La France n’a pas croisé la Roumanie si souvent sur son chemin (on parle de foot bien sûr). Outre une poignée de matchs amicaux, ce ne sont que 6 rencontres officielles qui ont opposé les deux équipes. Mais à chaque fois, le match aura été un tremplin ou l’annonce d’un naufrage. Une France-Roumanie n’est jamais anodin, et celui qui se profile pourrait lancer les hommes de Laurent Blanc ou sonner le glas des premiers espoirs mis en lui. Petit rappel des joutes franco-roumaines qui ont marqué l’histoire récente des Bleus: le résultat est toujours un signe de ce que va suivre...

  1. Une nouvelle ère (Bucarest, 11 octobre 1995, qualifications pour l’Euro 1996 (1-3) ): D’un côté une équipe de France en quête de repères et de certitudes, de l’autre une formation roumaine comptant encore dans ses rangs les stars des Carpates Hagi, Stelea ou Lacatus. Jacquet écarte Ginola parce qu'il est mal coiffé, compose avec la suspension de Cantona et met sur le pelouse une équipe qui préfigure celle qui sera championne du monde en 1998. Karembeu, Zidane et Djorkaeff seront les artisans d’un succès qui sera l’acte fondateur de l’épopée des Bleus époque I will Survive.
  2. Un contrat, deux buts et un sursis (Costanta, 11 octobre 2008, qualifications pour la Coupe du Monde 2010 (2-2)) : Ce soir là, tout aurait pu changer. Menés 2 à 0 après 17 minutes de jeu, les Bleus auraient pu prendre une tartine qui aurait certainement fait fléchir la Fédération sur le sort de Domenech, fraîchement reconduit avec un contrat tacite de « 5 points en 3 matchs ». Gourcuff et Ribéry auront peut être sauvé la tête du sélectionneur ce soir d’octobre en arrachant le nul. Ce soir là, les Roumains auraient pu nous sauver du désastre à venir. Raté.
  3. La lente agonie (Zurich, 9 juin 2008, Groupe C de l’Euro (0-0)) : Les Bleus de Domenech, vice-champions du monde, débutent leur Euro 2008 dans un groupe bien velu avec les Pays Bas et l’Italie. L’idéal serait d’ouvrir par une convaincante victoire sur les Roumains et espérer que l’Italie aligne les coiffeurs au dernier match. Il n’en sera rien : un match nul-tout-pourri-oh-mon-dieu dans tous les sens du terme qui annoncera deux années de calvaire après un séjour express en Suissautriche. C'est le grand début du bail de trop pour Domenech.
  4. La lente agonie, (le retour) (Saint-Denis, 5 septembre 2009, qualifications pour la Coupe du Monde 2010 (1-1)) : L’Equipe de France n’avait pas convaincu dans le jeu jusqu’ici. Ce France-Roumanie est l’occasion de reprendre espoir et de faire un grand pas vers la qualification. Mais ce sera surtout l’occasion de découvrir que lorsque les Bleus parviennent à jouer correctement, la poisse s’invite. Un CSC d’Escudé le maudit répond à l’ouverture du score de Henry. La place de barragiste devient plus que jamais une éventualité probable. Et Domenech est toujours là. La vie est une chienne.
  5. Plus dure sera la chute ( Paris, 13 février 2002, match amical (2-1)) : « C'est un match positif pour les Bleus à trois mois de la Coupe du Monde en Corée du Sud et au Japon. » dira Ulrich Ramé à l’issue de la rencontre. Le gardien bordelais sort ce soir-là un pénalty de Mutu et illustre la confiance qu’affiche l’Equipe de France, couronnée en 1998 et 2000, à quelques mois d’une Coupe du Monde asiatique qui ne peut pas lui échapper. Viera et Petit se chargent de marquer et de rassurer tout le monde : la France va tout fracasser en Corée et au Japon ! Oui, oui et maintenant on va prendre ses petits cachets monsieur...

Et selon vous, à part le fait qu'Hortefeux va être sur les dents tout le match bien sûr, il va se passer quoi sur ce France Roumanie ?

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