On le savait déjà, certains choisissent le prénom de leur gamin complètement bourrés, du coup forcément c’est bien qu’un officier de l’état civil puisse les empêcher de pourrir les prochaines années d’existence de leur gosse. Sauf que parfois, les législations des pays se montrent particulièrement rigoureuses quant aux conditions attenantes au choix du nom de l’enfant. À tel point qu’on serait presque tenté de leur demander pourquoi ils prennent autant la tête.

1. En Allemagne, on doit être capable de connaître le sexe de l'enfant immédiatement

Le service public chargé de l’état civil peut tout à fait vous refuser un prénom. Les conditions pour que ce dernier soit accepté sont les suivantes : il doit être genré (« Matti » par exemple a été considéré insuffisamment explicite quant au sexe de l’enfant), ne pas nuire à l’enfant et ne pas correspondre à un nom de famille traditionnel.

2. La Nouvelle-Zélande refuse les prénoms de plus de 100 caractères.

On peut difficilement contester une telle législation dans la mesure où il faut être particulièrement relou et avoir bien envie de faire ch**r tout le monde pour donner un nom aussi long à son gosse. Oui, vous aussi vous rêvez de voir à quoi ressemble un prénom de 100 caractères : alexandretyigoelrmdpfnchsizerkfodsapzeortifdnazyuiolvdmoperuydfcvbsertyolgfdacvnfgtplvouisbnuidfe. Voilà. Et oui, j’ai compté mais je me suis perdue à un moment, i must confess.

3. En Islande, seulement les prénoms pouvant s'épeler dans l'alphabet islandais sont autorisés, les Camille fuyez

Et puisqu’il n’y a pas de « C », les « Camille », « Claire », « Clément », vous êtes clairement dans la panade si un jour vous partez voyager en Islande. Personne ne pourra vous interpeller et vous sombrerez rapidement dans la dépression et la solitude. En fait, si cette loi existe, c’est surtout parce que les enfants ont pour nom de famille le prénom de leurs parents auquel on accole les termes « fils » ou « fille ». Par ailleurs, ils n’ont le choix que parmi une liste de 3 565 prénoms seulement, ce qui n’est pas énorme mais semble plutôt pratique quand on a la flemme de se creuser la tête.

4. En Arabie Saoudite, les prénoms renvoyant à la royauté sont interdits

Bah oui, faut pas déconner non plus. T’as cru que t’allais appeler ta fille « princesse » (en dehors du surnom affectif) et t’en sortir comme ça ? Non mais oh. Là-bas, on évite donc d’appeler son fils Amir (prince), Soumouw (excellence) et Malika qui signifie reine.

5. En Chine, le prénom doit être composé de caractères lisibles par un ordinateur

On doit donc préférer le chinois simplifié au chinois traditionnel et recourir à des symboles qu’une machine pourra aisément lire. Cela permet de faciliter le travail des scanners lorsqu’il s’agit par exemple de lire une carte d’identité. On a même demandé aux Chinois d’essayer de changer leur prénom en 2000 pour simplifier tout le bazar. Sans pression.

6. Les Norvégiens ne peuvent utiliser un nom de famille traditionnel comme prénom

Et mon petit doigt me dit qu’en France non plus, on ne serait pas fan de « Dupont » comme prénom. Déjà que ce n’est vraiment pas dingue comme nom de famille… Mais bref. Si jamais, un citoyen décide de donner un tel prénom à son enfant et qu’il est porté par moins de 200 personnes, il devra demander à chacun l’autorisation de pouvoir nommer sa progéniture ainsi. Et franchement, c’est long. Autant choisir un prénom bien lambda et sans aucune originalité.

7. Au Danemark, on ne peut choisir que parmi 7 000 prénoms.

Franchement pas cool. Ça laisse quand même une marge de fantaisie très mince. Comment les parents en quête d’attention vont-ils faire pour donner un prénom bien original et différent à leur gosse, hein ? Je vous le demande !

8. Avant 1993, en France, on ne peut s'inspirer que des prénoms du calendrier ou de la mythologie

Avant, la législation était beaucoup plus stricte et les officiers de l’état civil beaucoup plus sévères. Le 9 janvier 1993, une loi fut publiée visant à donner plus de liberté aux parents : ces derniers sont désormais libres de choisir le prénom de leur enfant à condition de ne pas nuire à son intérêt. C’est l’agent de l’état civil qui décrète cela.

9. En Nouvelle-Zélande, on ne peut donner un chiffre pour prénom à son enfant

Autant l’interdiction des prénoms à rallonge, je peux comprendre. Mais nommer ses gosses par des chiffres, c’est pas le truc le plus pratique du monde ? En tous cas, chez Topito, on trouve ça plutôt pratique de donner des numéros à ses enfants.

Alors, content d’être en France et de pouvoir appeler votre enfant « Lilou » librement ? Oui ? Bonne soirée.

Source : Parents.fr ; Mentalfloss ; Europe1

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