Toutes les semaines, les gens oublient de tourner leur langue dans leur bouche 7 fois avant de parler et ça génère des catastrophes en chaîne. En même temps, on ne peut pas tout à fait leur en vouloir dans la mesure où tourner 7 fois sa langue dans sa bouche, c’est le meilleur moyen pour se faire un noeud de langue et ça fait super mal.

1. Trump, comme d'habitude

Alors qu’il recevait Nadia Murad Basee, Prix Nobel de la Paix 2018, Donald Trump s’est distingué par son intelligence aiguë. Prisonnière de Daech et transformée en esclave sexuelle, la jeune femme, parvenue à s’enfuir, est désormais le porte-voix de la communauté yézidie qui, à cheval sur les territoires kurde et irakien a particulièrement souffert de la guerre contre l’Etat islamique. Et tandis qu’elle demandait au président de se mobiliser pour permettre le retour chez eux de tous les Yézidis déplacés, Trump l’a coupée :

« Attendez, ils vous ont donné le Nobel ? Pour quelle raison ? Et vous dîtes, les Kurdes ? Ah ouais ? Je connais super bien la région, hein… »

2. Sibeth Ndiaye et le kebab

La porte-parole du gouvernement qui porte bien son prénom a tenu à réagir à la polémique de Rugy en expliquant comprendre la colère des Français, plus habitués à manger des kébabs que des homards. Outre que ça n’a donc aucun sens, cette remarque oublie de prendre en compte le fait que, kébabs ou homards, le problème n’est pas de savoir ce que l’on mange mais qui paye ce que l’on mange.

3. Alexandre Benalla et les scouts

Dans une interview au Nouvel Economiste où il présente sa nouvelle boîte spécialisée sur la sécurité en Afrique, Alexandre Benalla a expliqué que son sens du leadership remontait à très loin : dès l’âge de 15 ans, il était chef au sein des Scouts unitaires de France. Mais le compte officiel de ce mouvement scout a répliqué en assurant que Benalla n’avait pas passé plus de 3 semaines chez eux. Quand tu commences à mentir sur ton passé chez les scouts, c’est pathologique.

4. Laurent Neumann et le comportement latin

Permanent des grandes gueules, Laurent Neumann a justifié les écarts reprochés à de Rugy par « le comportement latin ». Une autre manière de parler de détournement de fonds publics.

5. Trump et le racisme façon rentrez chez vous

Dans une sortie particulièrement élégante, Donald Trump a appelé dans des tweets ses opposants démocrates issus de la diversité à « rentrer chez eux ». Je pense que ça va faire du bien à la société américaine pas du tout clivée, déjà, ni tendant à la psychose raciste.

6. Le gouverneur porto-ricain et l'homophobie

Sous le coup d’une enquête pour corruption, le gouverneur de Porto-Rico a vu certains de ses échanges sur Telegram publiés par la presse d’investigation. Blagues racistes et homophobes, franche camaraderie beauf et attaques directes contre Ricky Martin parce qu’il est homosexuel. Depuis, les manifestations réclamant son départ font carton plein.

7. Benjamin Griveaux et les abrutis

Investi par LREM pour être le candidat du parti aux municipales parisiennes, Benjamin Griveaux a joué la carte de la bienveillance. Le Point a publié des citations off de l’ancien porte-parole du gouvernement. Griveaux y traite ses adversaires d' »abrutis » ou de « sans couilles », bref le discours idéal pour rassembler.

8. L'élu RN qui voulait que le Nigéria gagne

Le 14 juillet, la demi-finale de la CAN opposait le Nigéria à l’Algérie et un élu RN avait manifestement choisi son camp. Pour éviter les débordements, il expliquait sur Twitter compter sur l’équipe nigériane pour mettre fin à l’aventure des Fennecs. Manque de chance, car l’Algérie a gagné et le buteur, Riyad Mahrez, a dédié à cet élu son but marqué sur coup franc. Ou comment passer pour un imbécile.

9. Neymar et son meilleur souvenir

Dans le psychodrame qui le lie au PSG, Neymar a frappé fort en confiant que son meilleur souvenir professionnel de football n’était autre que la remontada contre le PSG acquise avec le FC Barcelone à l’époque où il y jouait encore. La star, qui veut donc absolument retourner en Espagne, a voulu signifier à ses dirigeants que le garder n’avait aucun sens. Le problème, c’est que le transfert de Neymar à Barcelone est loin d’être acté et que le joueur pourrait se voir puni par la direction sportive parisienne et pourquoi pas aligné en CFA…

10. Le fils Bolsonaro et les hamburgers

Jair Bolsonaro a tranché : le meilleur candidat pour occuper le poste d’ambassadeur du Brésil aux Etats-Unis n’est autre que son fils, Eduardo. Il a beau n’avoir aucune formation en diplomatie, il a, aux yeux du président d’ultra-droite, toutes les qualités requises puisqu’il parle anglais et est plus ou moins pote avec les enfants de Trump. Eduardo a lui aussi apporté sa pierre à l’édifice en expliquant très sérieusement qu’il avait déjà cuisiné des hamburgers. Ah bah dans ce cas…

On ne m’ôtera pas de l’idée que le monde n’est pas au mieux.