Vous me voyez venir, hein, à mettre que des trucs sains. Bah non, il y a des trucs sains très gais, comme le muesli, ou les rougets, ou les clémentines. Mais il y a aussi des trucs sains pas gais du tout, pas gais du tout du tout, ou pas sains, d’ailleurs, mais pas gais. Des trucs qu’on a envie de fourrer au Xanax pour mettre fin à tout ça. Il y en a.

Merci à Camille et Flora pour l’idée.

1. Les galettes de riz

On ne peut pas même faire d’onomatopée avec les galettes de riz, car le son rendu par la rencontre de leur texture et d’une mâchoire n’est pas tout à fait CRONCH ni tout à fait SPLOUF. C’est un SPROUCH détestable, forme d’explosion décevante qui éparpille façon puzzle des reliquats sans goût dans une bouche rendue immédiatement pâteuse. C’est le goût de la terre qui s’immisce dans les bronches de l’enterré vivant, c’est la fonte d’un iceberg sous le regard du phoque, c’est un disque de rien. SPROUCH.

2. Les choux de Bruxelles

MUSIQUE ! « Que c’est chou, les choux de Bruxelles, que c’est chou quand on les noie de sel pour cacher leur goût de Reggiani ! Les petits choux choux choux, les petits choux choux choux, qui poussent sur la tombe où s’enferrent les papilles, que c’est chou chou chou, que c’est chou chou chou, les petits choux choux choux qui donnent envie de mort ! »

Ceci était un message de la fédération de défense des brocolis.

Source photo : Giphy

3. Le pain azyme

Le pain azyme est le seul aliment qui donne à son mangeur l’impression d’être terré dans une cave humide pendant la Seconde guerre mondiale pour échapper à l’envahisseur nazi.

4. Le tofu

Il est fou le tofu ! Complètement DINGO le tofu !

Faute d’autres propositions, voici le futur slogan de la campagne nationale pour la promotion du tofu, dont la viralité n’atteindra pas les objectifs fixés à l’agence par le CSCT, le comité de soutien aux consommateurs de tofu.

Source photo : Giphy

5. Le colin

Il existe une foule de raisons, toutes plus valables les unes que les autres, pour se faire un filet de colin surgelé :

  • la pauvreté ;
  • le manque de goût ;
  • l’envie de plonger dans la mélancolie ;
  • le fait d’être un requin.

Dans tout autre cas, la consommation de colin est le signe d’un dérangement psychologique avancé.

6. Les chips allégées (en goût)

Pour l’apéro, avec le vin bio, avec les rillettes de soja et un album d’Hélène Segara, les chips allégées, pour bien s’amuser, pour sa dernière soirée avant de passer à l’acte, et d’ouvrir la boîte, la boîte de Lexomil pour en prendre mille et arrêter de viiiiiiiiivre !

Source photo : Giphy

7. Le konjac

Tubercule japonais à faible apport calorique, le konjac est synonyme, d’après le très sérieux dictionnaire des aliments modernes, de dépression. Exemple : « Je m’inquiète pour Thomas. Il parle très souvent de konjac dans ses tops. J’ai peur que ce soit sérieux. »

8. Les yaourts natures nature

Le yaourt nature se présente comme un réceptacle à sucre. Dans le cas où ledit sucre ferait défaut à la recette, le yaourt nature se transforme en coquille vide, réceptacle à rien, enveloppe traînant sa mélancolie blanchâtre et son vague à l’âme sur une table à manger qui ne connaît plus la joie, qui n’a plus envie de rien, une table à manger où l’on se laisse mourir de faim.

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9. Les endives

Idée recette : des endives au jambon sans endives. C’est une manière de revisiter un plat traditionnel en y adjoignant une petite touche qui lui manquait : le plaisir.

10. Le son d'avoine

Le son d’avoine produit un son, en particulier (sisi, écoutez, je vous promets) : AU SECOURS.

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11. Les bretzels

Le classement de l’Organisation mondiale des trucs à grignoter en buvant une bière est évocateur :

  • 1 Le pop-corn
  • 2 Les chips
  • 3 Les olives
  • 4 Les cacahuètes
  • 5 Le mélange de machins pas très bon
  • (…)
  • 1500 Les bretzels.

Ca donne presque envie de ne plus boire de bière, les bretzels.

12. Le panais

Idée recette pour amis qu’on ne veut plus voir : un risotto au panais. Une manière comme une autre de dire aux gens qu’on ne les aime pas.

13. Le râpé

Rajouter du râpé dans ses plats, c’est triste. Mais utiliser le terme râpé, c’est encore plus triste. « Passe-moi le râpé », le préalable à une discussion très sérieuse sur l’avenir de son couple, si l’on est en couple, ou de sa vie, si l’on est tout seul.

Source photo : Giphy

14. Le steak de soja

J’arrive même pas à en parler tellement ça me fout les larmes aux yeux, cette histoire de steaks de soja aromatisés à la tomate.

15. Les noix

« Tu veux une noix ? » « Tu me passes le casse-noix, plutôt ? Je vais mettre fin à mes jours. »

A mon dernier repas, il y aura un steak de soja et des noix au miel.


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