Je dois vous avouer que l’écriture de ce top relève pour moi d’une imposture totale dans la mesure où : 1) J’ai fait L. 2) Je sais même plus faire une division à la main. 3) Je sais pas ce que c’est un triangle isocèle. 4) Je comprends pas pourquoi quand on multiplie un chiffre par zéro ça fait toujours zéro. 5) J’ai fait L mais j’ai quand même eu que 14 en maths. Voilà. Maintenant que vous en savez plus sur moi et vous comprendrez alors que mon explication des théorèmes ci-dessous ne relève même pas de la vulgarisation mais bien d’une tentative désespérée de compréhension du monde à travers les yeux d’une huître.

1. Le théorème de la pizza

Quand tu te fais une pizza avec des coupains, la question se pose souvent de savoir comment la couper équitablement. Parce que même si à vue d’œil on fait en sorte d’avoir des parts égales, si vous déplacez le point de centrage de la découpe vous voyez bien que certaines parts seront plus petites que d’autres. Seule solution pour s’assurer une découpe équitable (et donc préserver ton amitié avec tes camarades) : déterminer le centre et faire en sorte que toutes les parts passent par ce centre. Voilà. Bon sinon vous pouvez aussi manger du pop corn à la place.

Explication plus exhaustive ici.

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2. La théorie de la vallée dérangeante

Cette théorie porte bien son nom. Élaborée par le scientifique japonais Masahiro Mori, elle démontre que plus un robot anthropomorphe ressemble à un être humain, plus ses imperfections sembleront monstrueuses. C’est pourquoi on se sent naturellement plus à l’aise avec un robot qui a une gueule de robot plutôt qu’avec un androïde d’apparence humaine qui à un moment donné va avoir son œil qui fond l’air de rien. En fait ce que ça veut dire c’est que pour que l’apparence humaine d’un robot soit crédible et réaliste il faut qu’elle soit parfaite.

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3. Le théorème du sandwich jambon

Pour tout vous dire le vrai nom de ce théorème c’est Stone-Tukey mais c’est vrai que le théorème du sandwich ça envoie plus du pâté. Toutefois, si vous êtes végans, sachez que vous pouvez aussi parler du théorème du sandwich à la confiture. En gros, pour la faire courte (parce que j’ai commencé à saigner du nez quand mes yeux ont ripé sur les formules mathématiques) ce théorème dit juste qu’il n’y a qu’une seule façon de couper équitablement le sandwich.

Plus d’explications vomitives ici.

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4. Le théorème de la boule chevelue

Alors déjà je vous rassure tout de suite ce théorème est un résultat de topologie différentielle au cas où vous auriez eu un doute. AAAAAh là je sens que j’ai piqué votre curiosité (c’est dingue ça, dès qu’on parle de topologie différentielle vous êtes direct intéressés, la topologie différentielle c’est vraiment la putaclic des maths). Bon sinon, en gros : vous prenez une sphère avec des cheveux que vous tentez de coiffer (parce que vous avez 6 ans et que vous n’avez probablement rien d’autre à foutre ou parce que vous travaillez dans un salon de coiffure et que des gens payent pour ça). Eh bien il sera impossible de les coiffer sans qu’un épi n’apparaisse. Donc on ne peut pas lutter contre l’épi à moins d’être chauve.

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5. Le théorème des quatre couleurs

J’ai fait un AVC à la lecture de ce théorème qui donne tout d’un coup une nouvelle vision du monde. Si, si, je vous jure vous allez voir ça va changer toutes vos séances de coloriages un truc de malade. C’est simple, imagine une carte découpée aléatoirement en régions connexes. Il te suffit de quatre couleurs pour colorier chaque région en t’assurant que chaque région limitrophe soit de deux couleurs différentes. Ça vous met sur le cul ça, non ?

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6. Le théorème de la porte

Ce théorème est vachement bien parce qu’en fait il ne dit rien d’autre que ce qu’il dit dans son titre. Utilisé par les menuisiers, il sert à assurer l’acte de rotation d’une porte et le fait qu’elle soit bien perpendiculaire au plancher. Voilà. C’est tout con. C’est tellement con que même moi j’ai compris.

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7. Le paradoxe des horloges

On l’appelle aussi paradoxe des jumeaux. C’est ce qu’on appelle une expérience de pensée (c’est à dire qu’on tente de résoudre un problème par le seul pouvoir de l’imagination humaine) qui tend à prouver que la relativité restreinte est contradictoire (ahaha ouais c’est cool mais déso j’savais déjà donc ntm). Prenons deux jumeaux. On en colle un dans une fusée qui va faire un aller-retour à la vitesse lumière. L’autre reste sur Terre (à Limoges précisément). Les deux jumeaux auront une expérience du temps passé qui sera différente pour chacun même si techniquement c’est la même pour les deux. Et nécessairement, le jumeau parti en voyage dans l’espace reviendra plus jeune que celui resté sur terre. Pour les explications je m’arrête là parce que vraiment en fait dans l’absolu je n’ai absolument rien entravé à ce que j’ai pu lire, mais si jamais il y a des astronautes ou des chercheurs à la NASA qui nous lisent, merci de nous apporter vos précisions.

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8. Le paradoxe du crocodile

Ce paradoxe assez proche de celui du menteur (quand un type déclare « je mens », soit il dit vrai et dans ce cas c’est faux, soit il dit faux et dans ce cas c’est vrai). Dans le cas présent, imaginons un crocodile qui prend un bébé, puis qui s’adresse à la maman légèrement inquiète : « Yo grosse bouffonne, tsé kwa (oui c’est un crocodile racaille) soit tu devines keske jvai foutre de ton chiard et dans ce cas j’te le rends la vie d’wam, soit tu devines pas et dans ce cas j’le bouffe en mode poulet rôti ». Le souss bien sûr c’est qu’en toute logique la mère sera tentée de répondre « tu vas le bouffer fdp ». Or si elle devine juste, il bouffera effectivement l’enfant alors qu’elle avait quand même rempli sa part du boulot. Et si elle se trompe, le crocodile devra rendre l’enfant mais le bouffer quand même après. Bon moi je pense surtout qu’il faut revoir les normes de sécurité de ce zoo qui laissnt franchement à désirer.

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9. Le théorème du papillon

Bon bah en fait c’est juste un théorème de géométrie euclidienne tout con qui décrit une situation géométrique ou la similitude de deux triangles rappelle les ailes d’un papillon. Bizarrement il ne semble pas exister le théorème des couilles qui pendent quand on se retrouve face à deux figures relativement rondes et relativement similaires qui sont côte à côte. Comme quoi les mathématiques ont encore pas mal de taf.

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10. Le paradoxe du chat beurré

Vous connaissez la théorie de la tartine beurrée qui tombe toujours du même côté, aussi appelée loi de l’emmerdement maximal ? Bon c’est pas vraiment ultra mathématique je vous le concède mais là je commençais à me sentir pas bien donc j’avais besoin de cette bouffée d’air. Bref, ce paradoxe allie la théorie de la tartine beurrée qui tombe toujours du côté du beurre, et celle du chat qui retombe toujours sur ses pattes. Du coup si on colle une tartine sur le dos d’un chat, étant donné qu’il retombe sur ses pattes, la tartine ne devrait pas tomber du côté beurré. Logique. En fait c’est encore une expérience de pensée puisque les deux lois rentrent en conflit et devraient alors produire un effet d’antigravité.

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Et vous ?

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