Vue d’Europe, l’Amérique latine ressemble à un sous-continent unifié par une langue et une histoire commune. Mais la décolonisation a eu lieu outre-Atlantique il y a très longtemps et chaque pays présente, malgré des traits communs, des disparités linguistiques, politiques, culturelles et sociales très marquées. Il s’agirait de pas tout confondre quand on descend de l’avion sous peine d’être déçu et/ou de recevoir un mauvais accueil.

1. L'espagnol n'est pas le même qu'en Espagne

Ni d’un pays à l’autre. Outre l’accent, qui peut être parfois très différent de celui pratiqué en Espagne (où les accents sont déjà légion), le castillan de chaque pays présente ses propres spécificités. Par exemple, si vous remerciez quelqu’un de vous acoger (accueillir) au Mexique, il comprendra plus ou moins que vous le remerciez de vous baiser. Quant à l’accent, il est très clair en Colombie, au Mexique, au Pérou ou en Bolivie, très italianisé en Argentine, hyper avalé au Chili et difficilement compréhensible et complètement caribéen du Vénézuela en allant vers le Nord (c’est schématique).

2. Il existe des antagonismes régionaux forts

Globalement, tout le monde déteste les Argentins. Sauf les Argentins, qui détestent les habitants de Buenos-Aires. Les Chiliens et les Péruviens se disputent la paternité du Pisco ; les… on se comprend. Vous pouvez toujours taper sur les Brésiliens, ils ne sont pas là pour comprendre.

3. Les Brésiliens ne parlent pas du tout espagnol

Ne pensez pas que, parce qu’ils sont entourés de pays hispanisants, les Brésiliens sont amenés à parler espagnol. Personne ne le parle. En revanche, il est possible de se comprendre en parlant chacun sa langue lentement, car elles sont tout de même proches. Mais pas de là à suivre une conversation pour de vrai, à la limite en Portugnol.

4. Tous les voyages se font en avion ou en bus

Il n’existe pas du tout, ou très peu, de lignes ferroviaires. Pour aller d’un endroit à un autre, on prend le bus. Et les distances sont gigantesques. Aller de Lima à Cusco prend près de 24 heures, tout comme aller de Carthagène à Bogota ou de la frontière Argentine à Rio. C’est long. TRES TRES LONG.

5. A peu près où que vous alliez, vous aurez droit au traitement gringo

Au départ, le mot est censé désigner les Américains, mais par extension vous y aurez droit. Même si vous parlez parfaitement espagnol, les gens essaieront de vous parler en Anglais et (parfois) de vous arnaquer en pensant que vous ne comprenez pas ce qu’ils disent. Il faut rester calme, dans ces cas-là, et essayer de se marrer. Buenos-Aires est une ville reposante en ce sens, parce qu’on peut même vous y demander son chemin vu que vous ne tranchez plus physiquement avec le reste de la population.

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6. On peut aller dans la forêt amazonienne depuis à peu près tous les pays

C’est bon à savoir, parce que si votre rêve est d’aller en Amazonie, vous vous en sortirez moins cher côté Péruvien, Bolivien ou Colombien que côté Brésilien, par exemple. On associe pourtant très souvent l’Amazonie au Brésil.

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7. Beaucoup de choses sont négociables

De moins en moins, certes, mais ça reste relativement répandu. On ne parle pas des hôtels ou des menus dans les restaurants, mais les trajets en taxi et, même parfois, en bus, peuvent être arrondis dans un sens ou dans l’autre.

8. La plupart des gens sont assez politisés

Il est intéressant de discuter avec les populations locales qui sont relativement politisées. Plus on va vers le Sud (Chili et Brésil un peu mis à part), plus le sentiment anti-américain est fort. Or, un Américain, c’est un gringo. Et vous, vous êtes… Vous suivez mon regard ?

9. Ne pensez pas que les gens vont s'extasier de savoir que vous êtes Français

Pas sûr qu’ils connaissent la Tour Eiffel, à part bien sûr en Argentine, très marquée par l’émigration européenne. L’effet « Je suis Français » n’existe pour ainsi dire pas. Et tant mieux, parce que c’est un peu logique. Quelqu’un peut me citer le monument principal de Caracas ou de La Paz, ici ?

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10. La bouffe n'est pas très bonne

Gardiens du temple, retenez vos bras avant de me tomber dessus. Au Pérou, la bouffe est très bonne et assez saine, et il existe évidemment partout des spécialités régionales réjouissantes. Mais la plupart des plats sont gras et frits (notamment au Brésil ou en Colombie) et l’aliment de base, c’est le riz. Là où le bât blesse, c’est essentiellement sur les desserts, très crémeux et dépourvus de goût. En plus, café comme chocolat sont prioritairement réservés à l’exportation et les reliquats restés au pays sont de très mauvaise qualité.

Amusez-vous bien.

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