Techniquement il y a au moins quelques uns d’entre ceux qui nous lisent qui ont déjà connu des épisodes de terreur nocturne, au moins un sur cent. C’est ce qu’on appelle une parasomnie qui se caractérise par un trouble du sommeil très spectaculaire. Pour ceux qui connaissent ce truc bien chelou, vous serez certainement plus à même de nous partager vos expériences personnelles, mais en attendant voici toutes les infos utiles à savoir sur ce sujet mystérieux.

1. Seuls 3 à 5 % des enfants ont des terreurs nocturnes, et 1 % des adultes

On n’est pas sur un truc très très courant non plus mais il faut savoir que ça peut arriver à ton enfant, ça peut t’arriver à toi aussi et c’est pas grave. De toute façon techniquement si ça t’arrive et que personne n’en est témoin, tu aurais du mal à le savoir puisque les épisodes de terreur nocturnes restent amnésiques.

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2. C'est proche du somnambulisme

Même si ça n’est pas exactement du somnambulisme non plus, ça s’en rapproche parce que la terreur nocturne ne laissera aucun souvenir au réveil. En revanche, même si c’est plus effrayant c’est certainement moins galère que le somnambulisme qui te fait bouger un peu n’importe où n’importe comment.

3. Mais, ça n'a rien à voir avec un cauchemar

Qu’on se le tienne pour dit, les terreurs nocturnes n’ont rien à voir avec les cauchemars ! Les cauchemars, ce sont des rêves à contenu angoissant, on peut s’en souvenir et même le raconter contrairement à la terreur nocturne. Par ailleurs, les cauchemars surviennent en phase de sommeil paradoxal tandis que les terreurs nocturnes se produisent en début de nuit ou en phase de sommeil lent profond.

4. Un crise dure entre 1 et 20 minutes

je sais pas si vous imaginez mais c’est l’équivalent d’un épisode entier de Friends passé à hurler avec une tête de mec qui a vu un prolapse géant. D’autant plus, que ces crise s’accompagnent le plus souvent de tachycardie, de transpiration, de rougeurs, et de dilatation des pupilles avec des yeux ouverts. Ce qui explique pourquoi c’est aussi flippant à observer.

5. Il peut y avoir plein de causes possibles

La bonne nouvelle c’est que s’il y a plein de causes possibles, cela veut dire qu’il y aussi plein de remèdes. Manquer de sommeil, être sujet à de gros changements dans son quotidien, faire de l’asthme, faire du reflux gastrique. La première chose à faire quand on est sujet à ces crises, c’est donc de bien pioncer, quitte à se rajouter des siestes en journée. Après, ça devrait se calmer au bout d’un certain temps et si les crises persistent et qu’on en ressent des conséquences, il faut commencer à consulter of course.

6. Ça n'est absolument pas dangereux

Rassurez-vous, que ça vous arrive ou que vous en soyez témoin, les terreurs nocturnes sont spectaculaires mais ne sont pas grave même si l’expression a de quoi filer des sueurs froides. Pour les enfants, elles disparaissent généralement avec le temps sans qu’on ait besoin de prendre une dose de médoc ou quoi. Il faut commencer à consulter quand les crises ne s’apaisent pas et commencent à avoir des conséquences sur la malheureuse victime.

7. Il ne faut pas réveiller quelqu'un atteint de terreur nocturne

Même s’il est tentant de venir calmer ton enfant ou ton mec ou ta meuf ou n’importe qui en situation de crise, tu risques d’aggraver les chose en le réveillant. Attention, ça va pas le tuer non plus hein mais ça va casser son cycle de sommeil et le fatiguer encore plus. En revanche tu peux le remettre comme tu peux dans un position d’endormissement.

8. Il vaut mieux éviter de dramatiser sinon on empire les choses

Les épisodes de terreur nocturne sont tellement impressionnant que si la personne se réveille on a tendance à avoir une gueule d’outre-tombe en lui disant qu’il est possédé par un démon. C’est pas une très bonne stratégie puisque plus il est angoissé à l’idée de s’endormir plus il s’expose au risque de refaire des terreur nocturne. Donc on peut en parler mais on n’en rajoute pas, ça sert à rien.

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Allez, bonne nuit.

Sources :

Wikipédia

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