Comme chaque année depuis 2015, donc en fait comme l’année dernière, quoi, en gros, le Prix du menteur en politique a été décerné. Créée par le politologue Thomas Guénolé, la distinction prévoit tout un palmarès, un peu comme à Cannes, avec un prix un certain regard, et tout, et tout.

1. Robert Ménard

Champion, mon Roro ! Festival chamarré : « un festival réserve une zone aux femmes pour faire plez aux migrants » ; « 75% des immigrants viennent du Maghreb et de Turquie » ; « le turc et l’arabe vont remplacer le français à l’école », et tutti quanti et n’importe quoi.

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2. Manuel Valls

Il est arrivé deuz’, Manu. Bien sûr, il y a eu le retournement sur le 49-3 qui a fait marrer tout le monde, mais aussi un changement de braquet radical sur la défiscalisation des heures supplémentaires, une volonté de réconciliation des gauches qu’il juge irréconciliables, et puis un certain nombre de trucs complètement débiles du genre « expliquer, c’est déjà excuser ». Allez Manu, t’es pas tout seul.

3. Nicolas Sarkozy

Sarkozy a obtenu un Prix spécial du jury pour l’ensemble de sa carrière. Une belle consécration pour celui qui avait remporté le jackpot en 2015. Cette fois-ci, ce sont ses dénégations sur l’affaire Bygmalion qui ont séduit le jury, car Nico affirme à qui veut l’entendre que sa mise en examen concerne un dépassement du plafond financier de sa campagne de 2012 et non un financement illégal.

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4. Christian Estrosi

Honoré par le Prix Un certain regard, Cricri s’est distingué par un raccourci particulièrement dénué de sens. Après les attentats du 13 novembre, il a déclaré avoir fait installer des portiques de sécurité gare Saint-Charles à Marseille pour protéger les voyageurs contre des risques d’attentats. Mais ces portiques avaient été commandés par la SNCF pour contrôler les billets. Aucun rapport, aucun sens.

5. François Fillon

Francky est reparti de la cérémonie avec un joli prix Jacques Dutronc, ainsi nommé en référence à la chanson « L’opportuniste« , où Dutronc explique comment retourner sa veste. Cette distinction récompense son virage à 180 degrés sur la privatisation de la sécurité sociale entre la campagne des Primaires de la droite et le début de la campagne présidentielle. Francky is the new Valls.

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6. Maud Fontenoy

Élue du RPR, Maud Fontenoy a affirmé que 12.000 chercheurs français s’étaient exilés aux Etats-Unis car la France ne leur permettait pas de faire des recherches sur l’extraction non polluante du gaz de schiste. C’était faux. Prix du Naufrage politique (on appréciera le jeu de mot, Fontenoy étant une ancienne navigatrice).

7. Jean-Pierre Chevènement

Honoré par le Prix du Grand remplacement, Chevènement est revenu dans la course en affirmant sur Inter que « 135 nationalités (existaient à) Saint-Denis, dont une qui a quasiment disparue« , sous-entendu la nationalité française. .

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8. Nicolas Bay

Prix Jeune espoir, ex-aequo avec Philippot, Nicolas Bay a accumulé les performances de choix, expliquant que des logements HLM étaient réquisitionnés pour les migrants, que la loi travail favorisait le communautarisme, qu’Hollande avait supprimé des postes de policiers ou encore que 95% des dégradations de lieux de culte visaient les chrétiens. Un florilège prometteur.

9. Florian Philippot

Le number 2 de Marine a affirmé que la France n’avait plus les moyens d’expulser les étrangers délinquants de son territoire et que les sans-papiers ne disposaient d’aucun droit d’après la loi. Un joli n’importe quoi. Immigration massive de mensonges.

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10. Donald Trump

Trump a obtenu un Prix d’honneur pour l’ensemble de son oeuvre. Qui ne fait que commencer.

Ahlala ça donne envie de s’intéresser à la campagne, hein ?

Source : Marianne.

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