On peut être accusé de viol à tort, oui, ça arrive. Quand on est accusé de viol, on peut se défendre, oui, c’est humain. Mais quand on est accusé de viol, on ne doit pas utiliser des arguments totalement ridicules voire carrément misogynes pour essayer de s’en sortir. Pourtant, ça arrive souvent dans notre joli petit monde. La question n’est pas de faire un pamphlet contre les hommes, mais on peut au moins se foutre de la gueule de ceux qui ont des défenses toutes pourries. Et oui, les viols commis sur des hommes, par des hommes ou des femmes, existent aussi, on sait.

1. Trump qui dit qu'il n'a pas violé E. Jean Carroll car "ce n'est pas son genre de femme"

Il a aussi ajouté « Elle n’aurait pas été mon premier choix ». On est donc sur une ordure qui espère démentir une accusation de viol en rabaissant physiquement une femme. Et donc si elle avait été belle, ou, plus exactement, à son goût, il aurait pu y avoir viol ? Cette défense est totalement absurde (et si elle vous donne la nausée, c’est tout à fait normal).

2. En Irlande, un homme a expliqué que la victime était consentante puisqu'elle portait un string en dentelle

Plus précisément, et c’est peut-être encore plus terrible, c’est son avocate qui l’a défendu avec cet argument. Elle a aussi expliqué que la plaignante n’avait pas pleuré pendant l’acte, ce qui voulait dire que ça n’était pas un viol. Pour rappel, toutes les victimes de viol ne pleurent pas, ce qui ne veut pas dire qu’elles ne souffrent pas, et un string ou tout autre vêtement ne sera jamais un signe de consentement.

L’homme a été acquitté, mais il ne semble pas que ce soit grâce à ces deux arguments qui ne tenaient pas debout.

3. Un homme a expliqué qu'il n'avait pas violé une femme car il n'avait pas besoin de violer puisqu'il n'était pas moche

Oui, apparemment, seuls les moches violent des femmes car ils sont trop moches pour qu’on leur accorde des relations consenties. Le mec a aussi demandé pourquoi la plaignante n’avait pas porté plainte directement après le viol si elle avait vraiment été violée. On sait très bien pourtant que les victimes de viol ont souvent besoin de beaucoup de temps pour avoir le courage de porter plainte, surtout dans un système policier et judiciaire qui prend rarement au sérieux le viol.

4. Pour Harvey Wenstein, les règles à son époque étaient différentes

Après les premières accusations d’agressions sexuelles, il avait déclaré qu’il avait « grandi dans les années 1960 et 1970, quand les règles sur le comportement au travail étaient différentes ». Heureusement, il a poursuivi en disant qu’il allait demander de l’aide à des thérapeutes, mais, quand même, justifier des actes aussi graves par l’époque dans laquelle tu as grandi, c’est irrecevable.

5. L'avocat d'un homme a expliqué que le viol qu'il avait commis n'était "pas le pire des crimes"

Oh bah tout va bien alors, donnez-lui une petite peine, genre du sursis. Après tout, il ne l’a pas tuée non plus, donc c’est pas si grave. Cette défense est tellement ridicule que l’avocat en question s’en est pris plein la gueule par la suite, et c’était mérité.

6. L'amie d'un violeur de Stanford l'a défendu en disant qu'il avait toujours eu un sourire aimant sur son visage

Avec, à l’appui, une photo pour le prouver. Le pire, c’est qu’elle a aussi expliqué que ce n’était pas un viol car « c’est complètement différent d’une femme qui se fait kidnapper et violer alors qu’elle se dirige vers sa voiture dans un parking ». En effet, il avait JUSTE abusé d’une femme inconsciente derrière une benne à ordures. On vous laisse deviner qui sont les ordures dans cette histoire.

7. Deux violeurs ont été épargnés car la victime était "trop masculine"

Ça s’est passé à Ancône en Italie en 2017, pour une affaire de viol datant de 2015. Les deux hommes accusés de viol par la victime ont été acquittés pour cette raison totalement aberrante : la victime était trop masculine pour avoir été violée. On ne sait pas ce qui est le plus choquant entre le fait d’émettre un tel jugement sur une victime, ou d’insinuer que seules les belles femmes peuvent être victimes de viol. Heureusement, l’affaire a finalement été renvoyée en Cassation.

8. Un violeur séropositif pense que son viol n'est "pas le pire des viols" puisqu'il n'a pas transmis le VIH à sa victime

On peut dire que ce Sud-Africain ne manque pas de culot (ou que c’est un énorme connard, c’est comme vous voulez). Comme le mec, quand il a commis le viol, était en liberté conditionnelle parce qu’il avait déjà été condamné pour des faits similaires et qu’il n’a montré aucun remord, le juge a considéré qu’il n’arriverait probablement jamais à se réinsérer dans la société. Il a donc pris perpétuité.

La culture du viol, c’est le premier problème.