Vous n'avez pas toujours été la personne que vous êtes aujourd'hui. Il y a quelques années, quelques mois, ou quelques semaines même, vous arboriez un look totalement différent avec des panoplies de fringues que vous avez certainement préféré oublier, pour le bien de tous et surtout le votre. Mais comme nous sommes un peu salauds, on va vous pousser un petit peu à regarder dans le rétro pour nous rappeler de ces vêtements peu plausibles dont vous avez bien raison d'avoir honte. Les votes ont parlé, et le résultat oscille entre la nostalgie et l'envie d'aller poser un petit vomi :

  1. Le K-way
    Le petit Léon-Claude Duhamel partait pourtant d'un bon sentiment, avec son vêtement en nylon, "en cas" de pluie, puis nommé "K-way" pour l'exportation. Le problème, c'est que le côté pratique a bouffé toute ambition esthétique pour cet objet qui posséda très vite sa petite banane pour le ranger, qui s'attache à la ceinture ou se fourre dans un sac à dos. Souvent taillé en sac poubelle, le K-way est soit trop grand soit trop petit. Ah et, si vous voulez connaître les couleurs qui ne sont pas à la mode cette saison, comptez y déjà celles du K-way pour ne pas vous tromper.

    K-Way
    Crédits photo (creative commons) : Blyngre
  2. La cagoule
    Pour les victimes de cet hybride insensé entre bonnet et écharpe, souvent mal mis, souvent trop chaud et toujours grattant au possible, il sera maintenant possible, selon le Gorafi, de recevoir une indemnité financière en dédommagement du sévisse moral et physique subi. Pensez à vos enfants, aux cheveux mouillés de transpiration qui reviennent dans les yeux et aux oreilles retournées sous la laine rêche... Dites non à la cagoule.

    Cagoule
    Crédits photo (creative commons) : Web Marchand
  3. La salopette
    La salopette partait déjà bien désavantagée par son nom. Les parents qui en abusent ont fini d'en faire la bête noire des cours d'école : c'est vrai qu'elle est pratique pour éviter la descente du pantalon classique en bas de la raie postérieure, permettant d'habiller les garçons comme les filles, à la fois sport et décontractée. Seulement pour cacher une salopette peu seyante, d'au combien ont tenté d'y superposer un pull. Au premier passage pressé au toilette, ce qui n'était qu'un petit dégoût pour le vêtement se transforme vite en haine, et peut être en ce fameux pipi dans la salopette, dont on a tous cauchemardé au moins une nuit.

    Salopette
    Crédits photo (creative commons) : Wonderweg
  4. Le sous-pull
    Le passage à l'âge adulte n'est peut être que le passage du sous pull rentré dans le slip pour faire plaisir à maman, au pull négligemment porté sur un torse nu. C'est quand on ne croit plus au mensonge de notre enfance, quand on réalise que tout ce temps on nous mentait, car OUI, le sous pull se voit. Quand ce n'est pas au col, c'est aux manches, ou dans le dos quand on se baisse. On parlait de le rentrer dans le slip ou dans la culotte... C'est un pari, mais si la supercherie est découverte, vous êtes bons pour 6 mois de racket et d'insultes par la brute en jogging du coin. Le summum : le sous pull col roulé :

    sous pull
    Crédits photo (creative commons) : Safedom
  5. Le pantalon à pattes d'éléphants
    Sensé ajuster une silhouette trop longiligne, le "pattes d'eph" souffre aujourd'hui d'une sale réputation. Il faut dire qu'on lui a rajouté paillettes, motif militaire, rayures... Ajoutez à ça une forte poussée de croissance, et vous obtenez une petite fille qui pleure dans un coin, les chevilles à l'air dans son patte d'eph rosé délavé Barbie. Que de cruauté.

    pattes d eph
    Crédits photo (creative commons) : Erika
  6. Le col roulé sans manche
    Un combo délicieux entre le pull sans manche d'après guerre et le col roulé qui gratte. Forcément, ça allait faire jaser...

    col roule sans manche
    Crédits photo (creative commons) : Safedom
  7. Le survêtement Sergio Tachinni
    Les tailleurs italien font des merveilles, ce qui n'est pas vraiment le cas des stylistes sportswear. L'ancien tennisman a donné son audacieux nom à une marque qui tombe en faillite en 2007, et on ne se demande pas trop pourquoi. Depuis son rachat, le célèbre pantalon de survêtement blanc trouve toujours son public chez les footeux à pics dans les cheveux, qui ont également inventé une manière distinguée de porter la fringue : en rentrant le bas du jogging dans des chaussettes de tennis. Mais au fond, qui sommes nous pour juger ceux qui inventent leur propre mode ?

    sergio tacchini
  8. Le bandana
    Attention, il y a ceux qui portent un bandana rouge ou noir en triangle autour du coup et tire le meilleur de cet accessoire bad ass venus des plaines du Sud Ouest américain. Et il y a nous, pour nos premières vacances à la mer, le bandana Che Guevara de tatie sur la tête, les Cébé rondes sur le nez, partant à l'aventure sur les rochers de la honte.

    bandana
    Crédits photo (creative commons) : Nagarjun Kandukuru
  9. Les chaussettes Garfield, ou Bart Simpson
    Quand on a compris que des chaussettes ne pouvaient se décliner qu'en noir ou marron, une larme à coulé sur ce merveilleux tiroir ou nous gardions tous nos héros, prêts à nous les afficher sur les chevilles. C'était la belle époque, pas la belle mode.

    simpson socks
    Crédits photo (creative commons) : Erich Ferdinand
  10. La veste de jogging en peau de pêche
    Les marques de sport on réussi à nous faire croire qu'il existait une version Hot du jogging : la peau de pêche. Il faut dire que ce tissu élastique et doux avait tout pour plaire sur le papier... Dommage qu'il souligne les rondeurs et anéantisse la fierté de celui (mon dieu non, pas "celui"!) ou celle qui le porte..

    peau de peche
    Crédits photo (creative commons) : Poupatina

On a tous été vilain à un moment donné de notre vie, ne vous en faites pas.

Crédits photos : Tory Richard.