On règne, on se la pète, on se fait baiser les mains, on est de droit divin, on a la classe, on est respecté, on a la certitude qu’on restera dans les manuels d’Histoire, on s’y croit à mort, on méprise le peuple, on s’assied sur un trône, on se fait faire des sceptres, on est cool ; puis on meurt comme une merde et tout le monde rigole.

1. Charles VIII

Charles VIII était un genre de roi qui fait pas peur du tout. Déjà, il mesurait moins d’un mètre soixante (ça aura une importance savoureuse pour la suite), mais surtout, c’était un mec sympa. Sa femme, Anne de Bretagne, s’emmerdait grave et avait moyen le moral rapport au fait qu’elle venait d’accoucher d’un enfant mort-né. Charlie Charles, qui avait le chic pour redonner le moral à tout le monde, propose donc à Annie Anne d’assister à une petite partie de jeu de paume à ses côtés. On s’y rend, on descend l’escalier, et HOP on se prend le haut de la porte. Alors qu’on fait 1 mètre 50, je le rappelle. Bref, rien de bien grave, si ce n’est que pendant le match Charles VIII s’effondre, terrassé par une hémorragie interne.

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2. Louis III

Roi entre 879 et 882, Louis III régnait sur un truc qui n’était pas tout à fait la France avec son frère Carloman, le tout pas bien longtemps après Charlemagne. Il devait constamment faire face à des invasions vikings un peu casse-pieds dans la mesure où les mecs arrivaient et tuaient tout le monde (on estime à 8 millions le nombre de personnes mortes en 150). Bref, Louis III guerroyait, guerroyait et n’avait pas beaucoup de temps pour se détendre. Or, un jour qu’il se promenait à cheval, il tomba sur une fille bien roulée pour l’époque (je dis pour l’époque parce que quand on regarde les gravures de l’an 1000 on n’a pas d’érection, généralement). Sauf que toutes les avances royales du monde ne persuadèrent pas la jeune fille de coucher avec lui. Non, c’est non. Louis n’avait pas l’habitude d’entendre ce mot et voilà qu’il se met en tête de violer la fille. Il lui galope après, lui galope après, la fille entre dans une étable, Louis III s’y lance et se prend l’embrasure de la porte en pleine gueule.

Bye-bye Louis.

3. Sigurd Eysteinsson

Roi viking et gros badass, Sigurd Eysteinsson règnait sur des îles écossaises à la fin du IX° siècle. Son but était quand même de régner sur toute l’Ecosse, parce que c’était plus grand. Une seule solution : la guerre. Sauf que le roi d’Ecosse lui a proposé un traité de paix : les deux hommes se rencontrent et la discussion doit probablement s’envenimer à un moment ou à un autre parce que l’un des deux participants insulte la soeur de l’autre, vu qu’ils finissent pas en venir aux mains. Sigurd Eysteinsson déglingue son pote, lui coupe la tête et l’attache sur une lance avant de repartir au combat à cheval. Là, une des dents du mort s’enfonce par malheur dans la jambe de Sigurd Eysteinsson qui meurt d’une infection.

4. Adolphe-Frédéric de Suède

Adolphe-Frédéric de Suède a eu l’immense honneur de régner sur la Suède entre 1751 et 1721. Et le truc de Dodolf, c’était vraiment la bouffe. Il aimait ça, il aimait ça passionnément. Le 12 février 1771, soit longtemps avant ma naissance mais probablement pour la fêter en avance, il s’est installé autour d’une table : caviar, homard, saumon fumé, champ’ (du brut), vamps’ (des putes) et dessert plus gras qu’une blague de Laurent Gerra. Le dessert surtout : Dodolf s’est envoyé 14 tranches de gâteau. Et après qu’est-ce qu’il se passe ? Indigestion absurde. Mort dans la nuit. Too bad.

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5. Béla Ier de Hongrie

Béla, il répondait au nom de Béla, les gens ne voulaient le cher-laaaaa…. Après s’être fighté avec son frère pour le trône hongrois en ayant au passage bénéficié de l’appui de la Pologne, il devient roi et permet à la Hongrie de conserver son indépendance en dépit des nombreux assauts du Saint-Empire romain germanique. Bref, un type content de lui qui se prélassait dans son trône en bois, jusqu’au jour où ledit trône en bois s’affaissa sous son poids ; empalé sur une latte, Béla rendit l’âme.

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6. Henri Ier Beauclerc

Roi d’Angleterre connu pour son apport administratif et législatif, Henri aimait bouffer des lamproies, des poissons terrifiants qui ressemblent à des sangsues. Son médecin personnel lui avait dit, pourtant : Henri, tu files un mauvais coton, si tu bouffes des lamproies elles vont te dévorer de l’intérieur et tu vas crever. Mais Henri s’en foutait. En 1135, il s’est fait une petite ripaille de lamproies avariées et meurt. Laquelle a marqué le début d’une guerre civile de l’enfer.

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7. George II

Roi de l’empire anglais entre 1727 et 1760, George II était un guerrier aguerri, ce qui, je le signale, est un truc assez agréable à dire, guerrier aguerri. Bref, tout cela ne nous intéresse que peu dans la mesure où sa mort n’est absolument pas survenue sur le champ de bataille. En 1760, comme tous les jours, son altesse est allée faire sa royale commission dans les toilettes du palais et pif paf pouf rupture d’anévrisme en poussant. George 0, toilettes II.

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8. Guillaume d'Angleterre

On connait plus ou moins l’histoire de Guillaume le Conquérant. Certaines sources racontent qu’il est mort de manière ridicule, puisque, menant ses gens sur le champ de bataille dans le Vexin, il se serait fait renverser par son cheval et éventrer par erreur en dehors de tout champ de bataille. Mais le pire est à venir. Alors qu’on cherchait à disposer son corps obèse dans son cercueil, la peau de boeuf sur laquelle il avait été acheminé craqua : le ventre de Guillaume s’ouvrit dans la chute, répandant une odeur pas gégène.

9. Alexandre Ier

A 25 ans, en pleine Guerre mondiale, Alexandre Ier devient roi des Hellènes sous la pression des alliées. Bref, un pays à reconstruire (il avait mal choisi son camp tout en maintenant une neutralité d’apparat), beaucoup beaucoup de travail, mais aussi une passion des chiens. D’ailleurs, le 2 octobre 1920, voilà Alex qui promène son chien (on l’appellera Fifou) ; or, le chien commence à s’embrouiller vénère avec un singe : Alexandre, en bon gentilhomme, intervient. Le singe le mord à la jambe, la plaie s’infecte, vous imaginez la suite.

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10. Jacques II d'Ecosse

Essayez d’imaginer un pugilat permanent entre groupes rivaux : vous vous faites une idée assez juste de l’Ecosse à l’époque où Jacques II accède au trône. Bref, violence, violence, violence, violence : en 1460, alors que Jacques s’occupait personnellement du siège du château de Roxburgh, il eut l’envie de faire sonner un canon à sa gloire. Il alluma la mèche et poum. Le canon envoya le boulet du mauvais côté. Bye bye Jacquot.

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11. (Bonus) La même chose, en vidéo

Pour ceux qui savent pas lire.

On peut être roi et con.

Source : Ranker, Histoire du jour