OK, OK, OK,tout d’abord, mettons les choses au clair. On ne va pas ici vous interdire de porter des tampons. Des femmes se sont battues pour pouvoir porter des tampons à la place de pseudo-couches. Toutefois, on émet quelques réserves sur l’avenir de ce petit machin pas dénué de danger qu’on s’insère innocemment dans le vagin.

Pour en savoir plus vous pouvez mater le replay de ce documentaire sur France 5 : Tampon, notre ennemi intime.

1. Parce qu'ils aggravent les risques d'endométriose

L’endométriose tu sais, c’est cette maladie chronique qui se manifeste par des règles particulièrement douloureuses (donc si tu as anormalement mal au bide pendant tes règles, consulte un médecin). Pour faire court l’endomètre est ce tissu qui tapisse l’utérus, afin de se préparer à une grossesse il s’épaissit chaque mois. Si on ne tombe pas enceinte, il se désagrège ce qui cause le saignement des règles. L’endométriose c’est quand les cellules de l’endomètre se développent en dehors de l’utérus. Or l’usage du tampon pourrait accentuer ce risque en bloquant le sang évacué dans les muqueuses.

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2. ... Mais aussi d'infertilité, de choc toxique, de cancer, YAY !

Difficile de ne pas paraître alarmiste après un tel constat. Certes ces cas sont rares (22 cas de choc toxiques déclarés en 2014), mais ils sont là, indéniablement. Les femmes qui encourent un risque sont principalement celles qui sont porteuses du staphylocoque doré (à paillettes) et l’usage du tampon qui fait stagner le sang dans le vagin et crée alors un super environnement pour accueillir un choc toxique. Or le problème du choc toxique c’est que tant qu’on ne connait pas précisément la composition des tampons, on peut difficilement le soigner ou l’éviter.

3. Les composants du tampons ne sont pas indiqués

C’est le principal problème concernant les entreprises de production de tampons qui se refusent jusque là à livrer le détail des composants chimiques. C’est quand même un peu gonflé quand on sait que sur n’importe quel produit cosmétique on trouve la liste des ingrédients qui le composent. En revanche pour un machin qu’on se met dans le vagin, là y’a plus personne. Heureusement, des pétitions ont forcé les mastodontes comme Tampax à livrer ces informations mais tout porte à croire que la liste sera incomplète.

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4. Pourtant ils contiennent des dioxines

Ces dioxines obtenues par la délicieuse recette du blanchiment des tampons au chlore (parce que la pulpe de bois donne initialement une teinte marron) sont des composants reconnus comme des polluants cancérigènes ultra toxiques. On les trouve principalement dans l’alimentation, mais aussi dans les protections hygiéniques (en très faible quantité certes, mais comme on met des tampons tous les mois pendant une semaine, ça commence à faire beaucoup). Or ces dioxines peuvent porter atteinte au système immunitaire et causer des risques d’infertilité. D’autant plus que ces dioxines sont un peu pot de colle et reste de 7 à 11 ans dans l’organisme une fois qu’elles ont un pied dedans. C’est Tanguy les dioxines, quoi.

5. ... Et des phtalates

En même temps, on trouvait déjà ces sympathiques perturbateurs endocriniens (qui rendent stériles soit dit en passant) dans les cosmétiques, les couches pour bébé, le déo et tout un tas d’autres trucs géniaux qu’on utilise jour après jour, alors pas de raisons de les protections hygiéniques soient épargnées.

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6. ... et même des pesticides

En particulier le glyphosate, une substance présente dans un herbicide de Monsanto, due à la culture du coton pour composer ces serviettes et tampons. Mais rassurons-nous, les dioxines, les phtalates et les pesticides ne sont qu’une infime partie de la longue liste des composants cachés contenues dans les protections hygiéniques comme en témoigne le documentaire d’Audrey Gloaguen sur France 5.

