"Le sport c'était mieux avant" vous disait papy encore récemment, et bien que vous l'écoutiez rarement quand il n'a pas son chéquier en main, vous auriez du faire confiance à ce vieux rabougri, car il n'avait pas tort le salaud. Seulement, il ne savait pas à quel point il avait raison. Le sport c'était pas mieux au temps de Zatopek et Skoblar, non le sport c'était mieux avant, avant, quand les épreuves se pratiquaient toutes à poil et se finissait quasi toujours pas la mort des concurrents. Voilà un petit florilège des sports qu'on pratiquait à l'époque ou on savait vivre, et surtout mourir.

  1. Le Pancrace, l'UFC de l'époque

    De la boxe sans protection où tous les coups sont permis (sauf les doigts dans les yeux, on n'est pas des bêtes) et qui se finit souvent au sol dans un combat qui se rapproche de la lutte. Ah, et évidemment, ça se pratiquait à poil, sinon c'est pas drôle. La plupart des combats se terminaient pas la mort d'un des participants, donc pas vraiment un sport de fillette. Aujourd'hui, si on devait mettre une pièce sur des petits Français pour une épreuve du genre on irait vers Teddy Riner ou Cheick Congo

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    Crédits photo (creative commons) : Jastrow
  2. La Course de Char, de la course et surtout beaucoup de chicore
    Une sorte de F1 de l'époque, sauf que niveau popularité il serait plus logique de le rapprocher du 100m. En effet la course de char était l'épreuve olympique reine à cet époque, celle qu'on attendait le samedi soir après s'être forcé à mater le pancrace et le montée de corde. L'épreuve était, comme tout ce qui se faisait à l'époque, bien bourrine comme il faut. En gros tous les coups était permis : serrer son adversaire pour qu'il s'écrase contre un mur, poussette en tout genre, etc. Évidemment, beaucoup mourraient sur la piste, certains "martyrs" étaient considérés en héros, dès lors on érigeait des statues en leurs noms, ce qui devait leur faire une bien belle jambe, une fois morts piétinés par des chevaux. On dit chevaux, mais parfois pour s'amuser un peu ils les remplaçaient par des éléphants, des chameaux et plus ou moins tout ce qu'ils trouvaient marrants. Une sacrée époque...

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    Crédits photo (creative commons) : Midx1004
  3. Le Pugilat, de la bonne bagarre à l'ancienne
    Oui, dans l'antiquité on aimait bien se mettre sur la tronche, de préférence à poil, on retrouve bien ces éléments dans le pugilat, sorte de boxe améliorée très violente où les gants sont remplacés par des courroies de cuir parfois recouvertes de lamelles de plomb, de cuivre ou de bois, et ce pour faire le plus mal possible à l'adversaire. Si jamais les deux combattants ne peuvent se départager, il se lance dans le "klimax", et c'est là que ça devient vraiment pas interdit aux chochottes. "Alors Jamy, qu'est-ce que le climax ?" "Eh bien , mon bon Fred le klimax c'est quand deux adversaires se mettent à tour de rôle d'énormes bouffes dans la gueule, sans que celui qui s'en mange une bonne ne puisse bouger, ou parer. Ce petit jeu sympathique continue jusqu'à qu'il y en ait un qui crève ou qui s'écroule, souvent ça ne durait pas bien longtemps"

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    source photo : lamonteraquipleure
  4. La Course en Armes, un sport catégorie "qui passe sur Eurosport le dimanche à minuit"
    C'est pas compliqué, c'est aussi con que ce que le titre laisse penser. En gros, on a des crétins en armes (boucliers, épées, et jambières en métal) qui courent en rond autour d'un stade, tout en essayant de rester bien droit. C'était considéré comme un très bon entraînement militaire, malheureusement ça devait être aussi très gonflant, puisque c'est totalement tombé en désuétude. Et oui, à part l'équipement, ils étaient à poil....

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  5. Le saut en longueur, en beaucoup beaucoup plus con
    Oui le saut en longueur est encore en vogue aujourd'hui, mais à l'époque c'était... plus folklorique, disons. Déjà il y a un mec qui jouait du flutiau à côté des coureurs, et pas n'importe lequel, du joueur de flûte de standing messieurs, en effet seul le vainqueur de l'épreuve de flûte aux Jeux delphiques (oui la vie était dure avant la télé) pouvait se permettre de rythmer les sauts. Mais ça c'est que le début du n'importe quoi, pour pimenter un peu l’épreuve les sauteurs portent des poids de plusieurs kilos à chaque main, qu'ils doivent balancer derrière eux au moment du saut. Les poids avaient pour but de les aider à sauter plus loin... ce qui est assez con comme logique. Les poids et les joueurs de flûte ont été supprimés petit à petit, notre théorie c'est que les sauteurs essayer de viser ces putains de joueurs de flutiau avec les poids et ça a fait des histoires... Ça restera notre conviction jusqu'à preuve du contraire.

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L'antiquité, on a beau dire, c'était quand même sympa...

Source : johistoire, vikidia

Crédit photo : Tkoletsis