On veut bien être tolérant ou faire semblant de l’être (parfois) mais là vraiment c’est trop demandé. Sérieux, c’est quoi ce pays chelou, qui fait rien comme les autres ? A croire que les mecs veulent vraiment pas qu’on s’y pointe, et font volontairement tout en dépit du bon sens pour s’en assurer. Et bah pas de souci, on va rester chez nous, vous cassez pas les gars. 10 raisons de ne PAS visiter ce pays de dingos.

1. La capitale est à plus de 4000m d’altitude

Bon, dans les faits, La Paz est plutôt à 3600 mètres, et c’est El Alto, banlieue collée à la ville qui elle dépasse les 4000 mètres. Quand bien même : une capitale à plus de 3000 mètres, c’est juste pas possible : essaie de venir en direct depuis Paris, tu vas passer 3 jours au lit avec le soroche (mal de l’altitude) et tu comprendras où on veut en venir.

2. ...mais d’ailleurs c’est pas vraiment leur capitale

Enfin c’est pas bien clair tout ça. Oui, c’est la capitale, mais « administrative ». Sucre étant la capitale constitutionnelle. Et Santa Cruz, ville la plus peuplée du pays, est la capitale économique. Ouais bah ça nous embrouille votre truc. Au petit bac, on fait comment ?

3. Le pays a 2 drapeaux

Officiellement y’a qu’un drapeau, mais sur la plupart des bâtiments d’état flottent 2 bannières : le drapeau historique, rouge jaune vert que tout le monde connait, et la wiphala, drapeaux à damier arc en ciel, emblème sacré des peuples andins. En soi le symbole est très cool, d’autant que ce second étendard envoie du pâté. Mais encore une fois, c’est un peu le bordel, et on y pige que dalle.

4. Les Boliviens font baptiser leurs caisses

Oui oui, vraiment. Ça se passe à Copacabana, au bord du lac Titicaca. Tous les weekends, des dizaines de bagnoles affluent devant la cathédrale pour se faire baptiser. Oui oui, par un vrai prêtre (à qui on donne la pièce bien sûr), en famille, avant de faire péter une bouteille de mousseux pour fêter ça. VÉ – RI – DIQUE. Sérieusement, dans quel pays sain d’esprit fait-on cela ?

5. C’est en Bolivie qu’a été tué Che Guevara

Et tu crois vraiment que les posters de ta chambre d’ado te pardonneraient de te trainer là-bas après ça ? Et ton t-shirt acheté au marché l’été de tes 15 ans, tu crois qu’il te le pardonnerait ?

6. Le travail des enfants y est légal

On descend d’un cran dans la funitude là. Oui, malheureusement le travail des enfants à partir de 10 ans est autorisé en Bolivie. Certes, la loi passée en 2014 (sous Evo Morales donc) a été abrogée par le conseil constitutionnel en février 2018, mais dans les faits, la mesure peine à être appliquée. La faute à la grande pauvreté qui étreint le pays. Pas glop.

7. C’est le pays le plus instable du monde

Et c’est pas nous qui le disons, ce sont de simples faits historiques : depuis son indépendance en 1825, la Bolivie a connu pas moins de 193 coups d’état. Record incontesté, et toute catégorie ! C’est pas satanique ça ?

8. On y mange pas très très très très très bien…

Alors ok, y’a la fameuse « trucha », savoureuse truite du lac Titicaca. Mais en dehors de ça, tu sens que la gastronomie n’est pas réellement au cœur des préoccupations du pays. Les mecs s’envoient principalement des grandes plâtrées de riz AVEC des pommes de terre (2 ou 3 variétés différentes dans l’assiette à chaque fois : la région en compte plus de 5000 sortes) et avec un peu de viande, pannée si possible. Le tout arrosé de soda. Va falloir l’attendre un moment la première étoile.

9. …sans compter qu’on peut pas y manger ce qu’on veut

Il est par exemple déconseillé d’y consommer du porc, porteur de quelques maladies sympas (ténia, trichinose, etc.). Bon sur le papier, ça se gère hein… Mais ça implique au passage de se priver du délicieux chicharrón de chancho (porc frit), spécialité locale. *Mec qui bave d’envie* Genre un des seuls trucs bons en Bolivie. Et ça c’est quand même chaud…

10. Le président semble avoir de drôles d’arrières pensées en ce moment…

Pour la faire courte, il est au pouvoir depuis 2006, et le type veut rester, on sent bien qu’il s’accroche. Pendant son second mandat, il a fait changer la constitution (2009), interdisant notamment de briguer plus de 2 mandats présidentiels. La même année, il se représente sans pression, arguant que son premier mandat ne comptait pas, car il était sous la constitution précédente : il est réélu. Et pour la suite ? Il a d’abord essayé en 2016, de réviser sa propre constitution pour se représenter en 2019. Sans succès cette fois. Pas de panique : la cour constitutionnelle, dans sa poche, devrait lui permettre malgré tout de briguer un nouveau mandat en fin d’année. A voir ce que ça donnera, mais un peu moyen quand même non ?

Calmos on déconne : Copacabana, le Titicaca, La Paz, Sucre, le Salar d’Uyuni (le SALAR d’UYUNI putain !)… ce pays est somptueux. Foncez-y ! ;-)

Sources : Le Routard, et un pote à nous qui y a passé un weekend une fois.