7. Plus un tampon est absorbant plus il est dangereux

C’est encore une fois ce que révèle le documentaire, tu les vois ces petits gouttes sur l’emballage de la boîte de tampons pour signaler à quel type de flux ils sont adaptés ? Sache que plus tu prends des tampons spécial « gros flux » plus tu t’exposes à des risques de chocs toxiques. En effet, plus les tampons sont absorbants, plus ils sont dangereux.

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8. Parce que le leader du tampon c'est Procter & Gamble (avec le tampax)

Et qu’ils ont quand même vendu dans les années 75 un tampon super absorbant (le Rely) qui a tué une centaine de femmes tellement il était toxique. Ça donne pas vraiment envie de faire confiance surtout quand on sait qu’ils ont bien tardé avant d’accepter de fournir (prochainement) la liste des composants des Tampax.

9. Les femmes en portent de plus en plus jeunes

Et c’est bien normal. On veut être indépendante le plus tôt possible et troquer les serviettes hygiéniques pour les tampons afin d’être libre de tous nos mouvements. Sauf que plus on est jeune, moins on est renseigné (jusqu’à preuve du contraire, les cours sur les règles et les protections hygiéniques ne figurent pas au programme scolaire, merci l’éducation nationale), plus on est tête en l’air, bref on fait n’importe quoi. Garder un tampon une journée entière parce qu’on en a pas d’autres sous la main (et trop la honte de demander à une keupine), en porter la nuit, prendre le moins cher etc. Sans exclure le tampon, il serait surtout pas mal d’expliquer aux jeunes filles (et jeunes garçons hein, ce sera jamais perdu d’être un peu au courant) qu’il y a aussi d’autres options.

10. Ça coûte trop cher

La fameuse taxe tampon en était un bel exemple, ces produits de première nécessité sont pourtant considérés comme des produits de luxe et taxés à 20 % sur la TVA. Pour faire simple on compte en moyenne 5 à 10 € de dépenses mensuelles (et menstruelles). Donc en moyenne 100 € par an. T’imagines toutes les clopes qu’on pourrait s’acheter avec ce pognon ?

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11. C'est un scandale de pollution

Alors qu’une femme utilise en moyenne 10 à 12 000 tampons dans une vie, ce sont autant de déchets générés qui ne se décomposent pas (ou alors en 500 ans, comme une bouteille en plastique) et sont d’autant plus polluants qu’ils contiennent les trucs dégueu précédemment cités.

12. Parce que ça pue

Avoue quand tu changes de tampon ça sent pas toujours la fraîcheur des prés. Il faut bien comprendre que ce n’est pas toi qui pue, ni ton sang en tant que tel. Le sang coagulé sur un bout de coton renfermé dans une zone humide (oui oui c’est bien de ta teuch que je parle) sécrète forcément des odeurs douteuses.

13. Parce qu'il y a d'autres options que de mettre un tampon

Je ne sais pas trop pourquoi chaque fois qu’on parle de cup ça éveille beaucoup d’énervements, c’est pourtant le truc le plus génial qui existe : moins cher (30 € une coupe qu’on garde en moyenne 10 à 15 ans), plus pratique (suffit de la changer dans la douche), plus écolo (fini les tampons à la poubelle), et surtout moins toxique (même si la coupe menstruelle peut représenter un risque de choc toxique dans la mesure où elle empêche également l’écoulement du sang)! Bon sinon OK il y a toujours des tampons bio deux fois plus chers, et les serviettes hygiéniques lavables (très recommandables sur le plan écologique mais qui ne renvoient pas toujours à de bons souvenirs d’adolescence).

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14. Parce qu'on n'a de raison d'avoir honte de nos règles

Et que toute la stratégie marketing des producteurs de tampons repose sur le tabou des règles en société, ces horribles écoulements sanguinaires qui méritent d’être cachés à tout prix. C’est pas pour rien que les publicités pour protections hygiéniques ont toujours le bon goût de nous montrer un sang bleu pour des règles venues tout droit d’une autre planète.

Et puis dans le fond, les tampons on s’en tamponne pas vrai ? ALLEZ, SALUT.

Sources :

France 5, « Tampon, notre ennemi intime » 1h15

OMS

60 millions de consommateurs

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