Le sexe traverse les générations, de siècle en siècle, d’ère en ère… la preuve qu’on nique à tout va, c’est qu’on est toujours là, or pour qu’on soit encore là aujourd’hui et sacrément nombreux, il a fallu qu’un paquet de personnes niquent à multiples reprises. Finalement, on est un peu le résultat d’une partouze intergénérationnelle de plusieurs milliers d’années. Mais concentrons-nous sur l’Antiquité. Certes la question de la sexualité en ces temps lointains est un peu anachronique puisqu’on n’en a pas du tout la même approche, ce n’était pas un sujet d’étude en tant que tel même si on la pratiquait… Outre les habituels clichés sur la dépravation des Romains et des Grecs, certaines caractéristiques montrent toutefois une certaine flexibilité. Enquête sur la face cachée du cul antique.

1. Les poteries des Grecs anciens étaient le Youporn de l'époque

Les poteries de la Grèce antique étaient riches en scènes de cul pas piquées des hannetons. Scènes d’amour, orgies, positions défiant les lois de la gravité, partouzes en veux-tu en voilà. Attention cela n’était pas forcément représentatif des usages sexuels de l’époque, mais disons surtout qu’ils avaient un sens de l’esthétique plutôt axé sur la baise de haute voltige.

2. Cléopâtre, cette petite dévergondée a inventé le vibromasseur

Il semblerait qu’elle ait même eu la bonne idée d’inventer un format original enrobé de papyrus et dans lequel se nichaient des abeilles vivantes, clé de l’épanouissement orgasmique. Légende ? Peut-être, d’autant plus que les fantasmes sur la sexualités des Anciens vont bon train surtout quand on parle de cette bonne vieille goulue de Cléopâtre. En tout cas, aucun texte ne rapporte d’accident de guêpes échappées et de boursouflures vaginales.

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3. La prostitution était légale dans l'Antiquité romaine

Bon jusque là, rien de fou-fou me direz-vous. En revanche, le fait qu’elle soit publique, organisée, développée et naturellement encouragée l’est un peu plus. Toutefois, on peut se permettre de douter de la longue espérance de vie des prostituées, déjà que globalement on vivait moyen bof trop au delà de 25 ans…

4. On pouvait se taper des p'tits jeunots tranquillou pépouze

Oui bon bah, j’ai pas dit qu’il y avait que des bonnes choses à prendre dans la sexualité de l’Antiquité, hein. Toujours est-il que c’était tout à fait commun de se taper des ado, filles comme garçons et esclaves de préférence parce que quand même on a des principes.

5. Il n'y avait pas vraiment de dichotomie entre homosexualité et hétérosexualité

La preuve, ces deux mots n’existent pas en latin ce qui prouve que les concepts n’existaient pas en tant que tels. De la même façon que l’orientation sexuelle ne déterminait pas alors notre identité. Tout ça était très fluctuant, on passait de l’un à l’autre et inversement sans que cela ne pose problème.

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6. Les meufs avaient le droit de rien faire, en revanche les mecs était plutôt libérés du string

Si le concept de sexualité n’existe pas dans l’Antiquité, je vous cache pas que les notions de féminismes et de libération de la femme ne sont pas encore au beau fixe. Toutefois pour les hommes, c’est la teuf. Alors que l’épouse infidèle commet un crime passible de peine de mort, le mari peut se taper à peu près tout ce qu’il veut, esclaves, prostituées, femmes non-mariées (d’un rang social inférieur). Comme l’explique le philosophe Michel Foucault (le jumeau méconnu de Jean-Pierre) la morale durant l’Antiquité est « faite par et pour les hommes » (il faudra attendre l’an 100 pour que les infidélités du mari soient punis autant que celle de l’épouse). Ainsi le cunnilingus est considéré comme un truc vraiment pourri et déshonorant, tout comme la pipe d’ailleurs considérée alors comme une atteinte à la virilité de l’homme. Mais dis-donc, en fait ils étaient un peu coincoss, non ?

7. Avec l'Art d'aimer d'Ovide, les Romains disposaient d'un Kamasutra à leur sauce

Texte érotique faisant partie d’un des plus grands chefs d’oeuvre du genre, on y trouve relatées de nombreuses positions sexuelles qui illustrent a priori une sexualité plutôt riche aux positions variées.

8. La religion romaine encourageait une sexualité épanouie

Une religion qui te pousse à niquer plus et niquer mieux ? Oui, oui, c’est possible il fallait juste naître sous la Rome Antique (en dehors de ça, je sais pas si c’est une super nouvelle de te retrouver parachuté à cette époque). Il y avait même des pratiques religieuses visant à l’amélioration des performances. C’est beau.

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Et le truc chouette c’est que l’âge légal du mariage durant la Rome antique pour les petites filles était 12 ans, et 14 ans pour les petits garçons. MIAM MIAM.

Source :

France Culture, La Fabrique de l’histoire : « l’Antiquité dans tous les sens »

Wikipédia, Sexualité dans la Rome antique

L’Express, « L’amour au temps des Grecs et des Romains »

Slate, « Cléopâtre avait un vibromasseur en papyrus rempli d’abeilles »