ATTENTION LA DROGUE C’EST VRAIMENT MAL. Maintenant qu’on l’a dit, parce que c’est important quand même, on peut passer à la suite. Ces substances agissent sur notre cerveau, plus précisément au niveau des synapses, qui sont des récepteurs. Et chaque drogue trompe différemment notre système nerveux, nous procurant des effets différents. Faut avouer que c’est rigolo même si parfois c’est flippant même si parfois c’est étrange même si parfois c’est pas fou même si parfois putain faut que j’arrête le speed.

1. Le cannabis

Qu’on aime appeler « cannabi » quand on est cool. Peu importe la manière dont il est absorbé (fumé, mangé en space cake ou en gâteau de mariage) le produit agit à peu près de manière similaire sur ton cerveau : tes temps de réaction sont plus longs que d’habitude, tu peux rire pour pas grand chose et éventuellement avoir envie de dormir. Mais à côté de ça le cannabis peut provoquer une hypoglycémie et des réactions moins cool, comme la paranoïa. Heureusement ses effets de dépendance sont modérés, mais c’est pas une raison pour faire n’importe quoi, enfin c’est ce que dit mon papa qui est toujours de bon conseil.

Crédits photo (creative commons) : JonRichfield

2. La cocaïne

La coke agit sur le système nerveux central et peut facilement te rendre dépendant, surtout si tu te l’injectes ou que tu la fumes. Sniffée, c’est un peu moins le cas mais j’ai dit « un peu moins » me fais pas dire ce que j’ai pas dit sinon je t’envoie mon père il a fait du judo quand il était jeune. Les effets de la poudre blanche c’est de te tenir éveillé et euphorique, parce qu’elle active les hormones qui gèrent tout ça : la dopamine et la noradrénaline. Dans les faits, tu restes assez conscient de tes actes par rapport à d’autres drogues, mais tu peux aussi te sentir supérieur aux autres voire agressif, et ça c’est pas chouette.

3. L'ecstasy / MDMA

Petit rappel : c’est sensiblement la même chose, puisque la MDMA est la molécule présente dans l’ecstasy, les deux se consomment juste différemment. Cette drogue-là entraîne peu de dépendance, si ce n’est que certains ne savent pas s’amuser en soirée sans y toucher (faites vous aider les gars, y’a des gens très gentils dont c’est le métier.) La MD, ou D, provoque une grande euphorie mais aussi un peu d’hallucinations, donc il vaut mieux être dans de bonnes dispositions pour en prendre. Ses effets physiques sont aussi à prendre en compte parce que dedans y’a la déshydratation (donc il faut boire beaucoup d’eau), l’augmentation du rythme cardiaque et la rétention urinaire (t’as du mal à aller pisser.) Généralement tu repères facilement les consommateurs parce qu’ils parlent beaucoup et te disent qu’ils t’aiment et te font des câlins, ils sont pas bien méchants.

Crédits photo (creative commons) : DEA

4. Les champignons hallucinogènes

Pas de dépendance pour les champis, mais des effets hallucinogènes assez forts (d’où leur nom) sur un peu tous les sens. On peut même avoir des hallucinations synesthésiques, ce qui veut dire que deux de tes sens peuvent se mélanger, tu peux voir des sons, entendre des images etc. Tout ça dure entre 3 et 6 heures, voir plus, donc à éviter le dimanche soir avant de reprendre le boulot. En plus les effets secondaires peuvent vite devenir durs à gérer : anxiété, paranoïa, accélération du rythme cardiaque, perte d’équilibre, transpiration, etc. C’est clairement pas la drogue à prendre pour aller choper en boîte (cf. mon papa qui a essayé et qui est rentré chez lui avec un extincteur en pensant que c’était une femme.)

