On est le produit de plusieurs choses : des espèces de bactéries y’a un paquet d’années, des primates qui se sont appariés avec telle ou telle personne prioritairement parce qu’avec l’autre ça sentait pas bon pour passer l’hiver et aussi du nombre de tablettes de chocolat qu’on est capable de s’enfiler en dix minutes. Cela dit, il ne sera pas question de chocolat dans ce top.

1. La dépression, un phénomène lié à nos défenses immunitaires

Pour une bonne partie de la recherche scientifique, l’origine de la dépression n’est pas à chercher uniquement du côté de la mort du petit Bambi ou du fait que votre meuf vous a largué pour votre pote. En réalité, il existerait une forte corrélation entre les gènes impliqués dans la dépression et ceux qui protègent l’être humain contre les agents pathogènes à même de nous flinguer. En réalité, la dépression et ses symptômes (isolement, fatigue extrême) agissent comme une sorte de quarantaine auto-administrée qui nous éloigne des risques sanitaires extérieurs en nous obligeant à rester seul en buvant de l’alcool. Et ça a survécu pour des siècles et des siècles.

2. Le hoquet

Ca ne vous aura pas échappé, la théorie de l’évolution veut que nous ayons un lien assez fort avec des batraciens amphibies qui, s’ils n’avaient pas énormément de conversation, tenaient un temps pas trop mal au cent mètres nage libre. Or, ces batraciens qui passaient pas mal de temps à nager avaient à la fois des branchies, une glotte et des poumons, ce qui, avouez-le, ne rendait pas hyper pratique la respiration parce que si on se plantait on se retrouvait avec les poumons plein d’eau. Et c’est là que le hoquet entre en jeu, en permettant de vider l’eau entrée par inadvertance dans les poumons. Donc, quand vous buvez trop, vous en chiez à cause de batraciens vieux de 400 millions d’années.

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3. Le pourquoi des poils pubiens

Pourquoi dispose-t-on à partir de l’adolescence d’une véritable fourrure encadrant nos organes sexuels et qui fait relativement chier ? Si le sujet semble totalement anecdotique, il a tout de même mobilisé la communauté scientifique pendant des années et leur réponse est claire : d’abord, les poils pubiens servent à signaler aux autres (imaginez qu’à l’époque, tout le monde ne portait pas de jean) que niveau sexe, on était prêt. Et surtout, ils stockaient les phéromones générés par le sexe pour donner envie aux partenaires éventuels.

4. Le bruit de la craie sur le tableau

La plupart des gens (sourds non compris) deviennent dingues quand ils entendent le crissement d’une craie sur un tableau (ou d’un ongle, ou d’un couteau, mais dans ce cas surveillez vos fréquentations). Il s’agit d’une affaire de fréquence : la fourchette sonore dans laquelle se situe se son est similaire à celle d’un bébé en train de pleurer ou d’une personne en train de hurler pour sa vie, ce qui explique pourquoi ça nous fait chier par nature. Des études cognitives ont permis de voir que l’écoute de cette fréquence active automatiquement les parties du cerveau qui traitent les émotions négatives.

5. Les chatouilles, c'est quand même zarbi

En gros, il n’y a pas de théorie uniforme sur les chatouilles et encore moins sur le rire réflexe qu’elles engendrent. Mais une partie du corps scientifique estime que les parties du corps humains les plus sensibles aux chatouilles (les aisselles et les pieds, par exemple), sont celles les plus exposées lors d’un combat. La chatouille aurait donc eu pour fonction d’éduquer les enfants préhistoriques à protéger leurs parties sensibles et leurs organes vitaux ; notre réponse aux chatouilles serait une forme primitive de mécanisme de défense.

6. Mais bordel à quoi peuvent servir les dents de sagesse ?

Si on se réfère à la période actuelle, la réponse est : à rien, ou alors à torturer des jeunes adultes en leur arrachant des dents et à enrichir des dentistes. Mais pendant la préhistoire, notre régime alimentaire différait, et ce notamment parce que Carrefour City n’existait pas. A l’époque, on mangeait essentiellement des plantes grasses et il fallait se magner et en bouffer beaucoup pour nourrir de grands garçons comme nous. Il fallait donc mastiquer à donf pour libérer tous les sucs des plantes et ainsi maximiser leur apport en énergie. Et si aujourd’hui de nombreuses personnes ne développent même plus de dents de sagesse, c’est non seulement une chance pour eux mais surtout ça n’a aucune incidence sur leur vie future.

7. A quoi peut servir un organe qu'on peut faire sauter sans que rien ne se passe ?

On parle bien sûr de l’appendice, dont la seule fonction aujourd’hui est de faire flipper tout le monde quand il développe une appendicite avant d’être retiré au scalpel. En réalité, il y a bien longtemps, l’appendice était directement associé au traitement de la cellulose que l’on trouvait dans les plantes. Mais à présent que plus personne ne bouffe des plantes crues, pas même les vegans, son utilité est absolument nulle.

8. Le réflexe photo-sternutatoire

Bon, de deux choses l’une : soit vous en êtes victime et vous êtes comme moi, soit vous ne savez pas du tout ce que c’est. Le réflexe photo-sternutatoire, c’est le principe d’éternuer dès qu’il y a un rayon de soleil qui vous éblouit. Il concerne environ 30% des êtres humains et résulterait d’une anomalie congénitale au niveau d’un nerf, mais je vous passe les détails. Cette anomalie aurait pu avoir un intérêt aux temps anciens pour avertir les groupes des changements de saison ou du lever du jour en temps de migrations.

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9. La chair de poule

Vous le savez, hein, on vous prend pas pour des glands non plus, autrefois on avait des poils. Et quand il faisait froid ou qu’un danger approchait, le durcissement des poils permettait à la fois d’augmenter la température corporelle et de paraître plus grand et donc moins prenable par un prédateur. C’est exactement ce que reproduit la chair de poule, sauf que comme on n’a pas de poils, on a juste l’air d’un con.

10. Le bâillement

Après des années et des années d’étude, les scientifiques ont observé que plus les animaux disposaient d’un gros cerveau, plus leur temps de bâillement était élevé : jusqu’à 6 secondes chez les hommes et les éléphants dont le nombre de connexions neuronales est similaire. Pour eux, cela sous-entendrait que la fonction du bâillement serait de rafraîchir le cerveau afin d’en stimuler le fonctionnement en cas de perte d’énergie et ainsi augmenter la vigilance de celui qui bâille. Sa capacité de contagion n’est en revanche pas expliquée.

On est bien peu de choses.

Sources : Listverse, Wikipédia