Les années d’école primaire sont un petit miracle : alors que nous avons tous assimilé des choses aussi fondamentales que la lecture, les bases des mathématiques, les rudiments d’un comportement citoyen (qui consistaient principalement à ne pas faire caca sur des gens), que nous y avons découvert nos premières victoire de l’école primaire, ces chouettes souvenirs ont de quoi nous rendre diablement nostalgiques.

1. Les jeux de la récré

Les billes, les Pogs, l’élastique, la marelle, les cartes des Crados ou des Pokémons à collectionner. Ah ça, à l’époque on savait se marre. On n’avait pas besoin d’une console hors de prix ou d’un ordinateur pour s’amuser (ALERTE ALERTE : réflexion de vieux). Et rappelez-vous, nos grands-parents eux-mêmes trouvaient nos jeux déjà beaucoup trop modernes : « Tu sais bonhomme, à ton âge je recevais une orange à Noël et je jouais avec toute l’année ». Comme quoi, être un vieux con se transmet de génération en génération. Et toi, es-tu un vieux con ?

2. Les livres pour apprendre à lire avec des jolies lettres bien dessinées dedans et des pointillées pour que tu complètes toi-même

Le « Ratus » qui nous apprenait à lire… J’en chiale rien qu’en repensant à sa petite bouille. Bon OK c’était chelou de nous coller un rat vert en tenue de prof pour tenter de nous apprendre à aligner trois lettres. Mais bon entre ça et la collection « J’aime Lire » dans laquelle on ne lisait que la BD Tom-Tom et Nana, on peut dire qu’on était bien heureux. Et puis après on a découvert Proust et on a pleuré puis on a mis 15 ans avant de comprendre que c’était un peu plus qu’un auteur qui écrit des longues phrases.

3. La kermesse de fin d'année où l'on pouvait expérimenter en publique notre choré

Et les parents qui se demandaient s’il n’était pas temps de te faire changer d’école lorsqu’ils t’y voyaient, en collant noir, supposément déguisé en abeille sur un tube des G-Squad.

4. La dictée comme torture au quotidien

« Dictée… Dic… tée… » avec un instituteur qui prononçait ostensiblement les marques du féminin : « La branche est tombée… la branche… est… tombé-éheue… ». Pour toi c’était peut-être le pire des cauchemars, mais tu comprendras par la suite que tu vivais une belle époque quand tu commences à aborder les règles sur l’accord du COD. D’ailleurs, c’est le même de savoir ce que tu as retenu et si tu es une bille en orthographe.

5. Découvrir ton âge véritable au fond des verres de la cantine

L’objectif était de trouver un bon mot à chaque nombre qui tombait… « Hahaha… il a 37 ans! La honte!… il a plus le droit à la carte 12-25 et pas encore aux réductions senior à la SNCF! ». Ouais ça balançait pas mal à l’époque.

6. Les poèmes et les fables apprises paaaaaar cœur

« Le corbeau et le renard » qu’on prenait au premier degré et qu’on récitait toujours de la même façon avec cette voix niaiseuse sans la moindre volonté de donner un peu de sens à ce que tu lis. De toute façon, il t’aura fallu attendre une dizaine d’années pour en comprendre les métaphores.

7. Les tables de multiplication

Une demi-décennie d’apprentissage pour finalement découvrir la calculatrice au collège. C’est bien fichu ces petites machines quand même. Toujours est-il que nos traumatismes ont persisté de nombreuses années, on vous a même classé les pires tables de multiplication (TMTC la 7 elle donné des AVC de souffrance).

8. Quand on avait un.e amoureux.se secret.e (qui ne le savais pas PARCE QUE C’ÉTAIT HORS DE QUESTION DE LUI DIRE JAMAIS JAMAIS JAMAIIIIIIIIIIS)

Et même qu’il y avait que ton meilleur copain était dans la confidence (et ta mère. Et ton père. Et tes frères et sœurs. Et ton chat. Et tes voisins. Et ton prof. Mais après c’est tout). En revanche aujourd’hui tu sais même plus comment il.elle s’appelait.

9. Le cahier de texte avec les devoirs à faire et des mots nuls de tes amis

On lui accordait toute la délicatesse du monde les deux premières semaines. Avec cette certitude qu’avoir des trucs à faire pour le surlendemain était l’apanage des étudiants responsables et matures.

10. Le mercredi : jour de gloire

Et l’autorisation qui allait avec de se coucher plus tard le mardi. Cette disposition semi-légale qui vous a permis de voir toute la filmographie de Louis de Funès.

Comment j’aurais tout défoncé si je repassais le primaire aujourd’hui.