5. Le LSD

Comme les champis, le LSD perturbe le système nerveux et provoque des hallucinations. Elles peuvent être assez puissantes, du genre vision kaléidoscopique comme on voit dans les films, et provoquer des gros délires. La descente (quand les effets commencent à s’atténuer) peut être difficile à vivre, on perd toute l’euphorie, on devient anxieux et parano. Mon père en prenait plein quand il était hippie en Californie et qu’il mettait des lunettes rondes.

Crédits photo (creative commons) : Multidisciplinary Association for Psychedelic Studies

6. Les amphétamines

En fait Amine m’a bien expliqué l’histoire de cette drogue : à la base, c’était un médicament pour aider les personnes souffrant de troubles de l’attention, de narcolepsie ou d’obésité, parce que ça a deux effets, qui sont de maintenir éveillé et de couper la faim. On peut trouver les amphét’ sous plusieurs formes, dont le speed et la méthamphétamine (la crystal meth que tu vois dans Breaking Bad.) Dans les faits, la personne qui en consomme ressentira à peu près les mêmes effets qu’avec la cocaïne, mais en plus hard et avec une dépendance beaucoup plus forte. Bref, « c’est de la merde » comme le dit si bien mon père.

7. La kétamine

A la base, la « Ké » est un anesthésiant. Selon les doses, elle peut avoir différents effets. A petite dose, elle donne un sentiment d’euphorie et de flottement. A plus forte dose, tu peux avoir l’impression de te détacher de tes sens, comme si tu n’étais pas vraiment dans ton propre corps. Puis à très forte dose, tu perds conscience (ça reste un produit pour anesthésier des gens quand même). Et quand on est vraiment anesthésié, les muscles le sont aussi, dont ceux qui font aller tes poumons, donc tu peux en crever. Mon papa qui est anesthésiste dans la Creuse m’a tout expliqué à propos de ça, c’est pour cette raison que je peux aujourd’hui livrer une expertise précise.

Crédits photo (creative commons) : Public domain

8. Le crack

Si on mélange cocaïne, ammoniaque et bicarbonate de soude, on obtient du crack. Paradoxalement, il est plus chargé en cocaïne pure que la cocaïne qui se vent habituellement, donc ses effets sont très puissants et la descente est dure pour le consommateur qui devient immédiatement dépendant. Son cerveau, son cœur et ses poumons en prennent vite un coup, il devient dépressif et constamment fatigué dès qu’il n’a pas sa dose. Oui, c’est une saloperie. La nuit tombée avec mon papa on va dans la rue pour arrêter des dealers de crack et les livrer à la police de Gotham ces gros incapables.

9. L'héroïne

Dérivée de la morphine, l’héroïne stimule les récepteurs de la dopamine et donc décuple la sensation de plaisir. Ça paraît très cool comme ça sauf que la drogue entraîne des nausées et que la descente provoque un ralentissement du rythme cardiaque qui peut parfois mener au coma ou à la mort, chose peu sympathique par ailleurs. Sur le long terme, l’héroïne détruit le cerveau et entraîne une tolérance de l’organisme, ce qui veut dire qu’il faudra des doses de plus en plus grandes pour atteindre le même effet. Moi ma seule héroïne c’est ma maman et je lui fais plein de bisous.

Crédits photo (creative commons) : Psychonaught

10. La désomorphine (drogue du crocodile)

Là on est sur une des pires drogues du monde, qui peut tuer dès la première prise et rend immédiatement accro. Trois fois moins chère et dix fois plus puissante que l’héroïne, la « krokodil » est un petit mélange d’héroïne, d’essence, de codéine, de dissolvant pour peintures et de plein d’autres trucs dégueulasses. Le truc est tellement mauvais pour l’organisme que les endroits du corps où les consommateurs se piquent se nécrosent et font des plaques sur la peau qui peuvent ressembler à des écailles de croco. On estime que l’espérance de vie d’un mec qui prend de la désomorphine est de 3 ans. C’est peu.

Allez on rappelle une dernière fois qu’il faut toujours faire attention avec la drogue et qu’il faut respecter son papa et sa maman.