1945 : la Seconde Guerre mondiale est terminée et le monde se dit qu’il ne revivra jamais une telle boucherie. Faux ! Parce que s’il y a un truc que les hommes partagent, qu’ils soient noirs, blancs, rouges, jaunes, bleus…, c’est bien la folie meurtrière et la soif de sang. Sur tous les continents et dans toutes les langues, l’humanité a été écorchée, souillée, martyrisée par quelques grands malades, dirigeants assassins et politiques diaboliques. Un top peu réjouissant, donc, mais un devoir de mémoire (ben si !).

  1. Mao Zedong – 80 millions de morts
    Le Grand Timonier arrive au pouvoir en Chine en 1949. Numéro 1 du Parti communiste chinois jusqu’à sa mort en 1976, c’est sous son « impulsion » qu’est notamment orchestrée la Révolution culturelle (1966-1976), sorte de gigantesque purge durant laquelle les sbires de Mao tuent tout ce qui dépasse de la « ligne officielle », du paysan coupable de trahison à la Révolution rouge, au professeur de Pékin qui lit trop de livres. Une décennie de carnages qui « explique » en partie le nombre vertigineux de morts imputés par les historiens à Mao.

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    Crédits photo (creative commons) : Zhang Zhenshi
  2. Staline – 30 millions de morts
    Staline, ça veut dire « l’homme d’acier » en russe (ou géorgien, on sait plus trop). Joseph Vissarionovitch Djougachvili, de son vrai nom, aurait pu choisir de s’appeler « l’homme qui tue ». De son accession au pouvoir en URSS en 1924 à sa mort en 1953, le mec a fait déporter, assassiner, affamer, massacrer, purger, défoncer… son propre peuple. Résultat : 30 millions de morts, au moins.

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    Crédits photo (creative commons) : U.S. Signal Corps photo
  3. Pol Pot – 2,5 millions de morts
    Vous aurez remarqué que l’on passe de chiffres astronomiques (80 millions pour Mao, 30 millions pour Staline) à un chiffre plus raisonnable (façon de parler évidemment) avec Pol Pot. Attention, ça n’en fait pas du dictateur cambodgien un mec tranquille. Entre 1976 et 1979, il fait tuer 25% de la population du Cambodge. Peut-être bien que même Staline aurait applaudi.

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    Crédits photo (creative commons) : Wikipedia
  4. Saddam Hussein – 2 millions de morts
    En 1979, les Irakiens et le monde voient arriver au pouvoir un mec qui semble à peu près normal. Il n’a pas l’air très fin, mais bon, on ne se doute pas encore que c’est un boucher. 23 ans plus tard, Saddam Hussein est renversé et les comptes sont faits : 2 millions de morts. Opposants en tout genre, chiites, sunnites, kurdes, chrétiens, koweïtiens, saoudiens, iraniens… Personne n’échappe à la folie de Saddam.

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    Crédits photo (creative commons) : Wikipedia
  5. Kim Il Sung – 1,6 million de morts
    Chez les Kim, la folie se transmet de père en fils, mais la médaille du plus sanguinaire revient à papa qui, entre 1948 et 1994, fait assassiner hommes, femmes, enfants… au nom de sa « révolution communiste ». Kim Il Sung restera également dans l’histoire comme l’un des spécialistes de la planification de famines. Et même le ventre vide, ça fout la gerbe.

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    Crédits photo (creative commons) : Gilad Rom
  6. Mohammed Suharto - 1,5 million de morts
    Suharto, ou "Soeharto" selon l'orthographe officielle, a procédé par étapes pour dépeupler l'Indonésie. En procédant à une épuration anti-communiste délirante à partir de 1965 au moment de prendre le pouvoir puis en évitant de faire des prisonniers lors de l'annexion du Timor Oriental. Fidèle mais brutal allié des Etats-Unis, Suharto restera pour Washington comme « A bastard, but one of our own bastards… », un salopard, mais un des nôtres.

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    Crédits photo (creative commons) : State Secretariat of the Republic of Indonesia
  7. Yakubu Gowon – 1,1 million de morts
    Patron du Nigéria entre 1966 et 1975, Gowon orchestre notamment les terribles massacres de la Guerre du Biafra, mettant par ailleurs au point les premiers plans officiels de recrutement d’enfants pour mener les combats.

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  8. Mengistu Haile Mariam – 500.000 morts
    D’abord considéré comme un « libérateur » à son accession au pouvoir en 1977 en Éthiopie, Mariam tourne très vite en dictateur assoiffé de sang. Il ne sera destitué qu’en 1991. Il est condamné à mort pour génocide (par contumace) en 2008.

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    Crédits photo (creative commons) : ??????
  9. Omar Hassan al-Bashir – 400.000 morts
    Grand patron du Soudan depuis 1989, Bashir est toujours en poste, malgré les milliers de morts dont il est responsable. On lui « doit » notamment la terrible guerre du Darfour, région dans laquelle ses milices sévissent toujours. Selon certains spécialistes, le nombre de morts dus à Bashir pourrait s’élever à 500.000 dans deux ou trois ans.

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    Crédits photo (creative commons) : Jesse B. Awal
  10. Idi Amin Dada – 300.000 morts
    Le plus fantasque, d’une certaine manière le plus rigolo (vu de l’extérieur hein…) des dictateurs africains. Arrivé au pouvoir en 1971, chassé en 1979, le dernier roi d’Écosse aura le temps d’exterminer 300.000 des siens.

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    Crédits photo (creative commons) : Archives New Zealand
  11. Fidel Castro – 90.000 morts
    Petit joueur Fidel ? Pour un petit pays comme Cuba, le nombre de morts qui lui sont imputés est vertigineux. 90.000 morts par tortures, fusillades de masse, noyades… Fidel a testé beaucoup de manières de faire du mal au peuple cubain. Et ce n’est pas fini. Des opposants meurent toujours dans les prisons castristes ou en tentant de rejoindre la Floride sur des barcasses de fortune.

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    Crédits photo (creative commons) : Antonio Milena
  12. (Mention Spéciale) Hafez al-Assad – 60.000 morts
    Le père de Bashar. Vous allez nous dire : « bon, 40.000, c’est beaucoup, mais pas tant que ça ». Oui, mais Hafez l’a fait en l’espace de 27 jours lors du massacre des Frères musulmans dans la ville d’Hama en février 1982 durant lequel 40.000 d’entre eux périrent. Ajoutez à cela d’autres massacres de populations « récalcitrantes » et vous obtenez 60.000 morts en 29 ans de pouvoir. Son fils devrait le dépasser.

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    Crédits photo (creative commons) : Government Photographer

Source et Crédit photo : Wikipedia