Le confinement, c’est rigolo pour presque personne, mais c’est carrément l’enfer pour certains et certaines. Parmi les grands oubliés du confinement on pense évidemment aux sans-abris mais aussi aux victimes de violences conjugales. Chaque année on compte au moins 219 000 femmes victimes de violences conjugales (un chiffre sous-estimé selon les associations). Alors pour ces dernières, le confinement, c’est le drame de devoir subir leur bourreau 24h/24 ce qui est évidemment inacceptable. On fait le point ici mais avant toutes choses :

SI VOUS ETES VICTIME OU TÉMOIN DE VIOLENCES AU DOMICILE :

– VOUS POUVEZ APPELER AU 3919

– POLICE SECOURS AU 17

– VOUS RENDRE SUR LE SITE arretonslesviolences.gouv.fr (qui s’efface automatiquement de votre historique)

1. Les violences conjugales ont fait un bond de plus de 30 %

Sans surprise, le confinement n’a pas arrangé les choses… En Chine, le magazine shanghaien Sixth Tone a signalé que dans la ville de Jingzhou, les violences conjugales avaient tout simplement doublé depuis le début du confinement.

2. Il y a encore des mecs OKLM qui proposent des tuto pour bien cogner sa femme en période de confinement

Vidéo immonde au demeurant dont on vous déconseille le visionnage. Le boxeur anglais Billy Joe Saunders (champion du monde, soit dit en passant) y montre ainsi comment « bien » cogner sa compagne pendant le confinement parce des fois quand même c’est vrai que les gonzesses, elles cassent les noix. Hallucinant d’imaginer qu’on puisse publier ce genre de propos en toute impunité.

3. Les pharmacies serviront de lieu d'alerte

Il y aura aussi certainement la mise en place d’un code caché connu uniquement des pharmaciens et des victimes pour signaler le danger même en présence du conjoint. Evidemment on ne connaît pas ce code et il ne faut pas communiquer dessus puisque sinon c’est plus un code caché.

BREF, l’important à retenir c’est que les pharmacies pourront servir d’asiles et de relais d’urgence.

4. On le redit, si vous le pouvez, APPELEZ LE 3919 (du lundi au samedi de 9h à 19h)

Même si ce numéro a reçu « bizarrement » moins d’appels depuis le début du confinement, en réalité cela est du au fait que les victimes ont bien moins l’occasion d’appeler. En revanche, si vous êtes un voisin et que vous êtes témoins de violences n’hésitez pas un seul instant !

5. ... Ou rendez-vous sur le site arrêtonslesviolences.gouv.fr où vous pourrez faire un signalement en ligne (24h/24, 7j/7)

Et le site vous explique en 2 clics comment effacer vos données pour éviter d’éveiller le moindre soupçon.

6. Les voisins peuvent témoigner !

On insiste bien sur ce point parce qu’à l’heure du confinement, les voisins témoins de violences conjugales ont un rôle plus important que jamais à jouer.

7. De nouvelles places vont être mises à disposition pour les femmes victimes de violences

C’est ce que la ministre Marlène Schiappa a annoncé, précisant que 1000 places supplémentaires seraient désormais disponibles.

8. Il existe aussi un numéro d'urgence pour les enfants en danger : 119 (dispo 24h24 et 7j/7)

Parce que les enfants sont autant de victimes de violences au sein du domicile et qu’il faut espérer qu’ils aient la possibilité d’appeler en cas de danger.