Raymond Barre

"Esprit libre et indépendant" pour les uns, "exemple de rigueur morale et intellectuelle" pour les autres, Raymond Barre nous quitte avec l'habituel cortège d'éloges. Pourtant, l'ancien premier ministre n'a pas toujours fait l'unanimité. Retour sur les citations d'un homme qui aimait cultiver sa différence en usant d'un langage plutôt acerbe, voire nauséabond ...

  1. Je préfère être impopulaire qu’irresponsable. (1981)
  2. Les fonctionnaires sont des nantis. (1980)
  3. Les porteurs de pancartes, ceux qui scribouillent, jacassent et babillent, le chœur des pleureuses et le cortège des beaux esprits, des milieux qui ne vivent que de manœuvres, d’intrigues et de ragots. (1978) : à propos du microcosme politique
  4. Cet attentat odieux qui voulait frapper les Israélites qui se rendaient à la synagogue et qui a frappé des Français innocents... (1980) : au lendemain de l'attentat de la rue de Copernic.
  5. Je vous ai parlé très franchement. Que vous me fassiez passer pour un antisémite, pour quelqu'un qui reconnaît pas la Shoah, j'ai entendu cela cent fois et cela m'est totalement égal
  6. Par les temps que nous vivons, je crois qu’il est indispensable que ceux qui mettent en jeu la vie de leurs prochains acceptent de voir leur propre vie mise en jeu. (1984) : à propos de la peine de mort.
  7. Les responsables de la droite feraient bien d’accorder leurs pensées et leurs arrière-pensées. : en évoquant un jour la rivalité Giscard-Chirac.
  8. On ne déjeune pas avec le diable, même avec une très longue cuiller. (1985)
  9. La meilleure façon de lutter contre le chômage, c’est de travailler.
  10. Etre populaire quand on veut gouverner ? Cela ne s’est jamais vu. (1981)
  11. Pourquoi voulez-vous que j’esquive la question, quand la question ne se pose pas !
  12. Moi je viens toujours pour voir les vaches, et voir les vaches me regarder
  13. Pour ma part, je dirais simplement : oui aux partis politiques, mais non à l’esprit de parti. (1980)
  14. Pour gouverner, il faut un gouvernement. (1988)
  15. Quand le moment est venu, l'heure est arrivée.