On est tous très admiratifs de l’inventivité des photographies présentes sur les paquets de cigarettes (même si clairement ils se sont gourés sur les légendes). C’est bien simple on s’est mis à fumer 4 fois plus depuis juste pour avoir le plaisir de collectionner les tronches et de se les échanger sur le marché noir. Eh ouais, on crèvera jeune, mais bordel qu’est-ce qu’on se sera marrés dans cette putain de vie. Toujours est-il qu’on s’est demandé qui étaient les gens sur ces photos, d’où viennent-ils ? Comment ont-il atterri là dessus ?

Bon alors déjà la Commission européenne responsable de ces choix de photographies très esthétiques n’est pas en droit de donner l’identité de ces personnes donc on n’aura pas d’aide de leur part. Pourtant ces derniers temps quelques plaintes ont été portées de-ci de-là contre l’usage de ces photos mais comme la Commission la ferme de son côté, on ne peut être sûr à 100 % du bien fondé de ces réclamations.

1. Un homme de 60 ans reconnaît sa jambe amputée sur un paquet de clopes

Cet Albanais sexagénaire vit désormais à Metz. C’est là qu’il a reconnu sa jambe sur un paquet de clopes alors qu’il avait été estropié des suites d’une fusillade il y a 20 ans de cela. Lors de sa dernière visite à l’hôpital en 2018, sa jambe est prise en photographie alors qu’il n’a jamais donné son accord pour que la photographie soit exploitée à ces fins (d’autant plus que son handicap n’a rien à voir avec la cigarette). Son témoignage cependant n’est pas totalement certifié, même l’hôpital n’a pas été en mesure de confirmer la séance photo. Par ailleurs ces photos étant normalement obligatoires sur les paquets de cigarettes depuis 2016, ça colle pas avec la version du keum. J’en connais un qui voudrait que sa jambe soit une star.

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2. Un homme retrouve son père mort en photo sur un paquet de clopes

Serge Nizet a du avoir une drôle de surprise un matin en tombant par hasard, l’air de rien, sur son papounet en photo sur un paquet alors que ce dernier était mort depuis 6 ans. La photo aurait été prise alors qu’il était alité en soins palliatifs. Forcément ce Belge a du avoir les boules. Il se bat ainsi depuis cette découverte pour faire retirer la photo des paquets mais comme on peut s’en douter, ce n’est pas chose aisée…

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3. Un Espagnol se reconnaît sur une photo sans avoir jamais donné son accord

Manque de pot, c’est la même photo que celle précédemment susnommée alors forcément y’a mytho kek’ part. Toujours est-il que cet homme de 54 ans, originaire du nord de l’Espagne, affirme s’être reconnu, ayant lui-même subi une opération du dos (rien à voir avec la clope, donc). Pour l’instant, sa plainte n’a pas donné suite…

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4. Un Anglais a regretté d'avoir posé pour le paquet de la teu-hon

Il s’appelle Marley Bennett et si la tune qu’il a touchée lors de la séance photo lui a bien fait plaisir à l’époque, il regrette un peu d’être devenu l’icône de l’impuissance comme il a pu le signaler dans un tweet. J’espère qu’ils lui ont offert une cartouche de clopes en guise de récompense.

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5. Il se découvre en photo mort sur un paquet de clopes (ALORS KIL É VIVAN)

Le nom de Tom Fraine ne vous dit certainement rien. Et pourtant vous le fumez très probablement sans faire gaffe. Ce jeune Britannique a touché 300 balles pour cette séance photo datant de 2012 qu’il a faite à Berlin alors qu’il cherchait des petits boulots. Cela dit, il était bien prévenu que son joli petit minois servirait à une campagne anti-tabac. Il est donc pris en photo dans plein de mises en scènes, et parmi les hits photographiques, on trouve donc celle où il est mort (alors que le jeune homme n’a jamais tiré une latte de sa vie), et celle où il est à poil en PLS exprimant son impuissance. Moche.

6. Un homme turc se reconnaît sur un paquet avec des tubes dans le pif

Ibrahim A. a porté plainte pour usage abusif de sa photographie alors qu’il était en 2009 hospitalisé pour problèmes respiratoires. Malheureusement, la cour a rejeté sa demande. Faut dire qu’il réclamait l’équivalent de 50 000 euros aux compagnies de tabac ayant utilisé sa tronche et pour le moment il a clairement fait chou blanc. En effet, les avocats de la défense affirment que rien de permet de voir clairement s’il s’agit bien de lui. Bref c’est parole contre parole. Chou blanc contre chou blanc. Et encore une belle preuve que fumer peut nuire gravement à votre procès.

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N’hésitez pas à apprécier toutes les photos ici.

Crédit Image de Une : Screen sur Europe 1