Vu que la génétique détermine ce qu’on est, y’avait pas de raison pour qu’on n’en parle pas. Au moins un petit peu. Sans trop rentrer dans les détails, parce que sinon c’est compliqué. Et nous on n’aime pas trop quand c’est compliqué. Allez viens voir les gènes, Eugène.

1. L'ADN, c'est l'acide désoxyribonucléique (rien que ça)

On va pas rentrer dans les détails parce que ça risque d’être compliqué. En gros, l’ADN c’est une sorte de grosse molécule complexe qu’on retrouve dans les chromosomes, qu’on retrouve dans les cellules, qui sont elles-mêmes la base de la vie. Quand on zoome un peu sur l’ADN, ça donne deux fils qui s’entrelacent. C’est dans ces fils que se trouve toute l’information génétique. Et c’est plutôt bien foutu.

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2. L'ADN est un peu comme un langage

Pour faire simple, l’ADN est une longue suite de 4 molécules qui commencent par les lettres A, G, T et C. Elles sont dans les deux fils qui s’entrelacent. Ce qui détermine ce qu’on est, c’est donc une sorte de très longue phrase composée de ces 4 lettres répétées (nous on a 26 lettres dans notre alphabet, l’ADN n’en a que 4 ce bolosse.) C’est un peu comme un langage informatique qui nous programmerait. On est un peu des machines.

3. L'ADN c'est long, très long

On a déjà dit que la phrase (moléculaire) composée par les AGTC était longue, mais pour bien s’en rendre compte, il faut voir la longueur que ferait l’ADN une fois qu’on aurait déroulé ses fils entrelacés. Et ça ferait environ 300.000 fois la distance Terre-Lune, ou alors 3 millions de fois le tour de la Terre. Pour un voyage comme ça il vaut mieux avoir des bons bouquins sinon on se fait chier.

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4. L'ADN est le meilleur disque dur du monde

La capacité de stockage de l’ADN par rapport à sa masse est assez ouf. Dans 1g d’ADN, on pourrait stocker environ 700 téraoctets. De quoi mettre environ 100.000 films en qualité divx. 1 gramme c’est quand même mieux que ton pc beaucoup trop lourd.

5. Il a fallu couper des queues de souris pour montrer que les caractères acquis ne se transmettaient pas

Avant le XVIIème siècle, la génétique, on n’y connaissait pas grand chose. Beaucoup de mecs pensaient que les caractères acquis se transmettaient aux générations suivantes. En gros, si on me coupe le bras, je peux avoir un descendant qui naît avec un bras en moins. Aujourd’hui on sait que ça ne marche pas du tout comme ça, mais à l’époque c’était pas aussi évident. Pour lutter contre cette croyance, un médecin allemand, August Weismann, a coupé la queue de souris sur des dizaines de générations pour enfin montrer à tout le monde que non, les souris avec la queue coupée ne transmettent pas ce trait à leurs descendants. C’était un bon début.

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6. La première modification génétique d'un animal a eu lieu en 1981

Deux scientifiques ont réussi à transmettre l’hormone de croissance du rat à des souris, et ça a marché. Les souris grandissaient deux fois plus que leurs congénères et transmettaient ce gène à leur descendance. C’est fou ce qu’on pourrait faire sur les humains, mais à ce qu’il paraît c’est pas très moral.

7. La génétique a bien avancé grâce à un moine qui cultivait des petits pois

Pour comprendre comment fonctionne la génétique, c’est bien de faire des expériences. Le problème c’est que sur les animaux c’est compliqué, ça prend du temps, il faut qu’ils s’accouplent et la gestation peut être longue selon les espèces (et en plus c’est pas très éthique.) Alors Gregor Mendel, un moine et botaniste tchèque du XIXème siècle, a fait des expériences sur les végétaux qu’il connaissait bien, et parmi eux les petits pois. Il pouvait regarder si le caractère ridé ou lisse du petit pois se transmettait. Grâce à tout ça il a quand même trouvé les trois lois de Mendel, qui comptent toujours aujourd’hui en génétique.

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8. L'intelligence n'est pas (vraiment) génétique

Y’a effectivement des gènes qui jouent sur l’intelligence, mais des études sociologiques et psychologiques ont montré que c’était l’apprentissage et le milieu social qui étaient les plus importants. En gros, on peut avoir des parents un peu limités intellectuellement et devenir quelqu’un de très intelligent si on est élevé dans le bon contexte. Le problème c’est que souvent, les parents intellectuellement limités ne peuvent pas élever leurs enfants dans les meilleures conditions. Qui a dit injustice ? Il a bien raison.

9. On partage 50% de notre ADN avec la banane

On a environ 98% en commun avec le singe, 95% avec le cochon, 90% avec le chat (ça c’est une excellente nouvelle), 80% avec une vache, mais le plus drôle c’est qu’on a 50% d’ADN en commun avec une banane. Après il ne faut pas non plus trop s’étonner : toutes les parties de l’ADN ne sont pas aussi importantes, donc celles qu’on a en commun avec la banane ne sont pas les mêmes qui disent qu’on a des jambes et des bras. En tout cas on n’a jamais vu une banane se déplacer, et c’est tant mieux.

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10. On partage environ 99.9% d'ADN avec les autres humains

Avec n’importe quel autre humain sur Terre, on a au moins 99.9% d’ADN en commun. De quoi faire relativiser les racistes.

 

Allez nous on part manger une banane.