoi plus ou moins drôle ou plus ou moins dangereux, ça va de soi, parce que c’est le principe du n’importe quoi d’être assez peu prévisible.

1. Le mec qui faisait de la ségrégation en 2018

A New York, il existe une école d’élite très chère et qui a une drôle de conception de la discrimination positive. En gros, le directeur s’est dit que le mieux, c’était de réunir tous les noirs de l’école dans une seule classe pour qu’ils puissent « mieux partager leurs expériences ». Bizarre ? Grave. D’autant que ce n’était pas clairement dit. Assez rapidement, les élèves ET les parents se sont mis à gueuler et la situation a vite été réglée.

2. Le proviseur qui avait foutu un tigre en cage au milieu de la cour

On le sait parce qu’on l’a vu dans des films américains : les lycées organisent aux Etats-Unis un bal de promo pour les bacheliers en fin d’année. Et bien souvent, ce bal a un thème. En l’occurrence, en 2017, le lycée Christophe Colomb avait choisi un thème jungle et n’avait pas lésiné sur les effets puisque la salle était décorée de fausses roches, faux serpents, mais aussi d’un vrai lémurien, d’un vrai singe et surtout… D’un vrai tigre. Et le tigre était dans une petite cage au milieu du passage, ultra stressé, ultra dangereux. Evidemment, les associations de défense des animaux sont montées au créneau. Evidemment, les fédérations de parents d’élève aussi.

How shameful for Christopher Columbus High school ...showing its students on prom night who is the “king of the jungle “...

Publiée par Mari-Cris Castellanos sur Samedi 12 mai 2018

3. Le directeur d'école primaire qui impose des uniformes à 800 dollars à ses élèves

A l’heure de choisir l’uniforme pour la promo 2018-2019 de son école, le dirlo d’une école élémentaire de Tokyo a eu un coup de foudre : un coup de foudre pour un uniforme très très beau puisque signé Emporio Armani. Très beau donc, mais coûteux aussi : environ 700 balles l’uniforme, dans une école publique tout à fait normale et pas du tout réservée aux gosses de riches. La bronca n’a pas tardé à venir de la part des parents fâchés et ruinés et le gouvernement aussi s’est mis à gueuler.

Mais le dirlo s’est entêté, et trois gamins ont été agressés par des mecs qui voulaient piquer leurs uniformes. Ce qui a obligé l’école à recruter des vigiles. Le bordel, je vous raconte pas.

4. Le directeur de la maternelle qui organise du pole dance à la journée d'accueil

La Chine n’étant pas à proprement parler un pays démocratique, elle impose ses rituels patriotiques à chaque rentrée scolaire : petit cadrage auprès des enfants et des parents sur la grandeur du pays, défilés militaires et, pour le fun, une animation. Sauf que dans une maternelle de Schenzhen, l’animation fun, c’était un pole dance à poil réalisé autour d’un drapeau de la Chine.

En maternelle. Allez savoir.

5. Le directeur ivre qui se masturbe dans la cour

En avril dernier, le directeur d’une école dépendant de la Fondation d’Auteuil a été arrêté par la police. Son crime ? Bah il s’était masturbé à 2 grammes dans la cour avant de s’endormir le sexe à la main. A sa décharge, il a fait ça quand les enfants n’étaient pas là, mais le personnel de l’école a assisté à la scène et prévenu les autorités. Mis en examen pour exhibitionnisme, il a aussi été mis à pied. Il devait en avoir gros sur la patate.

6. Le proviseur du lycée qui fait du karaté tranks dans son bureau

C’est un proviseur à Longjumeau et c’est aussi un karatéka cinquième dan. Au cas où des gens voudraient le test’, il a posté une vidéo de lui sur Facebook où il montrait qu’il maîtrisait pas trop mal le karaté. Le mec est donc dans son bureau, et il fait des katas et le poste sur Facebook et il y a fort à parier que les élèves se sont dits que c’était drôle mais en évitant de trop le faire chier quand même. Sinon, le mec est en obsession karaté et a même sorti un bouquin là-dessus.

Contre le #harcelementderue et le #harcelementscolaire j’animerai régulièrement des séances de self-défense à tous mes...

Publiée par Dominique Nguyen Duc Long sur Dimanche 5 août 2018

7. Le proviseur qui prend un avion pour acheminer les copies du bac

Les proviseurs de lycée sont chargé de trucs chiants, comme par exemple d’assurer le bon acheminement des copies de bac au centre de correction. Or, le proviseur adjoint du lycée Paul-Constans de Montluçon devait aller jusqu’à Yzeure pour refiler les copies et franchement en bagnole, ça craignait. Comme il était aussi pilote amateur, il a donc pris un petit avion à l’aéroclub local et bingo. Indiana Jones, l’aventure en moins.

8. Le proviseur qui embauche de ânesses pour tondre la cour

Le lycée professionnel de Bugey en avait ras la casquette de devoir s’occuper des espaces verts surplombant son terrain. Tondre, tondre, tondre : stop. Du coup, le proviseur a eu une idée : prendre deux ânesses d’une ferme du coin et les embaucher comme jardinières. Gagnant-gagnant : pas de contrat de travail, pas d’emmerdes, le bonheur. Allez savoir si elles en profitent pour apprendre un métier.

9. Le proviseur qui fait intervenir des pornstars en cour d'éducation sexuelle

Sur le site de Cambridge, il y a un collège, The Leys. Et ce collège, qui accueille une bonne partie de l’élite londonienne, a un proviseur qui prend l’éducation à la sexualité très à coeur. Raison pour laquelle il envisage très sérieusement, comme il l’a confié au Telegraph, de demander à une actrice X connue de venir participer à une table ronde sur la question, plutôt que de confier ça à un éducateur spécialisé qui emmerdera probablement les élèves et ne les incitera pas à s’intéresser à ces questions. Autant dire qu’une partie des parents gueule.

10. Le principal qui fait lui-même la plonge avec ses élèves à la cantine

Plus un rond pour embaucher des intérimaires : à Grainville, dans la Manche, en 2010, le principal d’un collège, confronté à des problèmes de fonds, a dû lui-même assurer la plonge de la cantine en compagnie de certains profs, de ses adjoints et de quelques élèves. Ca a fait du bruit et des fonds ont finalement été débloqués, mais le principal a assuré que les élèves étaient volontaires et que cela répondait à une logique d’initiation à la solidarité.

Ils étaient pas comme ça les miens.

Sources : Cracked, France Soir, Le Parisien, La Montagne, Le Progrès, The Telegraph, Le Point.