Depuis quelques années, les MST (ou IST ça dépend de ta génération), reviennent fort fort fort fort en France. La faute à une génération beaucoup moins sensibilisée à la protection sexuelle que celle qui l’a précédée et à des drôles de croyances comme quoi le Sida se guérirait désormais facilement que la pilule protégerait magiquement contre toute contamination. Mais c’est un sujet vraiment sérieux parce que si une contamination au VIH est évidemment un enfer, les autres maladies sexuellement transmissibles peuvent aussi engendrer de graves complications pour leurs porteurs et ne sont que trop rarement détectées.

1. La chlamydia

Depuis 15 ans, le nombre de cas de personnes infectées par des chlamydia ne cesse d’augmenter. 4% des femmes de 18 à 29 ans en seraient porteuses. Le problème, c’est que seul le dépistage permet de savoir si quelqu’un est porteur dans la mesure où la maladie ne présente pas de symptômes, jusqu’au jour où elle peut créer de graves complications, allant jusqu’à des grossesses extra-utérines et d’autres trucs sympas de ce genre. Et chez les hommes, on a vu une augmentation de 80% du nombre de lymphogranulomatoses vénériennes rectales, soit des chlamydia du cul, pour faire simple, dans les populations homosexuelles.

Bref, il faut se protéger pour ne pas se retrouver avec des merdes de ce genre.

2. La syphilis

Le nombre de cas de syphilis a augmenté de 50% en deux ans, alors que la maladie avait pour ainsi dire totalement disparu en 2000. Les cas de syphilis touchent à 80% la population homosexuelle et à 95% des hommes, et 40% d’entre elles ont été détectées en même temps que le Sida. C’est ultra alarmant, car si la syphilis est transmise à l’anus ou aux organes buccaux, on peut passer totalement à côté, puisqu’elle se manifeste essentiellement par des lésions. Or la syphilis peut aboutir à des complications neurologiques énormes, pouvant aller jusqu’à la paralysie.

Et la capote est bien sûr la seule solution.

3. Le VIH

Sans déconner, on a totalement arrêté de prendre le Sida au sérieux, mais le nombre de nouvelles contaminations augmente fortement. Entre 2012 et 2014, celles-ci ont augmenté de 124% et concernent surtout les milieux gays. Mais 7000 nouvelles contaminations par an, dont 900 sur la population hétéro, ce n’est pas rien. Et si la recherche a fait de grands progrès dans la lutte contre le Sida, il ne faut pas croire qu’on vit très bien avec le Sida. On vit très mal avec le Sida, encore aujourd’hui, et ce n’est pas du tout du tout du tout une maladie à prendre à la légère. Si vous voulez vous en assurer, allez voir 120 battements par minute et on va moins rire.

4. La chaude-pisse

Le nombre de cas de chaude-pisse a doublé entre 2012 et 2014. C’est une tendance stable depuis 10 ans, avec plus de 15.000 cas diagnostiqués chaque année depuis peu contre 10 fois moins en 2002. Pour rappel, on pisse du pus quand on a la chaude-pisse et si on est infecté au rectum la douleur est affreuse quand on passe aux toilettes. Le problème c’est que chez les femmes, les symptômes sont bien moindres et quasiment jamais détectés. Or, ils peuvent évoluer en complications façon stérilité, tout ça tout ça.

Capote on vous dit.

Capote, capito ?

Sources : Le Monde, Vice