Au départ, ils s’appelaient « papa » et « maman » pour rigoler entre eux. Aujourd’hui, ils ont 70 ans et ne s’appellent plus que comme ça. Au départ, on disait « LOL » tout haut pour marquer son ironie. Désormais, on ne peut s’empêcher de le dire. Ainsi vont et viennent les habitudes. Mais elles peuvent parfois s’attacher à des choses plus étranges que le simple langage. Parfois, elles gagnent la société entière.

1. Le selfie stick était un objet figurant dans la liste des inventions inutiles d'un artiste japonais, au même titre que la fourchette à moteur

Dans les années 1980, Kenji Kawakami, un ingénieur japonais, invente le chind?gu soit littéralement, l’art d’inventer des objets inutiles. Il dépose plusieurs brevets pour ses fourchettes à moteur et autres mini-parapluies pour chaussures et publie des bouquins dénonçant le consumérisme à outrance. Parmi la liste de ces objets figure le selfie stick qui permet de prendre des photos de soi. L’objet apparaît dans une publication de 1995. On connaît aujourd’hui sa popularité.

2. Les rasoirs à trois lames, une moquerie du SNL

En 1975, le Saturday Night Live présente dans une fausse pub le Triple Trac Razor Blade, un rasoir révolutionnaire à trois lames qui fait doucement rire tout le monde. En 1990, Gilette sort le Mach III et ça devient la norme.

3. Volodymyr Zelensky, de président de fiction à président d'Ukraine

A compter de 2015, Volodymyr Zelensky incarne un prof d’histoire devenu président d’Ukraine par hasard dans une série télé super suivie, Serviteur du peuple. En 2019, poussant la blague jusqu’à créer dans la vraie vie le même parti que celui qui le soutient dans la série (le parti attrape-tout), il se présente à l’élection présidentielle ukrainienne, la vraie, et la remporte avec plus de 70% des voix.

4. La chanson Destinée, L'Été indien à l'envers

La chanson la plus connue de Guy Marchand est partie d’une blague. Pour le film Les Sous-doués en vacances, on avait demandé au chanteur de composer une chanson romantique, ce qui l’emmerdait au plus haut point. Il a donc regardé ce qui marchait à ce moment-là et ce qui marchant, c’était L’été indien. Ni une ni deux, il a donc remonté L’été indien à l’envers tout en changeant les paroles en essayant de les faire les plus débiles possibles. Destinée était né. Un carton.

5. Les chips, censées envoyer chier un client relou

En 1853, dans un restaurant, un client tatillon demande des frites. On les lui sert, mais il les juge trop épaisses. On les lui coupe. Il les juge trop épaisses encore. Le chef en a marre et, pour bien faire comprendre au client qu’il en a marre, il lui sert des fritures si minces et dures qu’elles seront impossibles à bouffer avec une fourchette. Carton absolu immédiat. L’ironiseur ironisé.

6. Le pastafarisme

Avec comme idole un monstre géant et volant en forme de spaghetti, cette secte avait absolument tout de la vanne potache de matheux aux débuts d’Internet. Il s’agit de porter une passoire sur la tête pour accomplir divers rites et autres conneries de ce genre. Sauf qu’aujourd’hui, suite à des démarches initiées par des illuminés drôles, plusieurs pays reconnaissent le pastafarisme comme une religion. C’est le cas de la Pologne, des Pays-Bas ou de Taïwan.

7. L'élection de Trump

Annoncée par les Simpsons, montée comme un hoax géant, alimenté par une foule médiatique déchaînée et avide de connaître la prochaine frasque du grand dingue qui n’avait aucune chance, l’élection de Trump est pourtant devenu une absurdité devenue réalité (et partie pour durer).

8. La DeLorean de retour vers le futur

A l’heure de choisir la voiture grâce à laquelle Marty et Doc pourraient voyager dans le temps, Zemeckis et ses accessoiristes ont opté pour la voiture qui, à l’époque, symbolisait le plus la ringardise et le rétrofuturisme raté : la DeLorean. De fait, la DeLorean était à l’époque du tournage du film synonyme d’échec absolu. Produite par la DeLorean motor Company entre 1981 et 1983, elle constituait le premier modèle de la marque… et son dernier. La bagnole ne s’était absolument pas venue et, pour couvrir ses dettes, le créateur de l’entreprise avait dû tremper dans le trafic de drogues. Aujourd’hui, la voiture est devenue culte.

Rira bien qui rira le dernier.

Via : Reddit