fruit
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C’est samedi, c’est l’instant sesque. Et ce soir, on met à l’honneur le beau sexe, le vôtre Mesdames, à qui des générations d’artistes et d’amoureux ont rendu hommage en l’habillant de noms tendres, poétiques, parfois vulgaires, souvent imagés, mais toujours emprunts de la fascination que cette partie de votre anatomie exerce sur nos esprits et nos corps virils. Panorama de ces dénominations diverses, qui évolue en fonction de la profession dans lequel on l'évoque :

  1. Version Médecin : la vulve
    Du latin vulva, matrice. Ça tombe mal : la vulve ne couvre que les organes génitaux externes de la femme. Mais on ne va pas chipoter.
  2. Version Ébéniste ou nourrice : le con
    Du latin "cuna", qui signifie...berceau. Voué aux gémonies par Brassens. Au vu de la connotation pas franchement positive du terme, on ne peut pas lui donner entièrement tort.
  3. Version Maraîcher : l’abricot
    Parfois la prune, ou la figue. Tout dépend de la saison. La cerise, la fraise ou la framboise, c’est plutôt pour le clitoris. Une bonne raison de manger cinq fruits et légumes par jour.
  4. Version Maître-chien : le bouledogue
    La ressemblance est assez éloignée, mais on ne sait jamais. Dans le doute, vérifiez : s’il a des dents, c’est un bouledogue.
  5. Version Marin-pêcheur : la pachole
    Le sexe féminin partage à Marseille son nom avec un petit filet de pêche en forme de poche. On n’y appelle pourtant pas le sexe masculin l’alevin. Un peu machistes sur les bords, les Marseillais ?
  6. Version Geneviève de Fontenay : la choune
    Avant de n’en désigner qu’une partie, la choune était une charmante jeune fille douée de grâce et de malice. On aurait ainsi désigné au Moyen Âge les jeunes filles participant à des concours de beauté. J’en connais une qui va manger son chapeau.
  7. Version Activiste des droits de la femme : la kikine
    Un auteur, une auteure. Un docteur, une doctoresse. Un kiki, une kikine. Égalité pour tout.
  8. Version Paysan du Limousin : la cramouille
    Du patois limousin "cramolha", qui signifiait "canaille". Rend tout son sens à l’expression "s'encanailler".
  9. Version Architecte : le yoni
    Qui signifie en sanskrit "lieu". On appelle yoni des décors architecturaux symbolisant les organes génitaux féminins, le pendant masculin étant le lingam. À réserver aux tantristes avertis.
  10. Version Non québécois (si si, c’est un métier) : la foufoune
    Car au Québec, les foufounes, ce sont les fesses. Ils ne disent jamais rien comme tout le monde, ces gens-là.
  11. Version Québécois (c’est aussi un métier, il y a pas de raison) : la noune
    Et franchement, sur ce coup-là je leur donne raison. C’est quand même plus doux et plus joli que "foufe".
  12. Version Randonneur : le vallon
    On peut aussi choisir la grotte, si on est spéléologue.
  13. Version Gastronome alsacien : la schnek (ou chnéque)
    L’escargot, donc. Inutile de noyer celui-ci dans le beurre à l’ail.
  14. Version Proxénète : le gagne-pain
    Pas vraiment poétique, mais international – ou presque. Les Américains parlent de "moneymaker".
  15. Version Champion de poker : l’as de carreau
    I’m all in.
  16. Version Coiffeur : le barbu
    Fonctionne mieux avec un sexe "au naturel".
  17. Version Jardinier : le gazon
    Mais aussi le buisson, la rose, le nénuphar, la fleur...Qu’il est doux de cultiver son jardin secret.
  18. Version Chevalier : le blason
    Le blason fut au seizième siècle une forme de poésie à rimes plates célébrant le corps féminin ou l’une de ses parties. Remis au goût du jour par Brassens, qui appelait de ses vœux un artiste pour donner, enfin, un joli nom au sexe féminin.
  19. Version Gustave Courbet : "L’origine du monde"
    Parce que c'est un peu vrai, pour le coup.
  20. Version Topiteur : la chatte
    Plus mignon, le minou ou la minette. Faire des tops sur les félins à longueur d'année, ça déforme.

Colette renard en disait déjà beaucoup dans cette chanson et dans ce top

Et vous, comment vous l’appelez, votre callibistri ?